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 [magazine]taz.de

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th-bill-kaulitz
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MessageSujet: [magazine]taz.de   Janvier 2nd 2010, 3:48 pm

Le journaliste J.Lottman à propos de TH
Source : http://www.taz.de/download/Lottmann_Borderlinebuch.pdf

23 septembre 2007. En dehors de Magdebourg – Pourquoi les Tokio Hotel sont les nouveaux Beatles

Au commencement, il y a eu les préjugés. Ils entouraient leurs yeux de khôl et ressemblaient à des personnages de mangas (Tokio Hotel). Ils n'étaient que des coiffures de champignons et les mots « Yeah, yeah, yeah » (Beatles). Ils sont juste dirigés par des managers intelligents (les deux groupes). Entre-temps, nous avons appris une chose : on ne peut pas parler de « bêtise » à propos de tels phénomènes de l'histoire de la musique.

Bill Kaulitz, 16 ans, le chanteur très mignon et parolier du groupe, a le visage parfait – il peut l'utiliser comme moyen d'atteindre son objectif. Et manifestement, ils peuvent hypnotiser les foules et emporter les gens. Comme toute vraie superstar, il a quelque chose qui déclenche instantanément l'hystérie. Personne ne l'a changé. A neuf ans, il était déjà comme il se présente aujourd'hui devant nous. Il existe des photos qui le prouvent. On y voit les deux frères âgés de neuf ans qui ont l'air de miniatures du groupe Tokio Hotel actuel, sur une scène de bois à Magdebourg, avec les mêmes coiffures, les cheveux teints en noir, des guitares pour enfants ; l'un a les yeux cerclés de khôl noir, l'autre est blond et porte une casquette. Aucun manager en vue. Son frère jumeau Tom Kaulitz n'est pas moche lui non plus. Il a naturellement le même visage. Mais comme très souvent pour les jumeaux, ils sont identiques et opposés en même temps. Chez les frères du groupe Oasis, ceci se marque par des disputes légendaires. Tom s'habille totalement différemment, n'est pas aussi maniéré, il a au contraire l'air plus raisonnable. Sur scène, il se soucie que le son soit bon ; sur le frère Bill, leader excentrique et pôle d'attraction du groupe, il grimpe comme une championne olympique ukrainienne. L'avis des autres n'atteint absolument pas le frère. Ils sont certes jeunes, mais ils sont tout sauf inexpérimentés. Du moins Bill a été un enfant prodige classique, et il le savait. Comme Mozart, il a écrit ses premières chansons à l'âge de sept ans. Il a un vrai talent lyrique. Dans dix ans, on parlera de lui en tant que grand parolier.

Comment est-ce seulement possible que les médias fassent encore comme si les Tokio Hotel étaient un de ces boys-band insignifiants qui ont été conçus par des hommes âgés tels que Dieter Bohlen ? Ne remarquent-ils pas qu'un mouvement de masse a été créé ici ? Que des filles par milliers tombent dans les pommes – comme pour les Beatles – pendant que chez les boys-band, seul le play-back est en marche ? Tokio Hotel a créé le premier vrai mouvement de jeunesse de ces dix dernières années. Tout de même, voici une chose que les journaux remarquent déjà maintenant : le jeune groupe attire les lecteurs. Le journal BILD a récemment rapporté dans un grand article que les Tokio Hotel se seraient rendus à un concert de Robbie Williams. En tant que spectateurs. Et ils se seraient ennuyés. Avec cela, une grande photo montrant les frères Kaulitz qui s'ennuient. Pour le grand Robbie, il n'y qu'une petite photo sur le côté. Depuis longtemps, personne de raisonnable ne s'y intéresse, nous disons : une personne s'intéresse plus aux chanteurs sans âmes qui durent comme Williams, Britney Spears et Cie, à propos desquelles Tom porte un jugement totalement légitime. Il dit que toute personne qui n'écrit pas ses chansons lui-même n'est pas une vraie star, mais un interprète. Tous ceux qui ont vu Williams sur scène ont souhaité que le vieux Elvis revienne.

Depuis l'invention des supports sonores, aucun autre groupe n'a vendu autant de places de concert en Allemagne qu'eux. Les critiques disent que ça ne tient qu'au management du groupe qui veut se faire le plus d'argent possible sur le dos de la Tokio-Mania ; et qu'en cette époque où le piratage règne, seules les ventes de places de concert comptent [Ndlt : Sous-entendu : ils font pleins de concerts car les disques ne se vendent plus]. C'est faux ! Les garçons sont en effet avides de concerts. Ils n'en ont jamais assez. Car être en contact avec leurs fans est ce qu'ils préfèrent.

Il n'y a plus de question à poser sur ce qu'ils ont vécu sur scène. Entre chaque chanson, Bill discute avec les fans. Il les sollicite, il leur parle de lui, les fait monter sur scène, les fait chanter avec lui, c'est l'homme le plus heureux du monde. Et il parle toujours avec une voix euphorique, dans une langue que seule la jeunesse comprend. Et c'est ainsi qu'il chante aussi. Quand il chante, le mot 'anders' se transforme en 'andaas', 'nicht' devient 'nich', 'beschissen' devient 'beshissn', et ainsi de suite. Personne ne peut me dire qu'un manager a déjà pensé à ça ! Pour ce premier album, Bill chantait alors qu'il n'avait que 13 ans – sa voix n'avait donc pas encore mué ! Il s'agissait ainsi du premier CD de Pop chanté par des enfants. Cela explique l'affinité qu'ont la majorité des fans pré-pubères pour leurs idoles.

Bien sûr, il n'y a pas que ça. Les textes ne sont pas que du blabla fantastique chanté en anglais, ils sont plutôt poignants, sérieux, et parlent de choses graves qui peuvent aller jusqu'à la nostalgie du suicide : « Wenn nichts mehr geht, werd' ich dein Engel sein... » Le jour le plus grave d'une vie n'est plus quand « ma femme s'est faite baiser par un autre », mais quand les parents se séparent. C'est ce qui est crié ici, et les rappeurs dévoilés par « Star Search » ont l'air de gros idiots en comparaison. C'est d'ailleurs le cas. Je peux dire tout cela, car j'ai creusé pendant sept heures et demie, j'ai cherché à parler au groupe pendant six semaines, je les ai ensuite appelés, je les ai observés de plus près, j'ai réfléchi, j'ai appris à connaître quelques unes de leurs groupies, et à la fin, j'ai vécu un de leur concert avec 18.000 fans et ma nièce Hase. Hase m'y a amené. Ce fut difficile, surtout avec ces cris perçants des fans, ces cris venant de toute la foule au début du concert, le niveau sonore de ces cris qui ont changé quand Bill Kaulitz est arrivé sur scène, aucun mot ne pourrait décrire ceci. Les femmes crient de la même manière dans les films, quand King King s'approche d'elles. Ou alors quand des rongeurs s'approchent d'elles, je ne sais plus trop...

Bill est aussi un fan de Nena. Qui de ces rockstars établies comme par exemple 'Juli', 'Silbermond' ou 'Wir sind Helden' dirait une chose pareille ? Au maximum Judith Holofernes, l'autre grosse pointure quand il s'agit d'écriture de paroles. Bill s'est lié d'amitié avec elle. Tom dit au SPIEGEL : « Quand Bill et Judith se rencontrent, où que ce soit, comme par exemple à cette cérémonie de remise de prix, les 'Echo', alors ils rigolent ensemble pendant des heures. » Bill aime bien Judith, mais il vénère Nena. Et il la vénère tellement qu'il imite sa coiffure, ses vêtements, et sa démarche. Mais il n'ose pas l'appeler. Bill est-il boulimique ? Hésite-t-il à garder un corps d'enfant en étant anorexique afin de rester proche de ses fans ? Non, non, que de commérages. Les garçons mangent tout avec appétit, tout ce qu'on leur sert sur un buffet. Mais pourquoi n'ont-ils pas de copine ? « Nous n'avons pas de copine ! » disent-il a l'unisson, plusieurs fois par jour, quand la presse aborde le sujet. Oui, pourquoi ? N'est-ce pas bizarre ? Ca doit l'être ? N'y a-t-il par quelque chose qui se cache derrière tout ça ? Le journal BILD écrit « Les Tokio Hotel pervertissent-ils nos filles ? ». La vérité est double. Premièrement : les fans féminines, bien qu'elles n'aient pas toutes atteint la puberté, jettent leur sous-vêtements sur scène. Par millier elles crient : « Nous voulons voir vos pénis ! » Et chantent ensuite les chansons avec Bill, ce qui sonne vraiment comme si 10.000 enfants chantaient sans faute 'Alle Vögel sind schon da' [Ndlt : C'est une chanson pour enfants.] Le grand paradoxe réside dans le fait que la majeure partie de ces filles sont accompagnées de leurs parents ! L'Allemagne est maintenant devenue le pays des parents aimants. Ainsi que celui des parents célibataires aimants. Les pères divorcés regardent les mères strictes des autres enfants alors que ceux-ci sont sur scène. Mais deuxièmement : actuellement, les frères Kaulitz sont célibataires, mais c'est un hasard. Bill a déjà eu des copines, et Tom préfère les relations d'une nuit. Bill, le charismatique, croit dur comme fer au véritable amour, à la fille que le destin lui amènera. Certes, il aime bien parler avec les fans, il aime bien les gens, mais il ne va pas jusqu'aux relations sexuelles. Les deux autres garçons, Georg et Gustav, ont des groupies normales. Mais eux, ces garçons si normaux, ne jouent que les rôles de Ringo Star et George Harrison. Ils étaient là depuis le début, et c'est pourquoi ils seront là jusqu'à la fin. Les quatre garçons sont de vrais amis, les managers ne comprendront jamais une telle chose. Ce sont les nouveaux Beatles ? Est-ce vraiment possible, environ 40 ans après ? Les experts confirment la thèse. [... Passage un peu technique que je ne comprends pas trop trop, où sont comparés les chansons de Tokio Hotel et celles des Beatles ...]


>>>> TEXTE ORIGINAL.
Glückaufkampfbahn Geselkirchen, troisième jour après la fin de la WM-Mania, l'équipe allemande a quitté les lieux. Les gens sont partis ailleurs, encore plus grognons qu'auparavant, ils rangent les drapeaux, ils pestent contre les politiciens. Mais ici, à Schalke, le football est présent toute l'année. La religion du football allemand s'est créée dans ce stade, dans lequel les Tokio Hotel vont jouer aujourd'hui ; une religion tout à fait différente. Le point commun de ces religions : les cris. Seulement, le fan de football ne crie que lorsqu'un but est marqué, parfois après le match quand le score est de 1-0. Les fans de Bill Kaulitz, le chanteur charismatique du groupe, crient tout le temps. Beaucoup d'heures avant le concert, pendant celui-ci, et aussi quand les garçons sont dans leurs lits. Et leurs cris sont plus aigus, et plus bruyants. Pour eux, le but est permanant.

Une minute, Odonkor passe au centre, Klose tire, et but, but, but. Le bruit aussi est différent. Les cris des fans ne sont pas modulés, ni féminins, ni masculins, ils ne viennent pas d'un corps humain, mais plutôt de la folie. Les femmes crient de cette manière quand elles sont devant King Kong. Ou alors devant des rongeurs, quand vient le tsunami.
Ici, le tsunami se nomme Tokio Hotel. Dans le stade, des centaines de mètres remplis de ravages, de sacs à dos laissés à terre, des couvertures, des milliers de boîtes de nourriture, les dernières affaires de personnes qui ont veillé toute la nuit, pour être le plus proche du groupe possible. 38.000 personnes dans le légendaire ancien stade du FC Schalke 04. Les places pour le concert ont toutes été vendues, il ne reste plus rien. Jamais les Tokio Hotel n'avaient joué devant autant de personnes.
Etonnant, car les garçons ont sorti un CD, et il y a presque un an de cela. Depuis, ils ont sorti quelques chansons en single, qui ont toutes figuré dans les charts allemands. Au milieu du mois d'août, un nouveau CD devrait faire son apparition. Par la grâce de Dieu.

Les garçons ont eu du mal à réaliser que les concerts marchent si bien. Ils ont pris d'assaut l'Allemagne avec une tournée sans précédent. Ceux qui n'aiment pas leur musique doivent aujourd'hui avouer que leurs performances sur scène font de l'ombre à tout ce qui a pu être construit depuis les Beatles en 1964. C'est une des choses qui les différencient de ces groupes conçus grâce à des castings.

Tokio Hotel est la réponse à une industrie de culture jeune plutôt inculte, qui a été faite par tous les vieilles personnes et qui n'a qu'une chose à voir avec la réalité des jeunes d'aujourd'hui : que les parents paient. Pour les sonneries de téléphone, les souris Diddle, les CD de Madonna, les concerts, les consoles de jeu, les stars en plastique comme LaFee, les exploitations de « Deutschland Sucht den Superstar », et autres produits commerciaux, les foyers allemands donnent les milliards. Mais les jeunes ne crient que pour Tokio Hotel.

Les jeunes se fabriquent eux-mêmes leurs vêtements Visual Key – un mouvement japonais. Comme Kaulitz et Cie écrivent eux-mêmes leurs hits. Ils font de la musique depuis qu'ils ont sept ans. Le déclencheur fut la séparation des parents. Toute cette histoire a l'air d'un conte, en mieux. Il y a des photos du groupe alors qu'ils avaient 9 ans, où on les voit sur scène, avec les mêmes coiffures, des vêtements J-Pop, en mouvement. Ils sont sûrement tombés du ciel. Les parents n'y sont pour rien. Ils n'ont aucun contact avec leur père biologique, idem avec leur belle-mère. Aucun manager de l'ancienne RDA n'a encore entendu parler de la J-Pop, ou encore Japan-Pop : on la découvrira dès 2008 dans les grandes villes de l'Ouest. Et la rubrique culture de SPIEGEL la découvrira dès 2010. Et le journal DIE ZEIT en 2015. Nous vivons vraiment dans un pays peuplé de zombies de la culture...

La haine envers l'industrie des loisirs établie qui se développe est bien sûr énorme. De nouveaux groupes éphémères sont jetés précipitamment sur le marché, et doivent tous avoir du succès. Mais ils ne peuvent pas faire de concerts. Et même s'ils le faisaient, ils auraient besoin de premières parties, de présentateurs, de machines pour le play-back, de vidéos pornos soft sur les écrans, etc. Qu'y avait-il durant l'heure précédant le concert de Tokio Hotel ? Du Nirvana. Ils ont passé du Nirvana avant que le groupe n'arrive. Voici leur présentation. Ainsi, ils s'y mesurent.
Ils n'avaient pas peur avant le concert.
L'Allemagne est (devenu) le pays des parents aimants. La plupart des spectateurs sont encore trop jeunes pour 22 heures, et ainsi, les nouveaux pères allemands les accompagnent et regardent les autres mères divorcées strictes des autres enfants.

Depuis une éternité, le conflit juré intergénérationnel n'existe plus, pour dire vrai, depuis que les familles ne restent plus ensemble à vie. Et les reflux de haschich dans le stade ne viennent pas des plus jeunes. Les cris disant « Wow, c'est Woodstock » alors qu'il commence à pleuvoir non plus. Le grand été du football allemand prend fin en Californie.

Le concert est retransmis en live sur la chaîne WDR, c'est bien sûr encore une fois un coup particulier. L'ambiance est géniale. Les cris – et c'est vraiment surprenant que ça puisse arriver – sont dix fois plus intenses quand Bill Kaulitz apparaît. Ce nouveau cri comprend tout l'énervement hystérique, saisit aussi les moins sensibles, de la tête au pied. Une marée de personnes, des mains levées, un champ de céréales estival qui fait rage sous le soleil au zénith. Tout le concert est très interactif. Comme les projecteurs qui éclairent toujours le public, et bien sûr les caméras qui transmettent tout sur les écrans, ainsi, après chaque chanson, Kaulitz parle avec le public, va vers eux, les fait monter sur scène, les laisse chanter avec lui. Il faut en fait dire que le public chante toutes les chansons avec lui. Après une année d'attente, tous les enfants connaissent au moins les refrains. Avec effroi, certains se souviennent des silences gênés ou des bafouillages des présumées grandes rockstars, notamment Bob Dylan, qui obtenait à peine une syllabe entre ses chansons. Kaulitz :
« Si vous pensez que ce qu'il se passe ici n'est pas quelque chose de particulier pour nous, alors vous vous trompez ! Nous n'avons encore jamais joué devant tant de gens ! »
Un peu après, il relativise : à Magdebourg, le public se composerait de 75.000 personnes, mais cette ville est aussi presque leur ville natale. Voilà comment il finit la chanson suivante :
« Ca ne va pas toujours bien pour tout le monde, surtout quand on n'a ensuite personne à qui parler. Mais il y a des choses encore pires. Par exemple, quand les parents se séparent. Cela nous est arrivé. La prochaine chanson parle de ça, nous avions neuf ans... »
En comparaison : Même 50 Cent n'a réussi qu'à prononcer « La prochaine chanson... euh... euh... s'appelle... euh... Against my will... euh... », et encore.
Ou alors Bon Jovi ! Qui se souvient encore de Bon Jovi ? Ou des Guns'n'Roses ?! A côté de ça, c'était du football à la Günter Netzer. Même Mick Jagger ne ferait que gigoter, marchant sur la scène de droite à gauche, et aurait l'air d'un élan blessé en comparaison avec l'être de l'air Bill Kaulitz, qui a l'air de peser autant qu'une plume. Et qui n'a pas honte de dire que son modèle est Nena. Il la vénère depuis qu'il a entendu « Nur Geträumt », à 7 ans.

Depuis qu'il a sept ans, son frère jumeau Tom n'écoute que du hip-hop, ce qui ne l'empêche pas d'accepter l'admiration que Bill éprouve pour Nena. Il la trouve bien. De toute façon, leurs chansons seront différentes de celles de Nena. Par exemple, Georg est un enfant élevé avec les Beatles. Son père ne lui passait que ça. Et il aime son père.

Mais Bill aime Nena. Il essaie même de lui ressembler. Il a déjà adopté sa coiffure. Et même leurs visages sont plus ou moins identiques. Avec une différence : Bill a un visage parfait. Toute future star hollywoodienne serait chanceuse d'avoir un tel visage. En comparaison, Keira Knightley a l'air ratatinée. Cameron Diaz a l'air d'une boxeuse qui vient de perdre un match. Il n'y a que Liz Taylor qui avait un visage d'une telle perfection, cette force d'expression. Et avec ce visage, Kaulitz peut, à notre époque où la technologie règne, communiquer et propager une aura qui n'existait pas avant.

Le journal DER SPIESSER poserait encore la même question : est-il gay alors, ce chanteur si distingué ? Non, il est aussi peu gay que l'étaient toutes les popstars qui l'ont précédé, que David Bowie il y a 20 ans, que Marc Bolan il y a 30 ans, ou que Mick Jagger il y a 40 ans. Mais ça ne s'arrête pas à ça chez Bill Kaulitz. Car il n'est pas une autre popstar. Il est, sexuellement parlant, la nouvelle popstar. Il est du même sexe que des millions d'enfants seuls. D'autres générations de sociologues nous dirons ce que cela signifie.

Pour l'instant : les quatre garçons de Tokio Hotel n'ont pas de copine. Leur petite amie est la guitare. Ils passent leurs journées en studio, à enregistrer et composer de nouvelles chansons. Après le concert, deux merveilleuses groupies mineures sont malgré tout conduites vers les coulisses. De gros agents de sécurité prennent les deux starlettes, les amènent comme deux prisonnières vers la frontière stricte du coin privé VIP, que tous les autres franchissent avec seulement trois (!) pass. La presse ne saura jamais ce que Bill et Tom auront fait avec elle ; il est juste certain qu'elles n'ont pas été autorisées à rester pour le petit-déjeuner.

Le concert fait rage. Alors que les Beatles s'arrêtaient au bout de 40 minutes (c'est aussi parce que la plupart des fans étaient au bord de l'évanouissement), les Tokio Hotel continuent. Les secours interviennent sans relâche. Il n'y a pas assez de brancards pour porter toutes les personnes qui se sont évanouies.

Normalement, il y en a déjà plus de cent dans la première heure. Mais ici, nous sommes dans une plus grande dimension, plus criarde, plus saisissante. Une organisation ritualiste, à côté de laquelle les Incas font pâle figure. Et pas seulement eux. Michael Jackson aussi, qui a soudain remarqué qu'il était un ours brun gâteux, un pantin embarrassant, en comparaison avec ce magicien. Comme il laissait les foules danser, comme des marionnettes, comme ils obéissaient à ses ordres ! Il y a maintenant de nouveaux standards quand il s'agit des foules hystériques. Les visages ahuris et euphoriques dominent la situation. En comparaison, même Hitler fait vieux jeu.

Les médias ont réagi en détresse. Des articles à propos de la boulimie du chanteur qui le fait rester pré-pubère afin d'être plus proche de ses fans.
Ou alors le renvoi de n'importe quel manager, ou encore des producteurs, ou alors du cachotier qui « en réalité » aurait « fabriqué » Tokio Hotel. Que d'idioties. Depuis Adam et Eve, tout a été créé par les hommes. Le succès des génies s'explique toujours par leur intelligence. L'échec des groupes résultants de castings aussi : si on ne fait rien, alors rien ne peut réussir. « LaFee », le produit synthétique le plus récent, restera un succès de vente temporaire et commercial. Au contraire, les Tokio Hotel sont de vrais héros allemands et resteront un moment dans les mémoires.

Souvent, les textes réveillent une nostalgie juvénile de la mort. Chose que les parents ne veulent surtout pas entendre. Des chansons comme « Wenn nichts mehr geht » jouent avec l'envie de se suicider après le premier et souvent traumatisant chagrin d'amour. Les envies de suicide chez les jeunes (« Die Unendlichkeit ist nicht mehr weit ») touchent souvent les fans les plus jeunes. Ils ont ensuite l'air d'adultes bouleversés. Au moins, la chanson « Leb die Sekunde » les touche aussi. Reste-t-il encore si peu de temps pour les petits ? S'ils savaient qu'ils se trouvaient dans la région de misère la plus grave du pays, où le chômage a touché plusieurs générations avant leur naissance, avant que tous ne s'éparpillent dans toute l'Allemagne. Oui, à Schalke ! Là où les gens n'ont rien, si ce n'est un club en faillite qui ne sera jamais reconnu. Eh bien, c'est peut-être LE lieu magique pour un visionnaire (« Rette Mich ! », le dernier titre du groupe qui fait un tabac). Kaulitz a sans aucun doute le gène du Messie. Où chez d'autres stars (du hiphop), il s'agit de fric, de grandes limousines, de nombreuses filles bien faites et d'offres de disques encore mieux, chez Kaulitz, il s'agit de foules. Il veut leur faire plaisir. A elles et Nena. Ils font huit rappels. Ils ont déjà joué leurs treize chansons de l'album depuis longtemps, ils refont encore une fois, une deuxième fois, tout le concert. Ils ne transpirent pas, ils ne crèvent pas comme Joe Cocker sur scène, serrant le micro à s'en briser les mains. Ils ont de la force pour deux, trois, quatre concerts. Et pas seulement. La pluie les arrête, l'orage promis est là. L'occasion parfaite pour rejouer « Durch den Monsun », une troisième fois, à travers les éclairs et les coups de tonnerre. Et ensuite, c'est la fin, au milieu de la jubilation et des applaudissements des fans.

Un groupe allemand, il n'y a aucun doute. Ensuite, le départ. Des dizaines de milliers de personnes évoluent dans un milieu en mouvement – comme les foules de pèlerin autour de la Kaaba. Les filles continuent de crier. Ca reste bruyant. Et ce sera toujours inhospitalier et humide. Mais c'est la situation en plein air, à laquelle les fans de Tokio Hotel doivent maintenant s'habituer. Il n'y aura à l'avenir plus de concerts dans des salles intérieures. Les cris dépassent maintenant la limite autorisée des décibels lors des concerts pour les amplis.



Traduction de Hollywood. pour A-TH
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MessageSujet: Re: [magazine]taz.de   Janvier 3rd 2010, 10:14 pm

Le texte est beaucoup trop long à lire hahaha mais je l'ai survolé pis dans l'ensemble c'est du blabla déjà vu.


Merci Audrey =)
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MessageSujet: Re: [magazine]taz.de   Janvier 6th 2010, 1:19 am

J'ai lu le texte en entier, haha.
La plupart était du déja-vu, mais c'était intéressant quand même.
Par contre, je suis pas d'accord avec tout ce qui est écrit, mais bon.

"Non, il est aussi peu gay que l'étaient toutes les popstars qui l'ont précédé, que David Bowie il y a 20 ans, que Marc Bolan il y a 30 ans, ou que Mick Jagger il y a 40 ans. "
Ben, David Bowie est bisexuel. xD

Ah, ça m'a rendue nostalgique de lire ça! x)

Merci, Audrey.
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