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 [Fanfiction] Ich bin nich' ich

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All.He.Sun
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Mars 7th 2009, 5:10 pm

Chapitre 21; Tic, Tac, Tic, Tac



Les mois passaient, et Camille demeurait toujours à mes côtés. Du moins, du point de vue nocturne. Elle arrivait toujours vers 1h30. Vers 2h, s’ils décidaient de faire l’amour. « Faire l’amour », cette expression me dégoûte, lorsqu’elle s’applique à Tom. Tous le connaissent comme un sauvage, un animal souhaitant se déverser lâchement dans le corps d’une femme. « Une femme », oui. Pas une fille … Il faut dire que par moment, je me dégoûte aussi. Je me suis longtemps reproché ce culot que j’avais, de vouloir unir mon corps à une autre, alors que j’avais abusé d’une jeune adolescente, mais les semaines ont passés, et cette culpabilité s’est pratiquement estompée, même si tous ces flashbacks se répéteront toujours continuellement dans ma tête. Dans deux semaines. DEUX SEMAINES ! Cela fera un an qu’elle nous côtoie. Qu’elle nous soutient, 1 an que je l’aime. 1 an que Tom l’aime. 1 an que ma vie fut bouleversée de la plus belle manière qu’il soit. Et la semaine dernière, ce fut l’anniversaire de cette journée fatidique.

La semaine dernière.

Je poussai un soupire, en comptant les tuiles au plafond, bien couché dans mon lit. Nous étions désormais dans la maison que nous avions louée au Canada. Camille semblait beaucoup s’y plaire. Elle partait souvent pendant des journées entières, et revenait ; sois la mine déconfite, sois le plus beau des sourires aux lèvres. Sans doute allait-elle y voir sa famille.

23. Le nombre de tuiles qu’il y a dans ma chambre. Intéressant, n’est-ce pas ? Beaucoup plus intéressant que de se meurtrir le cœur avec la date d’anniversaire du vi… de cette relation sexuelle non approuvée par l’un des deux concernés. Je ravalai. Je me sentais si mal, comme si cela venait à peine d’arriver. J’avais appris à vivre avec cette douleur constante, mais elle dépassait mes limites en ce moment ! Et Camille, qui s’absentait toujours. Que pouvais-je faire, ou dire ?! Je devais me taire, avec mon chagrin. Quant aux autres, ils semblaient avoir oubliés. Tous, sauf elle, Camille. La jeune femme de mes rêves avait proposée une entrevue à ce sujet, il y a trois semaines. Tom m’avait sauvé en lui répliquant que ce sujet était en quelque sorte clôt, et qu’on devait l’éviter. Je me suis demandé pendant des jours, à quoi elle jouait. Elle semblait s’être attachée à moi, elle aussi, alors pourquoi cherchait-elle à m’humilier en publique ? N’aurait-elle pas pu le faire lorsque nous étions seuls ? Évidemment, cela m’aurait tourmenté aussi, mais d’une manière différente. Cette demande d’entrevue m’a tellement déconcertée ! (Chapitre 6) De plus, le soir même, elle s’était pointée dans ma chambre, comme si de rien était, et lorsque j’avais voulu lui poser des questions, elle avait détournée le sujet en m’embrassant, ou en discutant tout simplement d’autres choses. Tic, tac, tic, tac. Bien que pour moi le monde soit arrêté de tourner, en ce jour cruel, ce n’est pas le cas pour les autres ; Tom jouait avec sa guitare acoustique (prénommée Camille), Gustav écrivait dans son mystérieux calepin, quant à Bill, il dormait. Je me retournai, cherchant le sommeil, moi aussi. De toute façon, je n’ai jamais été un lève-tôt, et de plonger dans les bras de Morphée ne fera que m’éloigner de cette réalité que je veux fuir plus que tout au monde en ce moment.

Et c’est ce qui se produisit.

- Georg !
Murmura-t-elle.

J’ouvris lentement les yeux, et lançai un regard au cadran. 1h45. Un sourire se glissa entre mes lèvres, mais je le réprimai, m’interdisant à quoi que ce soit qui puisse me rendre heureux, à cette date-là.

Elle se coucha dans les couvertures et vint se blottir contre moi. Nous ne l’avions toujours pas fait. Je ne l’avais toujours pas vue nue, elle ne m’avait toujours pas vue nue. Mais j’allais attendre son signal. Elle avait attendu le mien, de toute façon. Donnant-donnant. Elle déposa un baiser dans mon cou, et me regarda longuement dans les yeux. Je soutins son regard aussi longtemps que possible, avant de détourner les yeux, perturbé par cette « mise-à-nue ».

Elle caressa mes cheveux, et demanda ;
- À quoi tu penses ?
- À toi.
- À moi ?
- Oui.

Elle eut un léger rire doux et soyeux, qui me réconforta. Elle ne comprenait pas, et je crois que c’était mieux ainsi.

- Tu vas me détester à nouveau, si je te dis à quoi je pense vraiment …
- Pourquoi je te détesterai ? Je t’adore Georg ! Tu es un être incroyable, formidable … Tu …
Mes yeux s’emplirent de larmes, et mon regard s’éloigna du sien à nouveau. Comment pouvait-elle penser tout cela de l’être ignoble que je suis ? Au fond de moi, cependant, j’avais espéré qu’elle avoue m’aimer secrètement. Mais elle ne l’avait pas fait.

- Tu me détestais lorsque tu es arrivée ici. Tu te souviens ?
- Oui, mais ce n’est plus le cas.
- Ça fait 1 an aujourd’hui Camille, 1 an ! P*tain…

Elle essuya du revers de la main les larmes qui roulaient sur mes joues. J’étais si faible. J’avais si mal. J’imaginais la petite Noémie Beauxchamps, à quelque part au Canada, en train de se remémorer cette soirée si difficile pour elle. Je l’imaginais, et j’avais tellement l’impression qu’elle me haïssait. Ce n’était pas un cauchemar, ce viol était vraiment arrivé. Vraiment, oui, VRAIMENT. L’on se blottit l’un contre l’autre, pleurant silencieusement. Camille aussi semblait être éprouvée. Elle n’avait pas oubliée, elle non plus. Même cette date avait tourmenté les journalistes ? C’était étrange. Peut-être qu’elle ne supportait pas de me voir souffrir. Je ne sais pas, mais elle semblait être aussi blessée que moi, si ce n’est pas plus.

- Pourquoi pleures-tu ?
Soufflais-je, au bout de quelques minutes.

Elle essuya ses larmes, et un timide sourire se glissa entre ses lèvres. Je ne l’avais jamais vue pleuré. Elle n’avait jamais parue affecté par quoi que ce soit, du moins, elle arrivait très bien à gérer ses sentiments.
- Parce que... Je…Je ne sais pas en fait. C’est difficile, c’est tout… Et toi ?

Je fermai les yeux, et serrai sa main très fort, et la déposai ensuite sur mon cœur.
- Parce que je n’étais pas conscient Camille. Je n’ai pas su cette soirée-là, qu’est-ce que j’ai fait. Regarde-moi, penses-tu vraiment que je violerais une adolescente par pur plaisir ? Non, pas du tout. Mais je l’ai fait ! Je l’ai fait bordel, c’est ça, le pire ! Je ne suis pas ce genre de mecs, ils me dégoûtent ! ILS ME DÉGOÛTENT, TU TE RENDS COMPTE ! Ils … Ils me dégoûtent, et pourtant, je suis l’un d’eux…
Je refoulai un sanglot, mais tout ce mal explosa malgré moi. Je pleurais. Des larmes ne cessaient pas de débouler mes joues, et mon cœur se serrait et s’accélérait. Camille avait les yeux clos et tentait de se contrôler, enfin, c’est l’impression que j’avais. Elle me comprenait tellement. Trop.

Fin


Je me levai subitement. J’en avais marre. Elle l’avait sans doute deviné, mais je devais maintenant lui avouer. Lui dire. Je le faisais pour moi. Tant pi si ça gâchait tout. Oui, ça me faisait énormément peur, mais j’étais prêt à ça. D’autant plus qu’elle n’était pas venue me voir ce soir, et que cela n’était pas arrivé depuis plus d’un mois !

(Chapitre 6)
Spoiler:
 

Je fermai les yeux, mais décidai de ne pas me laisser abattre.
- Pourquoi, c’est impossible ?

Elle se leva, sans dire un mot, me prit par la main, et m’entraîna dans ma chambre (nous étions toujours au Canada). Elle ne voulait pas qu’il ait le risque d’entendre, sûrement. L’on s’assit tous les deux sur le bout de mon lit double, et je lui caressai la main.

- Parce qu’il m’adore, mais pas autant que je l’aime, et un jour ou l’autre, cela finira par nous tuer.
Elle baissa les yeux. À cet instant je compris qu’elle n’était pas aussi heureuse de nous côtoyer. Qu’elle avait des hauts, mais aussi des bas. Et que ses bas, personne n’était là pour les connaître, personne ne la soutenait. Moi. Moi j’allais être à ses côtés. Lui prouver que je valais mieux que ce dragueur de première.

- Est-ce que tu m’aimes, Camille ?
- Georg ! Je suis en couple !
- Et alors ?! Je veux le savoir, je t’en prie.
Suppliais-je.

Son regard se plongea dans le miens, et un triste sourire apparu sur son visage.

- Tout ce que je peux te dire, c’est que quand je viens te rejoindre la nuit, j’ai l’impression que nous sommes tous les deux, rien que tous les deux, et que plus rien ne compte. Et… Et je crois que si un jour j’apprenais que tu avais une copine, eh bien … Ça ne me plairait pas du tout…

LEMON
( Il est en spoiler car il n'est pas explicite et j'estime que tout le monde devrait le lire )

Spoiler:
 
- Merde …
Bredouillais-je.

Elle roula à mes côtés, et se coucha la tête sur mon torse.

- C’était … Je n’ai même pas de mots pour décrire ça …
- C’était bien, au moins ?
- Oh, Georg ! C’était plus que ça !

Je souris. Nous étions sur la même longueur d’onde. Elle me comprenait, et je la comprenais. Et notre façon de voir le monde qui nous entoure était la même.

Quel bonheur !

Présent

- Camille, pourquoi tu m’en veux au juste ?

Elle me regarda longuement, semblant analyser chaque pensée qui défilait dans sa tête à cet instant, et Dieu sait qu’il y en avait des millions. Puis, soudainement, son regard d’adoucie. Avait-elle comprit ?

- Parce que tu as pris la place d’un autre, et que j’aurais voulu qu’il paye. Pas toi ! Tu .. Tu étais innocent Georg, je l’ai toujours su…Enfin, je m’en suis toujours douté, mais lorsque nous avons découvert la vérité, tu as préféré nier, et... et tu as dit que c’était mieux que personne ne le sache. Pourquoi t’as fait ça ?

Son « Pourquoi » était tellement vulnérable. J’avais l’impression que c’était une petite fille qui demandait à son père pourquoi il avait jeté le poisson rouge dans la cuvette. Elle était si démolit, si faible, si … si loin de tout ce qu’elle était il y a à peine quelques minutes. Je l’avais déstabilisé. Et c’était tant mieux. Mais le temps était venu de passer aux raisons principales de mon retour au Canada. Les raisons de mes actions. Le puzzle allait se terminer…

Alors, comment vous le trouvez, ce chapitre ?
Bientôt prêt pour la fin ?

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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Mars 7th 2009, 7:54 pm

Nonnn!!!!!!!!!
Je suis pas prête pour la fin!!
Oh oui j'ai adoré le chapitre!
Vraiment c'est venu me chercher!!
j'ai même les larmes aux yeux à savoir que c'est bientôt la fin.
Aly ce chapitre était tout simplement merveilleux!
Je veux une suite même si cela annonce que la fin de l'histoire approche.
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All.He.Sun
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Mars 8th 2009, 5:04 pm

Tu crois que c'est qui, le violeur ?

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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Mars 8th 2009, 5:09 pm

tu vois j'hésite tellement qu
C'est pas Georg c'est sur et tout porte à croire que c'est Bill mais avec toi comme écrivaine ont sait jamais ce que tu nous réserve.
Je stresse!
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Mars 8th 2009, 10:05 pm

J'ai adoré ce chapitre! J'ai hâte de lire le dénouement de l'histoire, mais j'ai pas hâte qu'elle se termine... C'est assez paradoxal. ^^
Je suis impatiente de lire la suite! Cette fic est vraiment bonne, sérieusement.
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Mars 8th 2009, 10:14 pm

Ahhhh! Moi aussi je crois que c'est Bill, mais bon.
Mon dieu! J'ai des frissons! C'était simplement magnifique...Wow!
Ça me désole que la fin arrive à grand pas, mais au moins, nous allons être enfin fixé. Wink
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All.He.Sun
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Mars 8th 2009, 11:07 pm

Merci <33

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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Mars 9th 2009, 7:46 pm

Double poste.

Chapitre 22 ; & c'est ainsi que le déclin arriva.


Bill, qui était disparu dans la salle de bain depuis un moment déjà, revint. Il semblait s’être calmé, mais ses yeux étaient toujours aussi fuyants. Il s’assied dans son fauteuil, et nous regarda tous à tour de rôles. Personne ne fit aucun commentaire. David lui, prenait des notes, cherchait des façons de régler cette histoire sans que cela ne cause trop de torts à qui que ce soit. Gustav me fixait dans les yeux, et insistait sur la haine et l’incompréhension qui s’imprimait dans le fond de ses pupilles. Quant à Camille, elle tentait de garder cet air dur, mais ses yeux s’emplissaient de larmes bien malgré elle.

- Je suis désolé.
Souffla Bill.

- Désolé de quoi ? Tu n’as rien fait de mal, Bill. Ce n’est pas parce que vous êtes jumeaux que cela signifie que tu dois être coupable au même point que lui.
Lui répondit Camille, sur un ton dur, mais où la compréhension se décelait tout de même.


Il y a deux ans

- Les gars, vous faite votre entrée en scène dans 5 minutes !

Nous hochâmes la tête. Camille prenait des photos, le sourire aux lèvres. Nous étions tous de bonne humeur, bien que stressés. Tom embrassa sa dulcinée furtivement, et sortit de la loge, Gustav alla s’installer au drums, bien discrètement, pour ne pas être remarqué par les fans.

- Je dois te parler.
Murmura Bill.

Je jetai un regard bref vers Camille, et hochai la tête. Nous sortîmes de la loge, et nous trouvâmes un coin discret, mais près de la scène. L’androgyne regarda autour de lui, puis avoua ceci ;

- Je n’en peux plus.
- Des concerts ?
- Non ! Laisse-moi terminer. Je n’en peux plus de ces rêves. Je… Tu n’es sans doute pas le mieux placé pour comprendre, mais si je te le dis, c’est parce que tu es celui qui se torture le plus avec cette histoire.

Il baissa les yeux, repris son souffle, et continua ;

- J’ai toujours l’impression que je suis le coupable ! Je… Je fais des rêves où je vois un homme qui me ressemble drôlement, abuser d’une fille blonde … Blonde comme …
- Comme Noémie, oui ...
Soufflais-je, abasourdi.

- Mais pourquoi tu me dis ça MAINTENANT ?
M’exclamais-je beaucoup plus fort que prévu.

Derrière Bill, je vis Camille me jeter un regard plutôt dur, et s’approcher de nous. Pris de panique, ne voulant surtout pas qu’elle entende, je mis mon bras autour de l’épaule de Bill, et l’entraînai sur la scène. J’allai chercher ma basse, et fit mon entrée à mon tour.

Le concert ne se passa pas comme prévu. Des fausses notes de la part de tout le monde, des fans plus déchaînés que nous l’avions souhaités, et des erreurs techniques. Je me torturais avec cette histoire, et n’arrivais pas à m’imprégner de l’atmosphère d’un show. Je ne voulais pas que ce soit Bill le coupable. Jamais. Il était un homme perturbé, souvent malheureux, mais il n’était pas un violeur. Et si c’était Tom ? Il était avec moi cette soirée-là, après tout. Mais ça me paraissait invraisemblable, surtout après la colère phénoménale qu’il avait piquée quand il avait été au courant.


À l’hôtel

Je ne pris pas la peine de signer des autographes, et m’engouffrait à l’intérieur du bâtiment. Je n’avais pas adressé la parole à Gustav depuis des jours, et il me manquait. J’avais l’impression qu’il m’en voulait, de l’avoir mis de côté. Ce n’était pas mon intention, mais je l’avais tout de même fait. Je poussai un soupire, et toquai, non pas à sa porte, mais à celle de David. Il m’ouvrit, les cheveux trempés. Il sortait de la douche. Il n’était pas le meilleur confident, mais pour le moment, il restait la meilleure personne qui pouvait m’entendre dans cette histoire. En parler en Camille donnerait l’impression que je veux détruire son couple, dire franchement ce que je pense à Tom, ne se fait pas vraiment, en parler à Gustav m’apporte quelques risques, et Bill se sentirait trop concerné. David lui, devait garder le secret pour le bien du groupe, et pourrait m’apporter sa vision extérieure.

- Bonsoir. Je peux entrer ?
Demandais-je, la mine sérieuse.

- Oui, bien sûr.

Il se tassa et me laissa prendre place dans sa suite. Je m’installai sur le canapé, quant à David, il resta adossé contre le mur.

- C’est sérieux Dav’, assied-toi.

Il fronça les sourcils, mais exécutai mes ordres. Je pris une grande respiration. J’allais me vider de tous mes soupçons. Enfin.

- C’est Tom !
- Hein ?
- Le coupable ! C’est lui !
- Oh Georg, p*tain, tu ne vas pas te mettre à accuser tout le monde … !

Mon cœur se serra. Disait-il cela parce qu’il avait toujours cru que c’était moi le coupable, et que je cherchais une manière de me déculpabilisé ?! Et s’il avait raison ? Je baissai la tête, angoissé, mais cracha tout de même mes soupçons, d’une manière moins certaine que tout à l’heure.

- Écoute-moi bien David, je suis très sérieux. Tu n’étais pas là cette soirée-là, mais il y a plusieurs mois, alors que Tom et Camille commençaient à se fréquenter, Bill et moi avons surpris Tom, qui était très très … très entreprenant avec Camille, dans leur chambre d’hôtel, et elle, elle ne semblait pas être dans son état normal.

- Ça arrive à tous les couples ça !
Mais il cessa de m’interrompre pour de bon, et m’écouta attentivement. J’avais piqué sa curiosité, même s’il refusait de se l’avouer.

- Ensuite, il a toujours été le premier à refuser de reparler du vi…de l’incident. Même depuis que nous sommes en dispute !

David leva les yeux au ciel, mais ne m’interrompit pas.

- Il a toujours adoré avoir ce qu’il ne pouvait pas avoir. Que ce soit les copines de ses amies, des voitures au dessus de ses moyens, des filles dans les bars, qui sont en couple, ou quoi que ce soit. Tu le sais aussi bien que moi ! Camille en est l’exemple parfait !

Il hocha la tête.

- Il était avec moi, la nuit de l’incident, il ne faut pas oublier. Tom est le coupable, je n’ai pas de preuves concrètes, mais j’en suis presque certain !

- Georg ! Tu ne peux pas accuser quelqu’un comme ça, avec de simples constatations !

J’ignorai sa remarque ;
- Et, ça, tu risques de ne pas y prêter attention, mais Bill est souvent perturbé ces temps-ci. Depuis l’incident en fait, et il m’a avoué tout à l’heure, faire des rêves à ce sujet. Un être qui lui ressemble, qui abuse d’une jeune fille blonde : Noémie. Tom est son jumeau identique, même s’ils n’ont pas le même look ! Et ils communiquent souvent par rêve et par pensée, comme tous les jumeaux. Ce n’est pas irréel et irrationnel, c’est un fait, tout simplement. D’où le fait qu’il a pensé – et qu’il pense peut-être encore, que c’était lui le coupable !

Je me tus. David sembla réfléchir un moment, puis il se leva, et sortit deux bières du réfrigérateur. Il m’en offrit une, que j’acceptai. Notre manager était troublé. Avais-je réussi à semer le doute ?

Après avoir bu quelques gorgées, il déclara cependant ;

- Tu oublies que la petite, c’est ton visage à TOI qu’elle a vue.
Il avait raison. Mais pas sur toute la ligne.
- Je l’ai bel et bien emmené dans ma chambre d’hôtel, mais David, p*tain, tu sais aussi bien que moi que je ne suis pas ce genre de mec, que les jeunes ne m’attirent pas !
- Elles n’attirent pas Tom non plus !
- Bon, d’accord, elles ne l’attirent pas non plus, mais je continue ; Noémie Beauxchamps ne se souvient pas de mon visage au moment de l’acte. Elle se souvient de nos baisers, et moi aussi d’ailleurs, mais tout comme moi, elle n’a pas MON souvenir d’imprégné, lorsque ça c’est fait. Et je n’ai pas le souvenir d’une relation sexuelle, cette nuit-là, moi non plus. Qu’est-ce qui te dit que Tom n’est pas venu prendre ma place ?
Je marquai une pose, et bue une ou deux gorgées, puis rajoutai ;

- David, je t’en prie, si je te dis cela, c’est parce que je me dis que tu ne te diras pas ; Oh, ils sont en disputes, c’est un peu normal qu’il souhaite rendre coupable quelqu’un d’autre. JAMAIS je ne ferai cela. C’est trop souffrant. Je l’ai vécu. Car oui, je suis désormais certain que je n’ai pas violé Noémie. Et l’alcool … J’étais saoul cette soirée-là, d’accord, mais l’alcool ne me fait pas cet effet de visions incompréhensibles. J’ai été drogué. J’en suis sûr.

Le manager plaqua une main sur son front, qui dégoulinait de sueur. Était-il aussi troublé que moi ? Moi, j’étais plutôt content de cet assemblage de réalités, mais j’avais peur, et j’étais angoissé à l’idée que l’on puisse ignorer mes constations. Accuser un ‘ami’, un membre du groupe que je connais depuis des années, n’est pas mon but premier. La vérité, l’est. Je soupirai, et sirotai encore un peu ma bière.

- Georg, cette histoire est compliquée. Même moi j’ai de la difficulté à m’y retrouver. Je suis d’accord, ton hypothèse est plutôt plausible, mais sans vouloir te vexer, qu’est-ce qui me dit que tu ne te mens pas à toi-même ?

Mes yeux se fermèrent, et lorsque je les rouvris, je les plantai avec colère dans ceux de mon interlocuteur.

- BORDEL DAVID ! … Non !
Ce fut tout ce que je trouvai à répliquer.

Je reposai la bière sur la table de salon, et sortit de sa chambre. Pourquoi ne me croyait-il pas ? J’étais si en colère. Si déçu !

Cette soirée là, quand Camille vint me rejoindre, tard dans la nuit, je ne voyais plus la journaliste prise dans un triangle amoureux, mais bien la fille vaporeuse sur qui je n’avais rien trouvé sur internet. Cette fille qui cachait un tas de trucs, que j’ignorais encore. Ça me rendait tellement perplexe, que je l’ai renvoyé dans sa chambre avec délicatesse, celle qu’elle partageait avec Tom. Une vraie bonne nuit de sommeil ne pouvait que m’être bénéfique.


Maintenant

- Pourquoi est-ce que j’ai su la vérité après tout le monde ?
Demanda le pauvre androgyne, les larmes aux yeux.

Gustav me regarda, comme s’il voulait voir si j’étais d’accord pour qu’il réponde, puis, il dit à Bill ;

- Regarde comment tu es proche de Tom. Camille, Georg, David, ou moi, n’aurions voulu gâcher ça pour rien au monde. Nous l’avons fait pour ton bien …

- Mais vous avez tout détruit !
S’écria-t-il.

- J’ai cru pendant des mois que j’étais celui qui avait fait tout ce tort ! J’ai souffert, j’ai eu mal énormément, moi aussi … Et pendant tout ce temps, VOUS SAVIEZ TOUT !

Il éclata de nouveau en sanglot. Des larmes tellement sincères, des blessures si profondes, qu’elles nous firent tous pleurer. Chacun de nous présent dans cette pièce avait les larmes aux yeux, en regardant l’homme détruit qu’était notre ami.

- Je m’excuse Bill, je suis désolé, pardonne-moi …
Murmurais-je, la voix cassée.

J’étais honteux plus que tout au monde. Honteux d’avoir brisé autant de vie, sans même le vouloir ! Honteux d’être maladroit. Honteux d’avoir tombé amoureux de Camille Beauxchamps, ou Landry, peu importe. Honteux d’avoir voulu préserver le groupe, d’avoir voulu préserver notre vie, mais d’avoir fait payer le prix à tout le monde, à cause de ce choix.

Camille semblait de plus en plus mal, elle n’était plus aussi confiante qu’au début.

- Je vais écrire cet article… Celui où je m’excuse d’avoir déblatéré de telles idioties à votre sujet, à ton sujet, particulièrement, Georg. Celui où je déments l’article qui vient de paraître.

David lui tendit alors le chèque, mais elle le refusa.

- Tu ne peux pas me payer parce que j’ai fait du mal, David. C’est absurde.

Bill ne se préoccupait plus de rien, sauf de son mal. Le manager était venu s’assoir à ses côtés, et le serrait dans ses bras. Jamais je ne l’avais entendu pleurer aussi bruyamment. Ça me déchirait le cœur. Comme un enfant, aux funérailles de sa propre mère. Un garçon sans défense. Bill n’était qu’un enfant vulnérable, et blessé. Un enfant qui ne faisait jamais rien par lui-même. Son jumeau était toujours là pour lui. Mais depuis que Tom savait que son frère était au courant, le mal et la honte l’avaient hanté, et tous deux étaient devenus très distants. Bill ne s’est jamais remis de cet éloignement, d’autant plus que Tom agissait comme si rien ne s’était passé, lorsqu’il était en présence de sa famille. À cet instant, je compris que je ne devais pas en vouloir à Camille. Ni à personne d’autre, que Tom. Camille avait voulue sauver sa sœur, c’était son intention principale. Elle avait été prête à mentir pour arriver à ses fins. Tout comme moi …

Tom, je crois qu’il est désormais temps que tu paies pour tes actes.

Après tout, tu es le seul et unique coupable dans cette histoire.

Alors alors alors ??
Comment vous trouvez ça ?
Ai-je réussi à bien intégrer tout cela?
Ne vous en faites pas, ce n'est pas la fin !
C'est une surprise pour vous, ou non ?

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MagdaLand
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Mars 9th 2009, 9:13 pm

Oh bah ma fu*ck*ng God!!
C'est commme WOUAH!!!
Tom!!
Wouah!!!
Je capote comme une folle la genre que j'y avais pensé mais la !
J'avais tu dis que tu allais nous surprendre!!! OUI!!
Genre que non j'en reviens pas la!
ouf je veux une suite!
y'à une suite c'est clair sa peux pas finir de même !!
Bon suite!!
GO GO GO!!!!!!
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Mars 9th 2009, 10:47 pm

O___O
Je suis sous le choc. Tu m'as vraiment surprise!
Ce chapitre était absolument incroyable. Sûrement un des meilleurs de la fic!
Évidemment, tu as un super talent, alors tu as réussi à très bien intégrer chacun des détails et à nous faire ressentir tout ce qui se passait dans la tête des personnages.
J'en redemande, suite, suite! =D Je suis contente que ça ne finisse pas aussi abruptement, et je me pose beaucoup de questions quant à la suite des évènements. Mais bon, tu vas certainement réussir à nous surprendre encore une fois! ^^
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Mars 9th 2009, 11:43 pm

Mon doux Jésus!
C'est surprenant, troublant, perturbant! BREF!
C'était tout à fait sublime comme suite. Tu débordes de talents Aly. Wow! <33
Je n'en reviens toujours pas!
Est-ce qu'il y a une suite, parce que la...je suis sous le choc!
Bravo Aly! Very Happy *____*
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Mars 10th 2009, 1:19 am

J'adore vos commentaires Very Happy Very Happy Very Happy

Merciiiiiiiiiiiii <3

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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Mars 10th 2009, 7:09 pm

Bah derien tu sais que nous sa nous fais plaisir de tes laissé.
foulle téteuse la xD
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Avril 22nd 2009, 8:04 pm

Chapitre 23 ; Le début de notre mort.

CHAPITRE DÉCRIVANT COMMENT LA VÉRITÉ A ÉCLATÉE, DATANT DONC, D'IL Y A PLUS DE 6 MOIS
- Suite sous mon message, la longueur de mon message dépasse les limites autorisées xDD


Plusieurs personnes comparent la vie à des montagnes russes. Des hauts, des bas, des hauts le cœur, des montés d’adrénaline. Certes, cela est une alternative. Moi, je comparerai plutôt ma vie à Tokio Hotel. Des hauts, des bas, de beaux moments, de mauvais moments. Des rires, des larmes. Du plaisir, de la fatigue. Tokio Hotel, est une vie. C’est la mienne, du moins. Sans Tokio Hotel, je me fonds parmi une foule, incognito. Oh, cela me manque, parfois. Mais lorsque je regarde toutes ces filles, ces femmes, qui nous idolâtrent, qui tapissent les murs de leurs chambres de nos posters, ça panse mes moments de nostalgie. Pour être honnête, trop de célébrité, c’est comme si ce n’était pas assez. C’est exagéré. C’est étouffant. C’est … angoissant. Mon moment préféré à toujours été lorsque nous débutions ; des entrevues faites à la va-vite, un sentiment intense à chaque fois que l’on nous demandait un autographe, et ainsi de suite. Maintenant, lorsque l’on me tend un bout de papier, je signe par mécanisme. Pas par envie. Et ça me manque. Oui, ça me manque d’avoir l’air sincère.

Je range ma basse dans son étui, et me lève en soupirant. Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à enlever ces soupçons, voire, cette évidence, dedans ma tête ? Tom, mon meilleur ami, ce garçon si drôle, si … mesquin, si facile à vivre ! Comment puis-je accuser un membre du groupe ?! Je me trouve tellement ignoble. J’aurais aimé ne pas penser sans cesse à ce sujet, j’aurais aimé ranger ça dans un petit tiroir dedans ma tête, et continuer ma vie, simplement, doucement, paisiblement, rock’n’rollement ! Un viol, UN VIOL ! C’est dégoûtant, c’est écœurant ! Et moi, qui étais supposément le coupable, me voilà qui me décide à jouer les détectives. Mais quel con.

Mais je n’en peux plus. Combien de temps que je traîne ces pensées à son sujet ? Une semaine, deux semaines ? Oh, ce n’est pas beaucoup, penserez-vous. Mais lorsque l’envie des concerts s’est tassée pour ça, lorsque l’amour que j’ai pour Camille s’est tassée pour ça, lorsque ma bonne humeur s’est tassée pour ça … Pour que ce putain de viol et ces putains de soupçons éveillent mes pensées, et me tiennent en vie (ou alors sur le seuil de la mort!), et ne s’éclipsent jamais, ALORS C’EST BEAUCOUP TROP !

Il n’aurait pas pu. Non, bien sûr, il n’aurait pas pu … Comment aurait-il osé ? J’étais son meilleur ami, après tout…

Mais les indices que j’ai recueilli son désormais inévitable; Tom Kaulitz est bel et bien le coupable. J’espère seulement que lorsque je déballerai tout ça à Camille, qui reste encore et toujours avec lui, qui dort encore et toujours avec lui, qui sort encore et toujours avec lui … qu’elle n’associera pas ça à ; Il veut que je le laisse et me démontrer qu’il n’est pas coupable.

Car ce n’est pas ça.
Vraiment pas.


& alors, tandis que ce mal me tiraillait l’estomac (ou alors la faim), j’enfilai un jeans et un t-shirt, avant d’aller rejoindre la troupe dans la cuisine. Du moins, Gustav et Camille. J’ignore comment j’allais lui annoncer, mais je me devais de le faire.

Et comme Bill était endormi (encore, oui, puisqu’il n’arrive pas à dormir la nuit), et qu’il en était de même pour Tom, j’avais, en l’occurrence, le moment parfait pour tout déballer. De plus, Camille allait restreindre sa colère si quelqu’un d’autre était présent. Et ce quelqu’un, c’était mon ami. C’était là, maintenant. C’était le moment où jamais.

Tandis que ma vision se troublait, à cause du stress, je les rejoignis et je me forçai d’esquisser un sourire. Gustav était debout, près du comptoir, alors que Camille était assise sur la banquette et lisait le journal.

- Salut.
Débutais-je, avec un air qui me semblait plutôt normal.

- Ça ne va pas ?!
Lança immédiatement la jeune femme.

Mes yeux se fermèrent et j’eue un haut le cœur. D’accord, mon air n’était pas si normal que ça.

- Je dois vous parler.
- D’accord, je m’en vais.
Répliqua le batteur.

- VOUS parler. Toi aussi, Schafer.

Je repris mon souffle, et resta debout. Je sentais leurs yeux curieux et intrigués posés sur moi. Je levai alors la tête et plongea mes yeux dans ceux de Cam’, qui semblait vraiment perturbé.

- J’ai… Je…

Leurs regards se faisaient de plus en plus insistants, alors que mon cœur se déchirait de plus en plus. Oh, et puis merde, ils ne devaient pas savoir.

- Laissez tomber c’était … pas important.
- T’en est sûr ?
Demanda la journaliste.

- Non.
Répliquais-je, sèchement.

Je poussai un soupire et entrai à nouveau dans ma chambre. Mes jambes semblaient peser des tonnes. Annoncer la vérité, c’était aussi annoncer la mort de Tom. Et, bon sang, était-ce ce que je voulais ? Est-ce que ma survie était plus importante que celle d’un ami ?

Je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est que j’ai le front en sueur, et que si je ne dis pas ce que je sais dans les prochains jours, c’est mon cœur qui va flancher.

Jusqu’à ce qu’on toque à ma porte, et qu’on y entre, sans attendre ma réponse. Camille referma la porte derrière elle, et s’assit sur mon lit.

- Georg, qu’est-ce qui ne va pas ? Parle-moi.
- Je ne peux pas.
- Ça concerne Tokio Hotel ?
- Je suppose oui, ça ne dépend que de toi.
- Je ne comprends rien !

Je la rejoignis et m’assis à ses côtés, elle enlaça sa main dans la mienne et me regarda dans les yeux. Ce regard me déchirait.

- Ça concerne Tom.
- QUOI ?!

Puis, elle murmura ;

- Tu… Tu lui as dit … À … À notre sujet ?! Ou alors… ALORS IL A DEVINÉ?!

- NON! C’est plus grave que ça, bordel Cam’ !

Mes yeux contemplèrent la moquette, puis la jeune femme se mit à caresser mes cheveux, avant de déposer sa tête sur mon épaule.

- Georg ça te tracasse, et ça semble me concerner, qu’est-ce que tu attends ?

- Je l’ignore … Qu’un météorite me tombe sur la tête et m’empêche de tout dire, je suppose.

- Pff. Je n’ris même pas, ça m’a l’air sérieux, allez, dis-moi.

J’avais vraiment l’impression, que par accident – ou non, j’allais tuer cette personne, qui nous servait à la fois de guitariste, de copain de Camille, d’ami d’enfance, de clown, et qui nous servait aussi dans nos vies. Qu’il était présent, là, que malgré notre dispute énorme, il me manquait. Notre amitié me manquait. Sans Camille, nous étions si proches, lui et moi. Bill était heureux, Gustav n’était pas à l’écart. J’étais moi-même, j’avais l’impression d’avoir trouvé ma voie. Mais tout à changé. Et je ne saurai probablement jamais la raison qui m’aura poussé à tout avouer, mais je devais tenter de réparer les choses. Ou du point de vue justice, au moins.

Alors je lui dis tout. Absolument tout. Je lui racontai en détail le début de la soirée, je lui décrivis la petite Noémie Beauxchamps, puis, alors que je me préparai à lui expliquer la vraie situation, elle m’interrompit, les yeux pleins d’eaux, la voix chevrotante ;

- Elle … Elle était si naïve. Elle vous aimait tellement.
- Oui… Camille, avant de continuer, je dois te dire que je sais que tu as enquêté sur le dossier – j’ai fais mes recherches sur toi. Mais que ce que je m’apprête à te dire, je le dis à Cam’, pas à la journaliste, Ok ?

Elle sembla hésiter, puis finalement, elle hocha la tête. Je n’avais même pas débuté le quart de mon récit qu’elle semblait déjà à terre. Alors comment aurais-pu éviter de la faire souffrir d’avantage ? Ce dossier, elle le connaissait par-cœur, apparemment. Par-cœur, signifiait aussi qu’elle y était rattaché mentalement, psychologiquement, et que j’ignore pourquoi, mais qu’elle en avait souffert.

Je lâchai sa main, et fixai le sol, les yeux fermer, et j’expliquai tout, en détail, m’arrêtant souvent par moment, incapable de parler sous l’effet de l’émotion. Tout était silencieux, mis à part nos reniflements.

- Je ne suis pas coupable. Je ne l’ai jamais été. Le seul crime dont j’aurais pu être reconnu coupable, c’est d’avoir trouvé cette jeune femme jolie, et d’avoir voulu… Coucher avec elle, oui. Pas la violer. Pas contre son gré. Mais je n’ai rien fais, je te le jure. Elle ... Elle était tellement jeune ! Je n’aurais pas fait ça. Ce n’est pas mon genre … Tu le sais, n’est-ce pas ? … Oh Camille,

Les larmes pliaient bagages et quittaient mes yeux, sans que je ne puisse les retenir. Je poursuivis.

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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Avril 22nd 2009, 8:05 pm

- Cam, Camille, Oh ! Elle … Tu … Son regard, son regard, il était tellement… Tellement démoli, tellement rempli d’incompréhension, au … au procès ! Si tu savais comme je m’en veux, comme je m’en veux qu’elle me pense réellement responsable de toutes ces choses horribles que... que quelqu’un a pu lui infliger, mais je t’assure que ce n’est pas moi. Crois-moi !

Camille releva la tête, et dans un sanglot, je l’entendis murmurer – pour elle-même surtout ;

- Je te crois Georg, je te crois …

Puis elle plongea ses yeux dans les miens, et je vis une pointe d’espoir renaître au fond de ses pupilles ;

- Mais bordel, qui est le coupable alors ?! Il faut sauver cette petite, non ?!

- Le coupable … Je … Tu le connais, je le connais, nous le connaissons.

Ma lèvre inférieure était mordu si fortement que de grosses goûtes rougeâtres glissaient le long de mon menton, qu’elle essuya du revers de la main avant d’insister sur le regard qu’elle me portait.

- C’est ça, que tu veux me dire ?
- Oui.
- Alors vas-y.
- Veux-tu vraiment l’entendre ?

Elle hésita.
- Je ne pense pas, mais … mais c’est nécessaire. Alors vas-y, vas-y, avant que je change d’idée.

Son regard dévia vers la porte, qu’elle fixa avec insistance pour éviter de me regarder. Je fis de même.

C’est à ce moment que je lui décrivis la scène où Tom avait probablement mit la drogue du viol dans le verre de la p’tite, à ce moment que je lui expliquai comment il avait entraîné Noémie dans ma chambre, à ce moment que je lui décrivis l’effet que je ressentais, après avoir bu dans le verre de la blondinette. Oh, ces souvenirs étaient déchirants, mais ils étaient nécessaires. Personne ne les avait entendues, je n’en avais jamais parlé à personne. Un peu à David Jost, qui n’avait rien compris à cette histoire. Même les avocats n’en savaient rien; Je me croyais coupable. Puis lorsque je commençai à ressembler les passages qui l’impliquaient – Camille, elle me regarda, horrifiée. La fois où Camille semblait dans un état second, et que Bill et moi les avions vu sur le point de … faire l’amour, toutes les fois où Tom avait exagéré. Les disputes, les batailles. Notre dispute. Notre bataille.

- Je suis désolé, je ne veux pas … Tu peux rester avec lui, je ne fais pas ça pour ça.

- Arrête, c’est faux, tu me ment, arrête… Arrête …
Elle se leva brusquement, mais ses genoux fléchirent et elle tomba sur le sol. Elle pleura longuement, et lorsque j’osai enfin m’approcher pour la réconforter, elle me repoussa violemment, puis sortit de ma chambre.

Les yeux pleins d’eaux, la voix paniquée, je l’entendais répéter inlassablement à Gustav ;

- Georg est fou, il est fou ! Il … Il a essayé de me violer ! Tu te rends comptes ?!

QUOI ? Je repris mes sens, me relevai, et parti à sa poursuite dans la cuisine. Gustav avait les yeux ronds comme des billes, choqués, perturbés, etc. Puis, elle s’écrasa sur le sofa, et répéta l’histoire en entier. Même ceux qui incriminaient Tom. Elle le faisait, comme si elle écrivait un livre ;

- Puis, il est entré dans la chambre, avec Noémie, et il l’a installé sur le lit. Elle ne semblait pas se rendre compte de rien – Enfin, je suppose. Elle essayait de se débattre mais elle n’en avait pas la force. Moi aussi ça m’est déjà arrivé. Georg me l’a raconté. Et c’est vrai, je m’en souviens vaguement. Oh, Noémie, si tu savais ça. Ces gens sont ignobles, je n’aurais jamais dû accepter de faire ma propre enquête, pour toi.

Elle fixait la fenêtre du tourbus, les yeux livides, les lèvres tremblotantes. Elle me paraissait folle. Elle était en état de choc, vraiment. Je n’aurais jamais pu soupçonner une réaction aussi forte. Gustav me regardait, pétrifié. Il ne semblait pas comprendre.

- De quoi tu parles … Tu .. Tu connaissais Noémie ?
Demandais-je, en évitant de la regarder.

- Oui. J’ai menti un peu … Mais contrairement à toi, ce n’est rien. Tu profanes des idées fausses sur tes amis, quel être dégoûtant es-tu ! Je ne veux plus jamais te revoir Georg Listing, ni toi, ni tes salopards de copains.

Gustav renversa sa tasse de café, et ne sembla pas réaliser qu’elle était brûlante, puisque le liquide s’écoulait sur le sol et sur ses vêtements, sans qu’il ne réagisse. Son regard était uniquement porté sur la jeune femme, qui avait totalement perdue sa tête.

- Arrête, j’ai raison, je t’assure que c’est la vérité ! Camille !
Elle s’était levée, m’avait fait volte face, puis elle avait reculée, horrifiée. Elle me regardait comme si j’étais un monstre. Oh, à cet instant, j’en étais un. Vraiment.

- Toi arrête ! Personne ne détient la vérité absolue …
La jeune femme était hystérique, elle regardait de tout bord tout côté, se méfiant de tout le monde. Gustav tentait de contenir son mal, mais il n’y arrivait pas.

- Calmes-toi ! Calmes-toi, CALMES-TOI P*TAIN !
Avait-il hurlé, en frappant sur le comptoir. Elle l’avait regardé, troublé, puis ils s’étaient jetés l’un sur l’autre, se serrant dans leurs bras. Pourquoi Camille pleurait-elle sur lui ? Je n’en avais aucunes idées. Peut-être qu’ils arrivaient à se comprendre au fond. Ils avaient été bernés … Ne l’avions pas tous été ? Ils pleuraient, déchirés entre le mal et la haine, entre la peine et l’incompréhension. Déchirés entre l’amitié, et la trahison. Ils se serraient maladroitement dans leurs bras, pleurant à s’en fendre l’âme. Quelle scène horrible et pénible. C’était ma faute tout ça. Absolument de ma faute.

Puis Gustav leva les yeux, et d’une voix mal en point, il demanda ;

- Qu’est-ce que tu comptes faire ?

Je baissai la tête, et répondis;

- Rien. Bill ne devra jamais savoir la vérité, ça le tuerait. Pareillement pour les fans, et pour les médias. Nous allons continuer notre vie comme si de rien était. Je jouerai le jeu. De toute façon, j’ai été déclaré non-coupable. On doit faire comme si de rien était. D’accord ? Je prendrai sa place. Je serai lui.

Gustav hocha la tête, et ses yeux s’emplirent de larmes à nouveau. Je n’avais jamais retenu un sanglot aussi fortement, mais je ne voulais pas empirer la situation.

Alors, je regardais la scène, le souffle coupé, le cœur brisé. J’avais tout détruit. Tout.
- Pourquoi, Georg ?

Je me retournai, surpris. Tom était dans le cadre de porte de sa chambre et nous observait. Je ne souhaitais pas qu’il l’apprenne de cette manière. Et j’aurais vraiment aimé qu’il réplique, qu’il insiste sur el fait qu’il n’avait rien fait. Mais non. Il s’était contenté de demandé pourquoi. J’avais tellement, tellement mal. C’était vrai. C’était la réalité. Ce n’était pas comme dans un roman, ni comme dans un livre. Ce cauchemar qui vous fait toujours aussi peur, à 22 ans. Non, c’était nos vies. Il y avait vraiment un violeur parmi nous. Et le pire dans tout ça… C’est que ce n’était pas moi.

Je l’avais regardé, de grosses perles roulaient sur mes joues, puis j’avais répondu, la voix tremblotante ;
- Tais-toi.

Camille releva la tête, toujours dans les bras de Gustav, puis planta ses yeux dans ceux de Tom.
- Sais-tu à quel point je te déteste en ce moment ?

Tom baissa les yeux, et pour la première fois de toute ma vie, j’aperçu de petites gouttelettes perlés ses joues. Il murmura, penaud ;

- Je m’en doute, oui.

- Non, NON tu ne le sais pas. Noémie Beauxchamps est ma sœur. Alors là, réalises-tu à quel point j’ai mal ? Toute la douleur et la honte que tu ressens à ce moment, ce n’est rien, comparé à ce que MOI j’éprouve.

Tom sanglotait, les yeux fixant le sol, silencieusement.
Tout ça dépassait la limite du réelle.
Je n’aurais jamais pensé qu’une telle scène aurait pu exister. Mais malheureusement, j’avais appris à mes dépends que c’était possible.

Puis, avec un léger retard, mon cerveau assimila la nouvelle. Camille Landry était en faite Camille Beauxchamps, Camille Landry nous avait menti sur toute la ligne, que ce soit sur son lieu de résidence, que sur ses fréquentations. J’avais sorti avec une menteuse. Alors, Tom et elle, peut-être ne formaient-ils pas un si mauvais couple !

Et je m’interdis de penser cela, parce que Camille Beauxchamps faisait cela par amour, non par désir. Son plan n’avait pas pour but de blesser. Contrairement à l’autre.

Qu’allait-il se passer maintenant ? Était-ce la fin pour Tokio Hotel ?
Était-ce la fin de mon couple secret ?
Était-ce la fin de nos vies ? De ma vie ?


J'ai eu du mal à le rendre réaliste et je m'en excuse. Est-il potable tout de même ?

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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Avril 22nd 2009, 9:51 pm

Aly!!!
C'est tellement bon!
Bien sur que c'est potable!
Tout ce que tu fais l'est!
Genre que je stressais à mort pendant la lecture j'ai tout aracher mes faux ongles tellement j'étais fébrile!
J'ai scrapper ma manucure pour toi chérie! XD
Genre que j'ai hâte de voir la suite "j'dis sa et elle vient de poster la Razz "
Fin bref tu écris merveilleusement bien et j'ai hâte de voir comment tout sa va finir. "même si je souhaite pas la fin de cette fic!"
Je veux une suite Aly!=D
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Avril 22nd 2009, 10:01 pm

Enfin, une suite! J'étais tellement impatiente!
Évidemment que c'est potable, même que c'est beaucoup plus que potable! Tu n'as rien à te reprocher pour ce chapitre. Au contraire, je le trouve parfait et très réaliste.
Je n'ai pas envie de répéter tout ce que j'ai écrit dans mes messages précédents, alors je dirai seulement que je n'ai pas été déçue le moins du monde. J'ai adoré!
Suite. Smile
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Avril 23rd 2009, 2:29 am

Chapitre 24 ; Mauvais temps à l'horizon.



Je m’appelle Tom, Tom Kaulitz. Mais je ne pense pas avoir besoin de me présenter. Vous me connaissez sûrement tous déjà. Mais à quel point ? Sous ce statut d’être célèbre, ayant pour réputation de baiser n’importe qui, n’importe quand, et de n’avoir jamais connu l’amour, se cache de multitudes d’autres détails, importants, ou moins. Derrière se sourire se cache la peur. Sous ses dreads se cachent un cerveau qui pense beaucoup plus qu’il n’est possible de penser. Sous mon baggy se cache … bon, d’accord, ça vous le savez. J’ignore si vous voyez où je veux en venir, mais je suis beaucoup plus qu’un guitariste. Beaucoup plus que l’image que je projette. Certes, il y a une part de moi qui vole à travers les médias. Mais ce n’est que la pointe de l’iceberg. Et tout comme un icerberg, le reste est caché, et sans vous y attendre vous risquez à tout moment de vous y heurter.

Je ravalai ma salive. Comme j’étais stressé. Oh, je ne le démontre jamais, c’est vrai, mais en ce moment je voyais bien ma tasse de café qui tremblait entre mes mains, et qui en renversait partout. Ils étaient en discussion. Et discussion, signifiait également qu’ils envisageraient sans doute de me dénoncer. Quant à mon frère, qu’adviendrait-il de lui ? Allait-il tout savoir, et m’en vouloir jusqu’à la fin des temps ?

J’avais perdu tous ceux que j’aimais (mis à part ma mère), mais je n’aurai jamais voulu perdre mon frère. Jamais. Il est tout ce que j’ai eu, tout ce que j’ai. Il est tout ce qui me reste. Je l’aime tellement. Tellement.

Flashback

Elle n’avait pratiquement pas parlé de la journée, le choc lui pesait sur les épaules. J’aurais aimé me défendre, démentir tout ça, mais je ne savais plus comment m’y prendre. J’étais attaché à cette journaliste, je ne peux pas dire si je l’aimais, puisque j’ignore ce que c’est, pour être honnête, mais je sais que j’étais énormément content de l’avoir dans ma vie, et que je n’arrivais pas à l’envisager sans elle. Elle égayait mes journées, elle était mon petit rayon de soleil. Et voilà que j’étais devenu son nuage gris, ce genre de nuages qui provoquent des cyclones, des raz-de-marée. Ce genre de nuage qui détruit tout.

- Camille, Camille, je peux tout t’expliquer, je t’en prie.
Suppliais-je, tandis qu’elle faisait ses bagages, muette.

Je me déplaçai, la suivant alors qu’elle contournait le lit. Elle remplissait sa valise furieusement, et je sentais bien qu’elle faisait sans doute le plus gros effort de sa vie pour garder cette mine dure et ne pas fondre en larmes. Je me sentais tellement mal. J’aurais voulu la garder encore, continuer, effacer l’aveux de Georg – qui ne s’est pas du tout mêlé de ses affaires. Penaud, j’allai fermer la porte de la chambre, pour discuter plus intimement avec elle.

- Ouvre la porte.
Dit-elle, sèchement.

- On doit parler !
Lui répondis-je, sur un ton peu autoritaire

- OUVRE LA PORTE J’AI DIT !
Elle venait d’hausser le ton.

Alors j’exécutai sa demande. Ou son ordre. Je continuai de la suivre dans chacun de ses déplacements à travers la chambre, faisant tout pour croiser son regard et y imprégner cette expression de mal que j’avais au visage.

- Laisse-moi t’expliquer, s’il te plait, Cam !

Puis pour la première fois depuis ce matin, elle me fit volte-face et son regard croisa le miens. Ce fut comme recevoir une claque en plein visage. Elle était tellement froide, mais aussi tellement détruite. Je ravalai et baissai la tête.

- Il n’y a rien à expliquer.

- Je n’ai jamais voulu te faire du mal !

Elle referma sa valise, puis eu un ricanement, avant de me regarder de nouveau.

- T’es en train de me dire que tu voulais faire du mal à ma sœur, là ? Parce que tu vois Tom…Tu vois, toi et moi, ça n’aurait jamais pu marcher. D’abord t’as peut-être le sexe de la taille d’un éléphant, mais t’as 0 d’quotient intellectuel, et malheureusement pour toi, c’était la deuxième option que j’aurais voulu voir chez toi. Et tu ne m’as jamais démontré que tu tenais à moi. Et… Et ce que tu as fait, c’est la chose la plus horrible que l’on puisse faire à quelqu’un. Je ne te pardonnerai jamais Tom. Jamais, t’entends ? J’ai tellement hâte de partir et de sortir de ta vie. Tellement hâte.

Camille baissa les yeux vers sa valise, et alla en chercher une autre, pour continuer de les remplir de vêtements et d’autres babioles. Elle réussissait malgré tout à paraître force. Cette force, que je croyais être le seul à détenir. Mais franchement, elle y arrivait beaucoup mieux que moi.

Je la fixai, figé. Je mis un certain temps à répondre, probablement sonné parce qu’elle venait de dire.

- Je tiens à toi, qu’est-ce que tu dis là ! Je… Je me suis battu pour toi, Cam’ !

Elle eut un autre rire sarcastique.

- Oui, tu t’es battu. Georg tient à moi, lui, et il ne s’est pas battu.
- Non il … Il t’a dit des idioties à mon sujet pour t’avoir auprès de lui !

Elle soupira.

- MERDE, tu ne comprends donc rien ?! Je vous quitte tous ! Je ne reverrai jamais Georg, ni Bill, ni Gustav, ni toi ! C’est fini Tom. F-I-N-I. Et Georg devait s’en douter.

Je répliquai, moins sûr de moi ;
- J’me suis quand même battu pour toi ! Je t’aime Camille !

- Menteur. Tu ne m’as jamais aimé. T’étais juste fier parce que tu savais que Georg était amoureux de moi, mais qu’il ne m’avait pas.

- Cam ! J’t’en prie, reste !
- Tom, arrête. Ma sœur… Ma sœur, tu te rends comptes ?

Puis elle murmura pour elle-même ;

- Je me croyais à l’abri de tout. Je n’ai jamais pensé que j’aurais pu être naïve pour un truc aussi énorme que ça. Qu’est-ce que j’vais dire à Noémie, quand elle me demandera pourquoi j’vous ai quitté ?!

Je restai dans le fond de la pièce, incapable de me déplacer de nouveau. Elle s’arrêta, les yeux pleins d’eau, et fixa le mur du fond. J’ignore à quoi elle pensait précisément, mais je conclu qu’elle réfléchissait à tout ce qu’elle avait vécu avec nous. Que ce soit lors de son arrivé ici, de sa reconnaissance envers le public, des entrevues qu’elle a passé en tant que ma copine. Elle a fait sa réputation parmi nous. Nous en avons vécus des trucs, elle et moi. Dire que tout était terminé. Je n’arrive pas à y croire. Ça fait tellement mal. J’ai tellement mal. On venait de signer mon arrêt de mort, et j’en étais conscient. Peut-être aurait-il été mieux que l’on arrête tout. Que le groupe se dissout. Mais Georg et David tenaient à continuer. Peut-être parce que pour le bassiste, c’était tout ce qu’il avait, lui aussi. Il venait de perdre la femme qu’il aimait, mais il avait aussi perdu un ami – moi. Puis, tout avait changé. Ça ne reviendra jamais comme avant. Nous le savions tous.

- Camille. Qu’est-ce que je dois faire pour me faire pardonner ?

Elle baissa la tête. Sa lèvre inférieure tremblait.

- Rien, Tom. Partir. Partir loin, disparaître de ma vie, de ma vue !
- Promet moi qu’un jour l’on se reverra…

Soufflais-je, sentant mes yeux s’emplirent de larmes.

- J’aimerais te promettre que … Que je ne te reverrai plus jamais, mais pour être honnête, j’en doute. Je vais continuer dans le journalisme, et il est fort probable que l’on se rencontre. Mais ne viens pas me parler, dans ces cas-là. Parce que tu sais que je pourrai tout détruire en un claquement de doigts. Tu le sais ça, n’est-ce pas ?

Je relevai la tête vers elle, perturbé.

- Réponds-moi.
Ordonna-t-elle, durement.

- Oui.
Murmurais-je.

Je m’approchai, et me posai derrière elle, avant de souffler ;
- C’est vraiment fini … Toi et moi ?

Elle referma sa deuxième valise, puis me fit volte face.

- Dis-toi que ça n’a jamais débuté, ou même, existé.

Présent

Mes yeux se posèrent à nouveau vers l’ordinateur portable qui traînait sur la table au travers de paperasses datant d’un mois ou deux. L’article que Beauxchamps avait écrite sur Georg faisait la unes des sites d’actualités ;

« Le passé de Georg Listing, guitariste de Tokio Hotel, semble toujours faire parti de son présent.
Par Camille Landry

Georg Listing, récemment interné dans l’aile psychiatrique d’un hôpital à Montréal, démontre des signes d’aliénations mentales, de tendances suicidaires, et de dépression sévère !

Montréal 10 juillet – Il y a un an, tout semblait être parfait chez les Tokio Hotel ; Un nouvel album en préparation, des concerts à n’en plus finir, quelques membres du groupe en couple, ainsi que plusieurs autres facteurs laissant présager le bonheur chez ses quatre garçons populaires depuis maintenant un peu plus de 4 ans. Mais était-ce vraiment le cas ? Du moins, la question se pose principalement pour le bassiste, Georg Listing. Ayant côtoyé le groupe pendant 11 mois, je peux affirmer que le jeune homme m’a semblé, pendant ces 11 mois, être dans tous ces états. Il répondait vaguement aux entrevues que je faisais passer à son groupe, il relatait sans cesse le viol de cette jeune Noémie Beauxchamps qui s’est déroulé il y a un peu plus d’un an maintenant. Les signes ont démontrés qu’il ne s’était jamais remit de ce procès. Aurait-il quelque chose à caché ?

Georg Listing m’a souvent répété qu’il aimerait effacer ces souvenirs dedans sa tête. Quels souvenirs ?! Il m’a aussi rappelé inlassablement les longs cheveux blonds de la victime, qui n’a toujours pas trouvée son coupable. Malgré tout cela, il gardait toujours un air neutre. Il ne semblait avoir aucuns regrets. Un être sans pitié, ce jeune bassiste ? À vous de me le dire !

Ajoutons aussi à tout cela, son entrée de force à l’hôpital juif de Montréal (Québec, Canada). Pourquoi dans l’aile psychiatrique ? Vous demandez-vous sûrement… Eh bien après avoir rendu visite à G.L, et avoir discuté avec lui, mon ami médecin et moi avons pu conclure qu’il souffrait d’aliénations mentale et qu’il était atteint d’une dépression sévère avec tendances suicidaires. En effet, l’homme a répété à multiples reprises « Noémie, sois sage, tout ira bien, je ne te ferai pas de mal. ». Cela ne présage rien de bon… Sans oublier que les infirmières ont dû lui retirer tout objet tranchant dedans sa chambre car il menaçait de se suicider.

Alors les fans ? Tokio Hotel est-il toujours le meilleur groupe de l’heure ? Je l’ignore, mais en ce moment, il est sans doute le plus médiatisée ! »


Tandis que je descendais la page web pour lire les commentaires de cet article, le téléphone sonna. Mes yeux se fermèrent. C’était qui ? Les journalistes ou David ? Je laissai sonner plusieurs coups, avant de prendre le combiner, et de lancer, la voix chevrotante, un « Hallo » hésitant.

- Tom, sois tu fais un annonce à la presse, sois les policiers s’en chargeront.
- Vous … Ils … Vous allez tout reporter aux autorités ?
- Oui, notre conversation à été enregistré, et Camille à de nombreux enregistrements contre toi. Je suis désolé. C’est l’entente que nous avons eu. Tu n’avais qu’à être présent si tu voulais défendre ton point de vue.

Je m’écrasai sur le sofa, en larmes. Sanglotant au bout du fil. J’avais espoir au fond de moi que ces larmes qui roulaient sur mes joues attirent la compassion de mon manager, mais il n’en fut rien. Il raccrocha quelques secondes après tout ça, sans ajouter quoi que ce soit.

Je me contentai de m’assoir sur la chaise de la cuisine, et d’ouvrir un document sur mon portable, puis d’y écrire, pleurant bruyamment ;

Je suis désolée.
J’ai préféré ma propre justice à la vôtre.
Une justice lâche, mais une justice tout de même.

Pardonne-moi Camille,
N’oublie pas que tu n’es pas responsable de cet acte.

Bill, cher frère, cher âme,
Sache que je t’aime vraiment fort, et que si je fais cela, c’est pour mieux veiller sur toi. Pardonne-moi, toi aussi. J’aurais aimé te savoir fier de moi Mais je ne veux pas te savoir triste.

Georg, mon seul vrai meilleur ami,
J’ai tout gâché, évidemment. Je te défends d’avoir pitié.


Puis en tout petit, j’inscrivis ;

Je m’efface de ta vie à jamais Noémie Beauxchamps, j’espère que ça te sera bénéfique.


3 heures plus tard, narrateur absent

C’est dans la chambre du présumé coupable qu’ils découvrirent un corps inerte, se balançant au bout d’une corde. Les policiers prirent une multitude de clichés, et recueillirent les indices, tandis que les ambulanciers vinrent constater le décès sur place, et sortirent le cadavre bien enveloppé dans une toile noir, zippée jusqu’au bout.

Encore une fois, rien ne s’est passé comme prévu.

L’expression « mort de honte », venait de prendre, malheureusement, tout son sens.


& BAAAAANG.
Ça m'est venu comme ça...
Vous en pensez quoi ?

Ah, et en passant, la fin est écrite mes p'tits amis!

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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Avril 23rd 2009, 2:33 am

Chapitre 25 ; Il pleut.


Point de vue de Bill.
Une semaine après ça.



Une multitude de fans attendaient à l’extérieur de l’église, ainsi que 2 centaines de médias, qui commentaient et filmaient l’enterrement. Quant à moi, j’étais debout, première rangée, les yeux livides. Maman était à mes côtés, et l’on fixait mutuellement le cadavre embaumé et bien couché dans son cercueil, qui m’avait l’air si confortable. Si seulement j’avais pu prendre sa place. Ou l’accompagner. Ma mère avait se mouchoir qu’elle étampait sous ses yeux aux 2 secondes, mais moi, je n’étais capable de rien. Respirer me demandait tellement d’effort. Puis tous ces gens, qui pleuraient à s’en fendre l’âme derrière moi … Je les enviais. J’aurais voulu hurler ma rage, exprimer cette peine qui m’arrachait le cœur. Mais je n’y arrivais pas. En 7 jours, j’avais dormi 3 heures. Et je n’avais qu’avaler une maigre soupe. J’avais élu domicile chez ma mère, qui dormait aussi peu que moi.

Dedans ma tête je revoyais tous ces honneurs rapportés, chaque fois que le nom Tokio Hotel résonnait dans un quelconque micro, dans un quelconque reportage. Dedans ma tête j’entendais encore les fans crier, je les revoyais tenir les pancartes; Tom, Ich liebe dich ! Moi aussi je l’aime, mon frère. Plus que tout au monde. Mes yeux se fermèrent, et j’eue la nausée l’espace d’un instant. Lorsqu’ils se rouvrirent j’eu l’espoir de me réveiller, et de réaliser que ce n’était qu’un rêve, mais il n’en fut rien. Il était vraiment parti. Ou « mort », comme diraient certains. Mais pas moi, ce mot, je le trouve dégoûtant. La mort signifie, tout, et rien à la fois. Alors qu’un départ, peut tout simplement annoncer un voyage vers une destination mystère. Un beau voyage.

J’avais vraiment l’impression qu’on était entrain de me tranchait avec la tronçonneuse, et qu’on me forçait à voir tout ça. Je sentais les lambeaux de chairs se déchirer, et s’écraser sur le sol. Puis le sang se déverser, et couler, couler, couler. On m’arrachait une partie de moi. On m’enlevait à Tom.

Derrière nous, il y avait Georg, Gustav, Camille, et David. Et dans le banc derrière eux, se trouvait toute notre équipe, ainsi que nos amis (peu nombreux). J’aurais pu leurs en vouloir, peut-être même que j’aurais dû, mais j’en étais incapable. Ils n’auraient jamais voulu que mon frère se suicide. Ils ne sont pas comme ça, et j’ai encore assez de lucidité pour le reconnaître.

Le service débuta, et mes yeux trouvèrent le sol. J’étais incapable de regarder mon frère plein de vie, désormais inerte, immobile. J’étais tellement seul au monde. Que me restait-il ? Le groupe venait d’être dissout, et mon frère n’était plus là. Je ne vivais pas que pour le groupe, certes, mais je n’arrive plus à cerner qu’est-ce qui me sert – ou pas, dans la vie.

Je souffre. Je t’en prie Tom, emporte-moi. Je ne t’aurai jamais tourné le dos, pourquoi a-t-il fallut que tu partes ? Comment as-tu osé me faire ça ?

Et c’est à ce moment-là que mes genoux me laissèrent m’écraser sur le sol, et qu’un cri tranchant interrompit la voix du prêtre.

De gros sanglots me secouèrent, j’étais incapable de me relever, ni même de cesser tout ça. Ma mère me regardait, complètement pétrifié, puis contre toute attente, se fut Camille qui s’avança, et qui me serra dans ses bras.

- N’abandonne jamais Bill, tu peux traverser ça. J’en suis certaine. Tu es fort, tu le sais ça ? Tu y arriveras. Rappelle-toi Spring Nicht … Tom a préféré sauté pour toi. Rappelles-toi aussi ce qu’il t’a écrit ; Je ne veux pas te savoir triste. Tu ne t’en remettras peut-être pas maintenant, mais tu t’en remettras, j’en suis persuadé. Tout ira bien, chut.

Elle caressa mes cheveux et m’aida à m’assoir sur le banc. Elle passa le reste de la cérémonie à me réconforter, et à contenir ses propres larmes, sa propre peine. Elle me serrait contre elle, me murmurait de gentilles choses. Pour être honnête, je ne m’attendais pas pour le moins du monde à cela.

Ce n’était pas Spring Nicht que j’avais en tête, moi, c’était In die Nacht.

« Tu es tout ce que suis. Tout ce qui coule dans mes veines. »
Et tous ces beaux mots qui ne veulent plus rien dire lors que l’être qui représente tout pour vous vous à quitté.

Mes yeux se fermèrent et je serrai la main de Camille.
Retenant un nouveau flot de larmes.

À la fin de la cérémonie, Gustav et Georg sortirent avec une photo et une guitare, alors que la chanson An deiner Seite jouait, et enterrait presque les sanglots – qui s’intensifiaient. Cam m’aida à me lever, et me demanda si je tenais à aller à l’enterrement, question auquel je répondis affirmativement.

L’on se dirigea vers le vaste cimetière, sous la pluie, sans parapluie, ni rien pour se couvrir. Ça m’était tellement égale. Les médias tentèrent de nous poser quelques questions, mais je ne fis aucuns commentaires. Seul Gustav commenta ;

- La famille est atterrée, il en est de même pour les amis – et pour nous aussi, veuillez-vous tenir à l’écart s’il vous plaît.

Chose, qu’étrangement, ils respectèrent.

Les fans qui étaient derrière une barrière tenaient à peu prêt toutes une pancarte; Sois fort Bill – On t’aime Tom - Allez, les gars ! – Simone, nous sommes avec toi. – Et plusieurs autres.
Un geste que je trouvai remarquable.

Georg, Gustav et Camille, m’aidèrent à me rendre, et sur place, je vis une dernière fois le cercueil, que je caressai du bout des doigts, pleurant à chaude larmes.

David était derrière nous 4, atterré, lui aussi. Il s’en voulait, je le sentais. Avant que le prêtre ne débute les prières, je me retournai vers lui, et plaçai ma main sur mon épaule ;

- Ne t’en veux pas, David. Tu n’y es pour rien.

Il hocha doucement la tête, et une multitude de larmes déboulèrent sur ses joues.

Je fis quelques pas, sortis de la foule, puis m’écrasai à quatre pattes, vomissant probablement toute la bile que j’avais dans le corps. C’était une douleur mentale si forte, qui s’exprimait désormais physiquement. Personne ne peut comprendre le mal de perdre son âme sœur, celui qui est votre moitié. Personne, sauf deux jumeaux identiques, ou deux jumelles identiques. Ça ne se décrit pas, ça ne s’exprime pas.

Gustav s’approcha, hésitant. Il me regarda un instant, avant de me tendre une main, que j’acceptai, pour me relever.

- C’est presque fini, ne t’en fais pas.
Murmura-t-il.

- C’est ça le pire Gustav, c’est ça le pire …
Répondis-je, faisant un effort surhumain pour ne pas m’écrouler de larmes à nouveau.


& ce chapitre, comment il est ?

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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Avril 23rd 2009, 2:37 am

Chapitre 26 ; Recommencer à zero


Point de vue Georg, une autre semaine plus tard.

Voilà deux mois que j’ai pris la décision de venir au Canada rencontrer Camille. Je n’aurais pas pensé que cela prendrait de telles proportions, pas pour le moins du monde. Dans un sens je regrette, et je me sens coupable, car si je n’avais pas ravivé cette histoire, un ami serait toujours parmi nous, et Bill ne serait pas aussi mal en point, mais dans un autre sens, cette histoire nous à tous fait grandir. L’histoire de Tokio Hotel restera marquée à jamais dans le cœur des fans. La mienne aussi.

Le lendemain de la cérémonie, un article flatteur et élogieux avait été écrit par Christian Sévigny, assisté de Camille Beauxchamps (ou Landry, son nom de journaliste). J’ignore où cette femme puisait toute cette force, mais franchement, elle m’épatera jusqu’à la fin des temps.

J’étais retourné au pays, en Allemagne, et je tentais de reprendre ma vie. Ma nouvelle vie. Cette vie hors des médias, hors de Tokio Hotel. J’avais l’impression d’être un orphelin, mais je me refusais de penser cela, lorsque je comparais mon existence à celle de Bill. On m’abordait toujours dans la rue, évidemment, notre fin était fraîche, mais les discussions n’étaient plus centrées sur les mêmes thèmes. On me parlait de nos débuts. Et chaque fois qu’un fan nous relatait tous nos moments, je retenais une boule qui remontait dedans ma gorge. Ça ne reviendrait plus.

Puis, un grincement me sortit de mes pensées. Une lettre venait d’être glissée à travers la fente qui servait au courrier, via ma porte d’entrée.

Je la débouchai sans attendre ;

« Salut Georg, c’est Camille,

Désolée pour le retard sur tes lettres, franchement, tu sais qu’avec tout ce qui s’est passé, je n’avais pas la tête à ça (bon, d’accord, ça date d’il y a presqu’un an, mais bon, je tenais à me justifier maladroitement ! ). Contre toute attente (eh oui !), je te réponds. Tout va bien ici, au Canada. Enfin, presque. J’essaie de refaire ma vie, ce n’est pas facile. Et toi, comment tu t’en tires ?

Oh, avant de recevoir une réponse, je tenais à te préciser … Georg, j’ignore si tu te faisais toujours des espoirs mais … Enfin, il vaudrait mieux que l’on reste ami (mais que l’on garde contacte, bien sûr). Tu comprends ?

De plus Christian et moi, on est un couple maintenant (depuis un peu plus d’une semaine).

Je tiens à toi, malgré ce que tu penses, et je suis sincèrement désolée pour tout le mal que je t’ai fais.

Cam’ Beauxchamps-Landry, qui s’excuse de la courté de cette lettre !
xxx »


Malgré tout, mon cœur s’allégea. Elle souhaitait que l’on reprenne peu à peu contact, et même si c’était en tant qu’ami, ça me convenait. Je ne pu m’empêcher de sourire, puis de lui répondre.


Puis celui-ci, il est comment ? XD

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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Avril 23rd 2009, 2:44 am

Chapitre 27 - FINALE - ; Je suis moi.


3 mois plus tard

- AHAHAH ! Très drôle oui ! Puis toi et Christian ...
Débutais-je, hésitant. Je continuai ;

- Ça va toujours aussi bien ?

- Si on veut, oui …
Répondit-elle, peu sûre d’elle.

Nous étions tellement proches l’uns et l’autres. De véritables amis, qui pouvaient tous se dire, et qui tentaient de s’en sortir l’un et l’autre. Je n’aurais pas pensé la jeune femme capable de se confier, mais je fus surpris de constater que je m’étais trompé à son sujet ! Noémie était au courant de tout cela, mais elle semblait s’en remettre. Elle avait mit énormément d’efforts pour se sortir de tout ça, et l’explication que lui avait fourni sa sœur avait été bénéfique, et la jeune blonde avait comprit que c’était normal, malgré tout, d’avoir développé des liens avec nous après nous avoir côtoyé autant de temps. Évidemment, nous nous ne sommes jamais revus … Autant Noémie et moi, que Camille et moi. Tout cela ne se faisait que par lettre et téléphone (Avec Camille,hein ! Je n’ai aucuns contacts avec la petite).

Beaucoup d’eau avait coulée sous les ponts, depuis 2 ans. Et même, depuis 3 mois.

Bill projetait d’écrire un livre, Gustav avait été reprit dans un autre band, quant à moi … Quant à moi, je n’avais, certes, aucuns projets, mais ma vie allait de bon train. Je n’avais pas rencontré personne, et mon cercle d’ami ne s’était pas agrandi non plus, mais tout allait pour le mieux – ou presque, et je ne me plaignais de rien.

- Écoute, j’hésite à t’en parler mais … Qu’est-ce que tu dirais si je venais passer quelques jours chez toi, en Allemagne ?
Demanda la journaliste.

J’entrouvris la bouche, mais fut complètement bouche-bée. Je ne m’attendais pas du tout à cela !


4 jours plus tard

J’attendais fébrilement à l’aéroport la venue de mon amie. Non seulement en deux ans elle n’était jamais venue dans ma demeure, mais ça allait aussi être la première fois que j’allais la revoir depuis l’enterrement. Quel stress cela était. Je n’avais pratiquement pas dormi de la nuit, et je me posais cent milles questions, dont la principale était ; Pourquoi a-t-elle prise cette décision ?

Je fixai la porte par où Camille devait entrée, jusqu’à ce qu’on me touche l’épaule. Je pivotai sur moi-même, et je vis la jeune femme, gênée.

- Salut…

Je la serrai dans mes bras et lui fis la bise. Un malaise fit place.

- Alors ... Passé un bon voyage ?
- Oui, parfait ! Alors, tu me montres ça, cette maison ?!

J’eue un large sourire et acquiesçai.

Le trajet fut plutôt silencieux, jusqu’à ce qu’elle rompe le silence;

- Tu me manquais tu sais.

Je détournai la tête,

- À moi aussi…

Ce fut les deux seules phrases de notre courte balade en voiture. Le silence en disait long, et nous n’avions pas besoin d’entrouvrir la bouche pour se comprendre mutuellement.

Je l’aidai à débarquer de la voiture, et entrai avec ses bagages en main. Elle suivait derrière. Camille était silencieuse mais je n’exigeai rien.

À l’entrée, je déposai ses valises et retirai mes chaussures. Elle me regarda longuement.

- Tu es toujours aussi beau.

- Camille, qu’est-ce qui se passe ? Tu n’es plus avec Christian ?
Demandais-je, vraiment intrigué par tout ça.

- Oui, mais … Enfin… Ça ne va plus trop, lui et moi. Nous sommes en pause, c’est d’ailleurs pourquoi j’ai décidé de venir ici.

- Mais qu’est-ce qu’il va en penser ? Je suis tout de même ton ex, et tu sais bien qu’il n’apprécie pas que l’on soit ami, alors imagine si …

- Si quoi ? Il n’a pas à choisir mes amis, ni même ceux à qui je décide de rendre visite – ou pas.

Elle ramassa ses valises et me jeta un regard perturbant.

- Alors, tu me la fais découvrir cette maison ?

- Oui, bien sûr !

Et je lui présentai alors toutes les pièces, qu’elle commenta également gentiment. Je lui montrai aussi sa chambre, qu’elle apprécia grandement.

La gêne et le malaise s’estompèrent les heures qui suivirent, puis je lui fis visiter une partie de l’Allemagne à chaque jour, lui racontant les souvenirs qui se rattachaient à chaque bout du pays. Gustav et Bill sont même venus lui rendre visite, et ils se sont montrés très chaleureux. Camille nous avait manqués à tous.

La 6ieme nuit, tandis que je me retournai dedans mon lit, bien endormie, je sentis une forme à mes côtés. Je sursautai.

- Camille, c’est toi ?!
- Qui d’autres ?
Répondit-elle, un brin amusée.

- Qu’est-ce que tu fais là ?

- Ben … J’te rejoins en secret, comme on avait l’habitude de faire en tournée !

J’eu un léger rire, et un flot de mémoires remontèrent en surface.

- Alors, ça te manque tout ça ?
- C’est toi qui me manque Georg. Je n’ai jamais cessé de repenser à nous deux. Seulement, j’avais un deuil à faire. Je devais me pardonner à moi-même, mais aussi vous pardonnez à vous. Et c’est chose faite.

- C’est vrai…
Avouais-je. Puis, je poursuivis ;

- Je ne sais pas si j’aurais été capable de te reparler comme si de rien était, si je n’avais pas tout réglé avec moi-même … Et avec toi, bien sûr !

Gêné, j’ajoutai ;
- J’ai tellement rêvé que tout soit comme avant…

- Pas moi.

Mes illusions se brisèrent.

- Pas moi, non … Je … Je souhaitais prendre un nouveau départ, mais jusqu’à tout récemment, j’ignorai que ça se pouvait.

Et de nouvelles illusions se formèrent.

- Georg, est-ce que tu veux bien m’embrasser ?

Tous deux couchés dans mon lit, je tournai la tête vers elle, et lui adressai un léger sourire.

- En es-tu certaine ?
- Oui.

- Alors bon, je ne me ferai pas prier !

Elle sourit à son tour, et mes lèvres se posèrent délicatement et chastement sur les siennes. Elle caressa ma joue du revers de ses doigts, et nous continuâmes à s’embrasser. Comme ça m’avait manqué. Au fond de la pièce, j’eu l’impression qu’une présence irréelle y était, mais j’avais aussi l’impression que cette présence me donnait son approbation, et c’est avec ce sentiment de renouveau que j’embrassai plus amoureusement que jamais, ma flemme de toujours; Camille Beauxchamps, qui prolongea le baiser d’une manière qui me démontrait qu’elle n’hésitait même pas sur ce qu’elle ressentait.

J’avais été quelqu’un d’autres pendant quasiment 3 ans. Mais désormais, je suis Georg Listing, et on m’aime pour ce que je suis.


La finale a-t-elle été à la hauteur du début ?
Est-ce trop à l'eau de rose ?
Sérieux, s'il vous plait, éclairez-moi, j'ai tellement peur de tout gâcher XD


Je tenais à remercier tous nos fidels lecteurs, que ce soit sur le forum canadien ou celui francophone (Désolée pour les fautes !) ; Justine, Chenzen, Poup, Magdalane, Stl, Alison, et toutes les autres que ma mémoire à cacher trop profondémment !

Vous avez su me donner confiance en moi, trouver les bons mots pour me remettre sur le droit chemin, vous nous avez supportés, et encourager. Vous êtes de superbes lectrices, et j'ai eu une chance incroyable de vous avoir ^^. Merci aussi à Leben, qui nous a tout de même offert des chapitres excquis, mais qui s'est éclipsé trop tôt, pour des idioties. Merci de nous avoir lu au bout, merci, merci, merci. Je suis franchement triste d'abandonner nos 4 garçons, ainsi que la fantastique et forte Camille, mais je pense qu'ils seront capable de se débrouiller sans moi.

Merci, encore une fois.
Et ... N'oubliez pas de me dire qu'est-ce que vous pensez des chapitres finaux XD

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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Avril 23rd 2009, 11:11 pm

WOWWWWWWWWWWWWWW!!!!!!!!!!jai vraiment adore!!
le 1 chapitre j'etais tout melange pis je voulais pas lire la suite...mais maintant je suis heureuse d'avoir lu cette histoire...elle est vraiment bonne!!Smile
je pensai po que Tom alle se suicider Surprised...jai meme pleure quand jai lu le chapitre avec son enterrement Sad
meme si je savais en quelque sorte que cest Tom qui a viole la fille jai ete sourpise quand georg la dit.
cest tres triste mais en meme temps une histoire de vie. I love you
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Avril 23rd 2009, 11:50 pm

Owhnnn <333
Merci.
J'savais pas que tu lisais cette fic XD

<33

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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Avril 23rd 2009, 11:59 pm

Je suis tellement triste de voir la fic se terminer!
Au départ, quand j'ai commencé à la lire, j'hésitais un peu, car je ne comprenais pas grand-chose... Maintenant, comme EmOTH, je suis vraiment heureuse d'avoir continué jusqu'à la toute fin. J'ai adoré chacun des chapitres, chacune des phrases, chacun des revirements inattendus du récit. J'ai littéralement savouré ma lecture et je te remercie, ainsi que Lebenforever pour les premiers chapitres, d'avoir partagé avec nous cette histoire.
Honnêtement, je n'ai rien de négatif à dire.
J'ai ressenti tellement de sentiments différents tout au long des chapitres...
La preuve: J'ai pleuré lors de l'enterrement de Tom!
Il y a eu tellement de rebondissements et de surprises, c'est formidable de nous avoir autant tenues en haleine et étonnées.
Et la finale a effectivement été à la hauteur du début. Wink
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Avril 24th 2009, 12:08 am

Owhhhhh wow <333
Vos commentaires me touchent réellement, ma plus grande peur est de décevoir mes -nos- lecteurs <3333
Merci, merci, vous me rendez juste bouche-bée *_*

_________________
Aly*
......................................
Liberté.
Car la vie nous amène à changer,
mais elle nous rappelle toujours de ne pas oublier nos origines.

......................................
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Aujourd'hui à 11:48 pm

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[Fanfiction] Ich bin nich' ich
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