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 [Magazine] Der Spiegel n° 39/14 (Allemagne)

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MessageSujet: [Magazine] Der Spiegel n° 39/14 (Allemagne)   Septembre 30th 2014, 2:00 pm



Der Spiegel n° 39/14 (Allemagne) – Embrasse-moi

Pop Ils étaient des stars adolescents venant d'un village près de Magdeburg. Devenus de méga-stars, ils ont fui à Los Angeles. Et maintenant ?

Photo : Bill Kaulitz, chanteur de Tokio Hotel, lors d'un tournage à Los Angeles.

Bill embrasse. Sujet, verbe. Une phrase simple, mais la chose elle-même est plus compliquée. « Je n'ai encore jamais embrassé quelqu'un devant la caméra », dit Bill, « je suis très timide. »

Première scène du tournage, à Los Angeles, de la vidéo du nouveau single de Tokio Hotel : Bill Kaulitz est assis au milieu du canapé, à droite la brune, à gauche la blonde, derrière lui la rousse et autour d'eux, des personnes jeunes, belles et à moitié nues, toutes enlacées et s'embrassant.

Deuxième scène : Bill marche le long d'un couloir, se fraye un passage entre deux femmes qui s'embrassent et en prend une avec lui ; autour d'eux, des personnes jeunes, belles et à moitié nues, toutes enlacées et s'embrassant.

Troisième scène : pareille aux deux premières.

Avant la quatrième scène, Bill est assis sur la chaise du réalisateur et explique à quel point c'était bizarre au début, et il fait état de ce choc : il vient d'en avoir une qui utilisait beaucoup sa langue et l'a « en quelque sorte violé de la langue ». Mais il s'y est à présent habitué : « Mes blocages et inhibitions sont tombés. »

Bill porte un pantalon étroit et des bretelles, son torse est nu. Il se trouve devant la piscine vide d'un vieil hôtel, la pierre s'effrite et la peinture s'écaille ; ici ont eu lieu des compétitions olympiques en 1932. À présent, pour la quatrième scène, les belles jeunes femmes à moitié nues se sont rassemblées au fond de la piscine et s'enlacent. Bill les observe et dit : il faudrait un peu plus de peau, et on devrait aussi voir quelques poitrines.

« Love Who Loves You Back », c'est ainsi que s'intitule la chanson dont la vidéo est en train d'être tournée, et « Love Who Loves You Back » est la vidéo avec laquelle Tokio Hotel va faire son grand retour : leur nouvel album, « Kings of Suburbia », sort la semaine prochaine.

Ils sont maintenant au milieu de la vingtaine et sont en quelque sorte des vétérans. Le communiqué de presse de leur maison de disques présente Tokio Hotel comme des héros courageux, qui savent que, dans ce milieu, on ne peut pas disparaitre cinq mois, encore moins cinq ans. Mais d'autres lois sont d'application pour Tokio Hotel. Ils auraient déjà conquis le monde une fois ; ils vont à présent recommencer. Avec de la musique qui est à 100% Tokio Hotel, et dont ils ont d'ailleurs produit eux-mêmes la majorité.

Ce que l'on remarque immédiatement : Tokio Hotel ne sonne pas comme Tokio Hotel. Tokio Hotel était auparavant de la pop-rock allemande, c'est maintenant surtout de la pop, uniquement en anglais, avec au milieu une ballade où l'on entend Tom au piano et Bill à la voix inhabituellement haut-perchée. Le reste vient de cette culture internationale des clubs et soirées, électronique, très soigné et dansant.

Cette chanson ne prend pas l'amour trop au sérieux, nous dit Bill lors d'une pause dans le tournage de « Love Who Loves You Back » : « On devrait parfois juste prendre ce dont on a besoin, ça ne doit pas toujours être le grand amour. Personne n'aime être seul : prends simplement la personne qui t'aime également. Mais je crois quand même au grand amour ! »

Les Tokio Hotel sont les méga-stars d'Allemagne. Ils ont vendu sept millions de CDs dans le monde entier, ont été récompensés par des disques de platine dans 68 pays, 500 000 personnes sont venues à leur concert au pied de la tour Eiffel en 2007. On ne peut pas dire qu'ils étaient uniquement détestés en Allemagne, mais il semblerait qu'ils étaient autant détestés qu'adulés. Il y a quatre ans, Bill et son frère jumeau Tom ont déménagé à Los Angeles. « Nous avons fui », dit Bill, « nous sommes simplement partis. » Ils vivaient à l'époque dans une villa à Hambourg, une « belle prison ». Sécurité 24 heures/24, une clôture protégeant des regards, sans cesse des personnes devant la porte. Quand ils sortaient, ils étaient en général protégés à l'intérieur d'un périmètre de sécurité, « comme au zoo », entourés de gens qui les observaient et les prenaient en photo. Après avoir fêté leur 21e anniversaire, ils sont rentrés chez eux pour découvrir que l'on avait fouillé dans leurs sous-vêtements et leurs photos. « Je me suis senti comme violé », dit Bill. « Je me suis même effondré au sol, la maison me semblait tellement étrangère », ajoute Tom. Après ce cambriolage, ils n'ont plus passé une seule nuit dans la villa. Ils ont vécu quatre semaines dans le Grand Hotel Heiligendamm avant de prendre un jet privé pour Los Angeles.

Ils voulaient faire une pause, et ne plus être suivis en permanence par les médias. Par les journalistes qui écrivent à propos de Bill des phrases comme : « Les joues creuses, ses bijoux en or cliquettent sur sa poitrine de poulet. Ses bras maigres tatoués dépassent de sa veste en cuir, sa casquette enfoncée profondément sur son visage couvert de piercings. » Et : « Tom semble au moins heureux dans ses vieux vêtements ¬– et a plus de peau sur les os. »

L'apparence, c'est autour de ça que tout à toujours tourné ; pas un article sur Tokio Hotel ne paraît sans ces mots : « Aliens », « marginal », « être androgyne », « mangas ». Et toujours les mêmes questions : Bill est-il homosexuel ? Anorexique ? C'est souvent l'apparence d'une star qui lui permet d'accéder au rang de méga-star. Sur leurs photos d'enfance, on peut voir Lady Gaga et Madonna bien coiffées, arborant un serre-tête et un regard doux et innocent ; elles sont plus tard devenues des icônes artistiques. Les Tokio Hotel n'ont même pas dû subir de transformation ; ils ressemblaient déjà à des stars alors qu'ils habitaient encore le long de l'Ohre à Loitsche (700 habitants), près de Magdeburg.

À neuf ans, Bill s'est teint les cheveux et a commencé à se maquiller les yeux en noir, et Tom a commencé à porter des dreadlocks ; leurs camarades de classe se retournaient sur eux et les professeurs se fâchaient : on ne vient pas en cours comme ça. Bill a expliqué il y a quelques années dans un documentaire que, si les gens ne parlaient pas de lui, c'était pire que s'ils disaient quelque chose.

Les frères ont écrit leurs premières chansons à l'école primaire, se sont produits dans les fêtes de village et se sont appelés Black Question Mark. Puis sont arrivés Gustav, le batteur, et Georg, le bassiste, et ils se sont appelés Devilish, car un journal local avait fait l'éloge de leur son de guitare « d'enfer ». Bill a tenté sa chance dans l'émission « Star Search » et a vite été éliminé, mais un producteur est venu voir le groupe alors qu'ils jouaient à Gröninger Bad. Deux ans plus tard, ils ont signé un contrat chez Universal, et Bravo leur a permis de se faire connaître, d'après le New York Times. Leur premier single s'intitulait « Durch den Monsun », d'abord un succès en Europe, puis en Amérique du Nord, où un journaliste les a comparés à Nena, puis aux Beatles. Ils ont raflé un prix après l'autre, et lorsqu'ils trinquent à ce sujet, comme on peut le voir encore aujourd'hui sur leur chaîne Youtube, ils s'exclament « À nous ! ».

À 18 ans, comme on peut également le voir dans une vidéo, Bill ne savait plus comment c'était d'aller dans un supermarché. Il y est donc allé avec son équipe lors d'un voyage aux Etats-Unis, et a été filmé alors qu'il parcourt les allées, cherche du désodorisant pour WC et du papier toilette, achète des sucreries et n'arrive pas à comprendre comment payer, car il doit scanner lui-même ses articles : « Hey, les gars, c'est révolutionnaire ! Pas de caissiers qui te font chier ? C'est génial ! »

Ils sont devenus des stars alors qu'ils étaient adolescents, mais n'ont jamais été les stars adolescentes typiques. Ils n'étaient pas des marionnettes, pas comme Britney Spears, qui a dû se raser la tête pour montrer qu'elle prend ses propres décisions ! Au contraire, ils avaient leur son propre. Leur image, leurs textes : toujours rebelles – nous nous évadons. Un profil clair (des marginaux), une fan-base définie (les enfants aiment aussi la pop), des messages clairs (sois toi-même, profite de chaque seconde, vis ton rêve) – un succès immense.

Et maintenant, comment ont-ils évolué, si loin de l'Allemagne ? Sont-ils devenus adultes ? Deux jours après le tournage de la vidéo, ils donnent une interview, à quatre pour la première fois depuis longtemps. Lieu de rendez-vous : SoHo House, un club exclusif sur le Sunset Boulevard, à West Hollywood. Bill et Tom sont membres de toutes les maisons SoHo dans le monde entier, ce qui leur coûte 1400 dollars par an. Pour les plus de 27 ans : 2800 dollars.

« J'aime les clubs qui nécessitent un abonnement, on n'y est pas dérangé », dit Tom.
« J'aime le fait qu'on ne peut pas faire de photos ici : on entre dans le parking souterrain, on monte directement, pas besoin de passer par la rue. On peut donc bien se cacher ici », dit Bill.

Gustav trouve cela génial que les choses reprennent avec Tokio Hotel. Et Georg a l'impression que ça ne fait que deux jours qu'ils ont arrêté. Ils boivent du thé glacé.

L'apparence, on ne peut pas y échapper ; et le classement en fonction de celui qui se fait le plus remarquer n'a pas changé. Georg (pantalon noir, t-shirt blanc), Gustav (short en jeans), Tom (jeans baggy, sweat-shirt blanc à trous), Bill (tout en beige : des chaussures hautes Buffalos, un pantalon à plis, un t-shirt moulant transparent et des bretelles).

Ce sont surtout Bill et Tom qui parlent, comme les mots leur viennent, et Tom intercale parfois ses fameuses phrases, souvent dignes d'un adolescent, qui font rire les autres : « Je pourrais m'imaginer faire autre chose, par exemple star du porno, où l'on peut dessiner un peu, justement avec un autre pinceau. »

Lorsqu'ils ont fui à Los Angeles, explique Bill, il ne pouvait plus entendre le nom Tokio Hotel : « Nous avions perdu l'envie, nous étions épuisés, nous n'avions plus rien à raconter. Je savais que, si on ne faisait pas ce pas-là, le prochain album serait de la merde. »

Est-ce que cela aurait signifié la fin du groupe ?

« Je crois qu'on l'aurait mal fait et que ça aurait entraîné des tensions. Je ne voulais pas un album qui est juste bien. C'est mieux de faire une pause puis de sortir quelque chose de génial. La plupart des gens nous l'ont déconseillé ; ils pensaient que ce serait un suicide pour notre carrière. Mais ça nous était égal. »

Ils voulaient enfin pouvoir vivre : ils ont aménagé leur maison, acheté des casseroles, rempli eux-mêmes leur frigo, sont allés à la plage, ont promené leurs chiens, cherché un café chez Starbucks, sont allés au cinéma. En Allemagne, quand ils voulaient aller au cinéma, c'était différent, raconte Bill : « J'appelais notre assistant, qui contactait la sécurité et ils planifiaient tout. Quand on voulait voir un film, on devait louer tout un cinéma. Les plus petites choses prenaient des proportions énormes. »

Pour leur 20e anniversaire, ils avaient loué le parc Heide à Soltau et étaient passés en voiture d'une montagne russe à l'autre. À présent, pour leur 25e anniversaire, début septembre, ils ont passé deux jours avec des amis à Palm Springs : Bill a trouvé l'hôtel, cinq étoiles et spa, sur Internet, et a fait la réservation à son nom.

Mais cette « nouvelle vie » était aussi étrange : alors que Bill avait besoin d'un numéro de sécurité sociale, il s'est trouvé face à une longue file d'attente à l'administration : « Je dois attendre avec tout le monde ? Mon assistant ne pourrait pas le faire ? »

Tom explique qu'il s'est pour la première fois « lié » à des gens. Il a maintenant des connaissances avec lesquelles il passe ses soirées et va boire un verre, ce qui n'était pas possible avant. Mais les relations sociales sont un peu bizarres, ajoute Tom. Lui et Bill sont incapables d'avoir des conversations légères et de parler de la pluie et du beau temps ; ils ne l'ont jamais appris car ils ont toujours été protégés du monde extérieur. Lorsqu'ils rencontrent de nouvelles personnes, ils restent souvent à côté, ne disant rien. « Et qu'est-ce que vous faites ? » – « De la musique. » Pour le reste, il faut toujours leur tirer les vers du nez, explique Bill, « tout le monde pense qu'on est super bizarres. »

Dans cette « nouvelle vie », ils ont finalement retrouvé de la nouvelle musique. Ce n'est plus la musique d'un groupe allemand qui est parti à Los Angeles. C'est la musique de musiciens qui vivent à Los Angeles. Notre inspiration, dit Bill, a été la « vie nocturne, la vie en soi, les sorties, la liberté, ce qui est important, ce qui ne l'est pas, et ce sentiment : nous faisons ce que nous voulons. »

Ils ont beaucoup fait la fête, peut-être parce que, pour la première fois, ils le pouvaient réellement. « Personne ne me reconnaissait », dit Bill. « Je pouvais disparaitre dans les clubs, même parfois tomber, ressortir complètement bourré, sans avoir peur d'être photographié. » Leurs séances de studio étaient à moitié des fêtes également ; dans une maison dans les Hollywood Hills, où ils organisaient des soirées et faisaient de la musique à côté, souvent « épuisés, parfois bourrés, jusqu'au lever du soleil. »

Bill avoue qu'il ne s'est jamais senti aussi libre qu'à Los Angeles : « C'est le maximum, il est presque impossible d'être plus libre dans l'état actuel des choses, sauf si j'allais en Inde. » Tom ajoute : « Oui, on va faire ça aussi. » Bill : « Juste avec un sac à dos. » Tom : « Avant ça, je vendrais tout ce que je possède. » Bill : « Ça serait une vraie aventure. » Tom : « Ça serait quelque chose de complètement différent, que je n'ai encore jamais vécu. Je ne veux pas non plus avoir trop d'argent sur moi, sinon – je me connais – j'irais tout de suite dans un hôtel et passerait à côté de cette formidable expérience. »

Il n'y a cependant pas encore de projet concret à ce sujet. Début octobre, une apparition dans « Wetten, dass... ? » est prévue, pour laquelle ils reviennent en Allemagne. Mais on peut se demander ce qu'ils viennent encore faire ici.
Traduction par *Elena*

_________________
Cause in the end everything is okay.

 
Ah ! la fatalité d'être une âme candide
En ce monde menteur, flétri, blasé, pervers,
D'avoir une âme ainsi qu'une neige aux hivers
Que jamais ne souilla la volupté sordide !

D'avoir une âme douce et mystiquement tendre,
Et cependant, toujours, de tous les maux souffrir,
Dans le regret de vivre et l'effroi de mourir,
Et d'espérer, de croire... et de toujours attendre !


De son asile de silence, E.N.
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