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 [Fanfiction] Ich bin nich' ich

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Lebenforever
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 16th 2008, 8:52 pm

Ahah disons qu'elle avait du cash dans ses poches Rolling Eyes
Désolée, c'est que moi je transporte toujours mon cash dans mes poches de manteau, genre mon porte feuille c'est pour mes nombreuses cartes Smile


EH CHITE XD
J'avais pas réalisé pour l'affaire de la soeur O_O
J'édite Wink
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 19th 2008, 2:20 am

J'adore les derniers chapitres!
Mautadine, je ne peux plus me passer de votre fic, j'ai hâte de tout comprendre. xD
Georg fait pitié, pauvre ti-pit! J'ai juste envie d'aller le consoler. n_n
Ok, ma gueule. XD
Vivement la suite. ^^
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All.He.Sun
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 19th 2008, 8:33 pm

Je la fais après le 22.

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MagdaLand
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 19th 2008, 9:16 pm

Ohh cool j'ai hâte de la lire ta suite!!!
Le 22 par exemple je suis chez mon amie donc elle va devoir me laissé venir voir si ta mis une suite parce que si non je pique une crise. XD
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All.He.Sun
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 29th 2008, 9:09 pm

Voilà désolé pour l'attente.
Désolée c'est pas super --'

Chapitre 14; Illusions


Deux ans plutôt ;

Et si je n’étais pas coupable ?
Ce fut la première pensée qui vint m’assaillir en me levant ce matin là. Et si ces flashbacks étaient une pure invention de mon subconscient dérangé ? Et si cette impression d’avoir touché un corps nu cette nuit-là, était en fait la vision d’avoir vu quelqu’un d’autre le faire à ma place ? Et si c’était Tom ? Ou même Bill ? Et Gustav, pourquoi pas ? Oui … Et si ce n’était pas moi ? J’ai toujours pensé que j’étais le coupable, j’y ai toujours cru. Et j’y crois toujours, évidemment. Mais des doutes s’installent dans mon esprit. J’ai des principes. J’avais des principes. Comment ai-je fait pour passé devant ceux-ci en une seule soirée ? L’alcool, sans doute. Oui, mais ai-je été stupide à ce point ? Oui, non ? Peut-être que je n’ai pas été le seul à la violer. Peut-être que je l’ai fait, oui, mais accompagné !

Hier soir j’avais refusé de tout raconter ce que, moi, je savais. J’avais pensé sérieusement à le faire. Mais j’ai assez souffert comme ça. Et je redoutais sa réaction. Les gars se sont toujours efforcés de ne pas mentionner cette histoire là en ma présence. Le respect, qu’ils appellent ça. Mais Camille les a fait changer d’avis. Est-ce que je dois lui en vouloir ? Et même si je le devais, je ne pense pas que j’y arriverais. C’est évidant qu’elle n’a pas eu la vie facile, elle aussi. Ça se lit à même son regard !

Tandis que vers midi, j’étais assis sur mon lit à regarder les fans par la fenêtre, on toqua à ma porte.

- Je pense qu’on doit se parler.
Je tournai la tête, surpris.

Gustav ?


Présent ;

- Tu feras encore la une demain, Listing ! Comme il y a…

Mais je ne le laissai pas terminé, perturbé.

- Deux ans, oui.

Ma mine déconfite s’accentua d’avantage. Encore, et encore, et encore, et encore, et encore, et encore. Ça ne se terminera donc jamais. Jamais. Je fermai les yeux, étourdit. Saloperie de médicaments. Ma tête me faisait affreusement mal. J’avais oublié en l’espace d’un instant que j’avais fait un accident. Et que j’étais venu ici pour Camille. Seulement Camille. Malgré tout, je continuai d’avancer vers eux, alors qu’ils reculaient toujours vers la porte, en riant, et en me photographiant.

- Comment avez-vous su que j’étais ici ?
Finis-je par dire, dans un souffle.

- Camille Beauxchamps, évidemment ! Tu n’étais pas au courant qu’elle était munie de son magnétophone, au rendez-vous que tu lui as fixé ? Tu ne savais pas que c’était une affaire d’argents et d’augmentations, encore ? Oh mon pauvre … Une star internationale comme toi devrait pourtant se méfier des journalistes comme elle.
Ils sourient.

- Pas Camille … Elle ne ferait jamais ça …
Mais je n’y croyais pas. Et mon ton le laissait paraître. Mes illusions, bercées depuis si longtemps, venaient d’être brisées, une fois de plus. Une fois de plus j’avais agis en idiot. Je suis un idiot. Et plus rien ne me rattachait à cette vie. Plus rien. Ni même Bill, ou Gustav. Ni même Tom. Et encore moins Camille. Que me restait-il ? Des parents absents. Des fans. Et … Et quoi d’autre ? Rien.

Camille. Je la croyais si bien, si intelligente ! Je la croyais parfaite ! Oh p*tain. Qu’est-ce qui m’a pris ? Qu’est-ce qui m’a pris de m’être rattaché à cette foutue journaliste ? Qu’est-ce qui m’a pris d’avoir cru en l’impossible ?

Mon regard de haine se changea complètement. Un regard perdu, un regard blessé profondément. Depuis deux ans ma vie ne se résume qu’à des souffrances. Oh, ne croyez-pas que je me plains. Loin de là. Je fais le bilan.

Et mes deux yeux fixèrent ces trois hommes disparaître et refermer la porte. Content de leurs coups … Et de leurs photographies.

Je m’approchai, vacillant, et je m’écrasai sur la porte en poussant un cri ultime. Extériorisant à quel point je me sentais blessé, et trahis. La trahison est le pire des sentiments. Et le mensonge aussi. Malgré tout ce que j’ai pu faire, ou ne pas faire, je n’ai jamais trahis personne. Et la seule personne à qui j’ai menti, c’est à moi-même. Je pleurais. Fort, bruyamment, et j’hurlais. Je n’en pouvais plus. J’avais l’impression d’avoir craché tous les souvenirs heureux qu’il me reste de Camille et des trois autres. J’avais l’impression de m’être éteint, ce soir, contre la porte de ma chambre d’hôpital, au Canada. Ce n’était pas une impression. C’était le cas. C’était vraiment le cas. Et tout ça grâce à eux. Eux, que je croyais. C’était bien ça le pire.

- Monsieur … Monsieur ?
La jeune infirmière me regarda, intriguée.

- Laissez-moi mourir. C’est tout ce que je souhaite maintenant.
Je m’étalai sur le sol, fatiguée, priant Dieu ou n’importe quelle autre connerie de m’emporter.
Et c’est comme ça qu’on m’a amené en psychiatrie. Joie.


Deux ans plutôt ;

- J’ai besoin de savoir. Je n’en peux plus.
Je fronçai les sourcils. Gustav ramassa une bouteille d’eau à moitié vide, et il en bu le reste. Son regard inquiet se posa sur le miens, et il vint s’assoir tout près, en fixant la fenêtre à son tour.

- Elles sont toujours là. N’est-ce pas ?
Dit-il d’un ton las.

- Toujours, oui.
J’entrouvris la fenêtre, laissant une brise fraîche envahir la pièce.

- J’aimerais bien que tout s’arrête, parfois.
Il était perdu lui aussi. Nous l’étions tous. Je ne nous avais jamais connus comme ça. Je me retournai vers lui et lui adressai un pauvre sourire, qu’il me rendit sans avoir vraiment avoir envie de le faire.

- Moi aussi. Mais quand je les regarde qui nous attendent, sois je me dis que c’est pathétique, ou que c’est ça qui me permet de faire mon métier. Ou ce que j’aime.

Gustav hocha la tête machinalement, en soupirant.

- Parce que ça te plait toujours, toi ?

- Non … Enfin oui … Ça dépend.
Je ris doucement. Un rire que mon ami ne partagea pas.

Il referma soudainement la fenêtre, et son regard vint se planter dans le miens. Il avait changé du tout au tout.

- Parles moi de cette soirée.

Je fronçai de nouveau les sourcils, sentant mon cœur se serré d’angoisse.

- Laquelle ?
Évidemment, je savais à quoi m’attendre. J’espérais seulement qu’il me rassure … Ce qu’il ne fit pas, bien entendu ;

- Noémie Beauxchamps, et tout ça … Cette soirée-là.


Présent ;

Les médicaments qu’on m’avait donnés pour calmer mes tendances agressives et hystériques m’avaient calmé … Tellement calmé que j’avais sombré dans un sommeil profond. Je ne me sentais plus en total contrôle de moi-même, mais je ne m’en plaignais pas. Au contraire. Je n’avais plus à penser. Ou à me torturer. Les deux étaient la même chose. L’un ne va plus sans l’autre.

J’ignore combien de temps après tout ça, une main se posa sur ma chevelure emmêlée. Pris de panique, dans la peur que ce soit un nouveau journaliste, je tentai de m’échapper de cette faible emprise, mais je n’arrivais à rien. Je me sentais mou, et incapable de bouger. Mon regard parcouru la pièce, et je réalisai enfin ce qui se passait. Camille était revenue.

Ce que je pouvais la détester. Je la détestais, et je ne la comprenais pas, ou plus. J’avais toujours trouvé des raisons à ses gestes, à ses mots, à ses sourires, à ses regards, à ses larmes. Mais maintenant, j’avais cherché, et cherché, mais rien n’était ressorti. Pourquoi ?

- Je…s…sais…tout.
Je bégayai. Je n’avais pas besoin de ça ! Des effets secondaires inutiles, oui !

Sa main se crispa, et s’ôta. Son regard changea du tout au tout.

- De quoi tu parles ?

Avec tout ce que j’avais pris, j’arrivai à demeurer très calme.

- De tout ! Je n’étais que ton instrument … Celui qui t’amènerait à…à avoir une promotion ! Tu … Tu avais … ton magné…to … sur toi. Et tu as tout enregistré ! Depuis… Depuis mon arrivée ici ! Pour…Pourquoi Camille ?

De nouvelles larmes perlèrent sur mes joues et vinrent glisser jusqu’à mon cou. La jeune femme ferma les yeux, et j’ignorais si c’était de déception ou de colère.


Deux ans plutôt ;

Mon regard trouva rapidement le sol, et je vins jouer avec mes pouces, nerveux.

- Il n’y a rien à dire Gustav, tu sais tout.

Ses yeux se reposèrent vers les fans à l'extérieur, qui, eux, ne nous voyaient pas.

- J’en doute fort ! Toi-même tu ignores certaines parties du puzzle !
Il était calme, et serein. Mais surtout perdu et inquiet.

- Je … Je vais te raconter ce dont je me souviens. Mais j’ai déjà tout dit en cour.

Et c’est ainsi que Gustav m’écouta attentivement, sans m’interrompre, ni même me poser de questions. Il ne voulait qu’écouter ma version, sans me forcer de quoi que ce soit, ne cherchant seulement qu’à me comprendre. Et j’appréciais cet homme pour ça. Pour sa franchise, mais aussi à cause du fait qu’il ne jugeait jamais sans connaître le fin fond de l’histoire. Et dans ce cas là, le reste était inconnu. Je cessai souvent de parler, en tentant de garder mon sang froid, et dans ces moments-là, il posait sa main sur la mienne et m’adressa un sourire réconfortant. Parmi toutes les personnes dedans ma vie, Gustav était celui dont j’étais le plus proche. Mon meilleur ami, en quelque sorte. Et depuis cette histoire-là, je m’étais tellement éloigné de lui. Comment ai-je pu lui infliger ça ? Lui, qui m’a toujours respecté, cru, et apprécié. Qui n’as jamais douté de moi, qui m’ai toujours soutenu. Et je l’avais mit derrière moi. Dans la peur, sans doute, mais je l’ai tout de même fait.

Lorsque j’eue terminé, il se contenta d’hocher lentement la tête, avant de plonger ses yeux dans les miens.

- Je sais quelque chose que tu ne sais pas … À propos de Bill.

- Je… Je ne comprends pas. Quel est le rapport ?

- Tu sais … Je me réveille souvent pour des conneries, et je suis matinal. Bill ne l’est pas !

Ce qu’il disait me troublait, pourquoi disait-il tout ça ? Mais pour calmer ma curiosité et mon regard intrigué, il s’expliqua d’avantage;

- Il marmonne des phrases incohérentes mais ayant du sens à la fois et … Enfin, je n’insinue pas qu’il ait un rapport dans cette histoire … Mais tu sais, quand j’étais avec lui, la nuit fatidique … Il s’est absenté un moment. Et par ‘un moment’, j’entends ; 2 ou 3 heures.

Je le regardai, perplexe. Je ne devais pas croire que c’était cet homme androgyne qui était le coupable, ça n’avait pas de sens, et je n’aimais pas catégoriser un cas tout de suite … Mais ce que le batteur venait de me révélé m’intrigua d’avantage, mais calma mes angoisses. Quels genres de phrases pouvaient-ils dire ? Et pourquoi, surtout ? Où était-il allé ? Pourquoi fait-il toujours des allusions à cette soirée ? Et une idée stupide m’effleura l’esprit; Bill a toujours été clair là-dessus. Depuis Devilish, le chanteur se posait des questions sur son orientation sexuelle, et tout ça. Nous le savons tous. Ses parents y compris. Il a toujours eu de la facilité à aborder ses fans. Mais uniquement ses fans. Il bloquait littéralement devant une belle mannequin, incapable de faire des avances ou de proposer une sortie. Et si, il avait violé Noémie Beauxchamps, dans l’espoir de se prouver qu’il n’était pas homosexuel ? Ou simplement, pour enfin coucher avec quelqu’un ?

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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 29th 2008, 9:22 pm

C'est bien comme chapitre Wink J'écris la suite dès que possible.
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 29th 2008, 9:55 pm

Ohh LA Groupie des Fan Fictions est la!!!
J'ai comme trop aimé le chapitre sa vient mettre foulle de doute dans ma tête de lectrice la!
Ouff c'est comme WOW!!! O.O
Pis Aly il était bon ton chapitre j'ai hâte d'avoir la suite moi!!! ^^
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 30th 2008, 3:03 am

O__O
Au contraire, Aly, je le trouve super!
L'histoire s'éclaircit de plus en plus... Ça me soulage. x)
Est-ce que je me trompe, ou ta mère avait la même hypothèse que Georg dans le dernier paragraphe du chapitre?

Il y a quelque choe que je n'ai jamais mentionné (enfin, je crois), mais je vais le faire maintenant: J'aime beaucoup l'alternance des moments présent et passé dans le texte, c'est particulier et ça ajoute une touche spéciale à votre récit. =)
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 30th 2008, 4:11 am

Tu ne te trompes pas.
Peut-etre que ma mère avait raison sur la vérité =D
Ou pas x]
Mouaha.

Merciii <3
On vous aime.
Moi en tout cas XD

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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 30th 2008, 4:21 am

Bah la j'espère que vous nous aimez nous sommes tout de même de super bonne lectrice!
Pour pas dire les meilleures! xD
Suite !
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 30th 2008, 7:44 pm

Oui, moi aussi je vous aime Wink Je suis en train de me demander combien de chapitre cette fic aura XD Donc, suite :

Chapitre15
Imprévu


Présent :

- Tu… Tu as tout enregistré… Depuis que je suis arrivé! Pourquoi… Pourquoi Camille?
Je levais les yeux, incrédule. Qu’est-ce qu’il me chantait là? De la colère m’envahit brusquement. Ces foutus journalistes méritaient de brûler en enfer! Je passais nerveusement ma main dans mes cheveux. Je me sentais également coupable. Le pauvre savait à peine à quel point il avait raison de m’en vouloir. Je méritais bien mieux que ce petit regard haineux.
- Je… Je… balbutiais-je, incertaine des paroles qui allaient suivre.
Mais il prit ma nervosité pour une confirmation de ses accusations.
- Donc c’est vrai! Tu as réellement enregistré toutes mes paroles, Camille Beauxchamps? Je n’arrive pas à le croire!
Je remarquais alors qu’il n’espérait qu’une chose, lorsqu’il m’avait confrontée, c’était que je le rassure. J’avais tout gâché. Je m’assis brusquement à coté de lui, le regard baissé.
- Je n’ai rien enregistré, dis-je d’une petite voix, je n’en avais pas besoin, tout ce que j’ai accumulé il y a deux ans m’on entièrement suffit.
Sa bouche forma un «O» et ses yeux s’agrandirent.
- Tu… tu veux dire que… murmura t’il, comprenant peu à peu.
Moi, je ne répondis rien, les lèvres serrées, le regard fuyant.
- Je te comprends d’être en colère, Georg, mais je peux t’assurer que moi, je ne regrette rien, en dehors du fait que tu risques de ne plus jamais vouloir m’adresser la parole.
Je me levais, les larmes aux yeux.
- Je n’aurais pu vivre plus longtemps en sachant que le véritable violeur est en liberté. Je suis désolée de mettre un terme à ta carrière, mais je n’avais d’autres choix.
Je m’attendais à ce qu’il me bombarde de paroles blessantes, accusatrices, mais il n’en fit rien. À voir son expression, il s’attendait à tout sauf à cela. Il se contentait de me fixer, les yeux grands ouverts. Mal à l’aise, je m’éloignais de lui.
- Alors… à un de ces jours, marmonnais-je, avant de quitter la pièce.

J’aurais voulu qu’il me retienne. Que sa voix retentisse derrière moi, me demandant de rester. Mais mes espoirs étaient vain, le silence subsista. Alors j’accélérais le pas, et quittait l’hôpital au plus vite. Il devait être trois heures du matin. Je commençais à travailler dans trois heures. Serrant la mâchoire, je songeai à cette journée qui ne serait pas de tout repos. Mais malgré moi, un sourire étira mes lèvres. La vérité allait éclater. Et je serai libérée du poids qui reposait sur mes épaules depuis des mois.


Deux ans avant :


Soudainement, alors que j’étais sur le point de mettre mon chandail, deux bras m’entourèrent. Sursautant, je me retournais et me retrouvais à deux centimètres du visage de Tom. Il me souriait d’un air mesquin, certainement satisfait de l’effet de surprise.
- Comment as-tu fait, dis-je, mi-contente mi-furieuse, je ne t’ai pas entendu entrer!
Il haussa les épaules et m’embrassa. Je répondis distraitement à son baiser, la tête occupée par ma conversation de la veille, avec Georg. Ce détail n’échappa pas au dreadé, qui me fixa d’un air étonné.
- Que se passe-t-il, ma douce Camille? Demanda-t-il.
Un silence suivit sa question, ne sachant que répondre. Je me détournais de lui, et commençais à faire ma valise. Aujourd’hui, nous quittions l’Europe pour aller poursuivre la tournée en Amérique du nord. Pour ma part, cela m’enchantait, j’allais pouvoir enfin retrouver mon appartement à Montréal, pour quelques jours du moins. Mais la voix légèrement menaçante de Tom me tira de mes pensées.
- Qu’est-ce que t’as dit Georg?! Gronda-t-il, de la peur perçant dans sa voix.
Ce qu’il était rapide le pauvre petit chou! Je levais les yeux au ciel, et me retournais vers lui.
- Il m’a demandé en mariage et j’ai accepté, plaisantai-je, évitant le sujet.
Il eut un sourire, rassuré. Comment se faisait-il que je puisse le manipuler aussi facilement? Je passais mes bras autour de son cou et l’attirai vers moi. Après un regard entendu, échangé pendant environ un millième de seconde, nous tombâmes sur mon lit.
- Ta valise attendra, murmura t’il.
Et pour réponse, je collai brusquement mes lèvres contre les siennes.

Présent :

«Bon matin, peuple de Montréal! Il est présentement cinq heures, et je vous souhaite bienvenue dans l’émission…»
De toutes mes forces, je frappai mon réveille-matin, le fermant du même coup. Le visage bouffi, je me redressai. J’avais dormi environ une heure, et cela paraissait dans mes traits. Je me levai et m’habillai rapidement, avant d’aller me préparer un café dans la cuisine. Au passage, je vis Christian qui dormait comme un loir dans le salon. Quand j’étais arrivée, il dormait déjà. Je n’avais pas osé le réveiller. Après tout, il n’avait rien fait de mal. Je lui préparai donc également un café et le rejoignis sur le divan, le réveillant d’un coup dans les côtes.
- Ailleuh… dit-il faiblement, en ouvrant un œil. Je rêve ou ça sent le café?
Je lui mis sa tasse sous le nez, ce qui acheva de le réveiller. Il s’assit, me donnant ainsi plus de place.
- T’es rentrée à quelle heure, bordel? Demanda t’il, toujours aussi bien élevé.
- Bonjour à toi aussi. Moi ça va, et toi? Grognais-je.
Il leva un sourcil.
- Je me suis fait du mouron pour toi. J’ai eu peur que tu te sois lancée du haut du pont Jacques-Cartier.
J’eus un sourire mesquin.
- Non, en fait c’était plus le pont Victoria qui me tentait.
Il se renfrogna.
- Tu t’es inquiété, mais cela ne t’as pas empêché de dormir comme un petit bébé, remarquais-je.
- Ah, les émotions ça donne sommeil, s’excusa-t-il.
J’éclatais de rire. Ce qu’il pouvait me mettre de bonne humeur ce mec.
- Alors, tu as vu Listing? Demanda mon ami, intrigué.
Je ne répondis rien, et ouvrit la télé. Je ne sais pas ce à quoi je m’attendais, mais je fus légèrement surprise de constater que mon article n’était pas mentionné aux nouvelles matinales. En effet, le journal pour lequel je travaillais ne sortait pas avant 6 heures. Je n’avais pas à m’en faire.
- Quand rentres-tu en France? demandais-je, pour changer de sujet, ce qui n’échappa pas à Sévigny.
- Certainement demain matin. Dès que j’aurai ramassé toutes les informations nécessaires et que j’aurai finalisé mon article.
Je bus une gorgée de ma tasse, devenant silencieuse. J’étais totalement stressée, j’avais vraiment peur. Ce qui me terrifiait le plus n’était pas la réaction des fans, vraiment excessives. Non, c’était mes parents, ma sœur. Ils m’en voudraient d’avoir caché cela si longtemps. Je me levai, prétextant que je devais me préparer. En vitesse, je me maquillais, me coiffais, et dit au revoir à Christian, lui demandant de barrer avant de quitter. Puis, je me retrouvais de nouveau dehors. Mais le soleil était sortit, il ne neigeait plus. J’attrapais le premier bus, et j’arrivais aux bureaux de mon journal avec 15 minutes d’avance. Pourtant, il me fut impossible d’entrer. Horrifiée, je vis qu’une vingtaines de journalistes attendaient devant la porte. Je stoppais, ne voulant plus avancer. Comment étaient-ils au courant, le journal n’était pas encore sorti!
- ELLE EST LÀ! Hurla une voix.
Sans attendre mon reste, je pris mes jambes à mon cou, et je tentai de mettre le plus de distance entre moi et les vautours qui me poursuivaient. Finalement, quand je jugeai que je n’étais plus en «danger», je m’arrêtais, à bout de souffle, les larmes aux yeux. Je ne m’étais pas attendue à une telle réaction des médias. Furieuse, je composais le numéro de mon patron.
«Bonjours, ici André Grenier, éditeur du journal le matin, que puis-je…»
- ANDRÉ! Hurlais-je, hors de moi, QUE FONT CES JOURNALISTES DEVANT LE JOURNAL!
Il y eut un silence au bout du fil.
- RÉPONDS-MOI IMMÉDIATEMENT!
«Calme toi, sinon je raccroche!»
Je pris une grande inspiration.
- Tu ne les as pas appelés tout de même, sifflais-je.
«Bien sur que non. Mais j’ai fait lire ton article à l’éditeur du Journal de Montréal qui est un bon ami. Il m’avait juré de ne rien dire, mais de toute évidence il n’est pas digne de confiance.»
- Oh tu crois? Crachais-je, hargneuse.
«Prend ta journée Camille, je te la donne, payée»
- C’est le moins que tu puisses faire, soupirais-je.
«Nous parlerons de ton augmentation dès que tout se sera tassé» fini t’il, avant de raccrocher.
Je refermais mon cellulaire avec force, et regardai autour de moi. J’étais au centre ville, et je n’avais rien à faire de ma journée. Et je redoutais de me retrouver seule à mon appartement. D’un pas résolu, je me dirigeai vers un café. J’avais un livre dans mon sac. Brillante journée en perspective…

Deux ans plus tôt :

- Quelle est la nature de votre relation avec cette jeune demoiselle?
Je toisais le journaliste, le regard méfiant. Mais Tom me rapprocha de lui, passant son bras autour de mes épaules.
- Disons que c’est une personne chère à nos yeux, répondit-il fermement.
Les trois autres échangèrent un regard entendu. Il était clair à présent que cet homme s’intéressait plus à moi qu’à la tournée.
- Mais pourquoi vous suit-elle partout? Insista t’il.
- Demandez-lui vous-même, fit soudainement une voix familière.
Je posais automatiquement mes yeux sur Georg, qui lui évitait de me regarder. Le journaliste se tourna vers moi, un petit sourire sur les lèvres. Je ne détournais pas mon attention du jeune bassiste, me demandant ce qu’il voulait.
- Mademoiselle…?
- Landry, murmurais-je. Camille Landry.
Il nota rapidement, tel un robot.
- Pourquoi êtes-vous toujours avec le groupe?
Je me détournai alors de Georg et agis instinctivement. J’adressais un sourire à l’homme.
- C’est pourtant simple.
Et j’embrassais Tom, fougueusement. Du coin de l’œil j’observais la réaction de Georg, dont le visage se ferma aussitôt. Satisfaite, je me dégageais de mon amant. Ce dernier était surpris, mais semblait assez content. Bill et Gustav étaient stupéfaits. Ils ne s’attendaient certainement pas à ce que je passe outre les recommandations de David Jost, qui ne souhaitait pas que les fans sachent que j’étais en couple avec le guitariste le plus en demande par la gente féminine. Le photographe me bombardait de son flash, et j’étais un peu étourdie.
- Ce sera tout, dit Georg, l’air peu sympathique.
Le journaliste se leva et serra la main des 4 membres du groupe, puis la mienne. Dès qu’il fut partit, Georg se leva et quitta la loge en claquant la porte.
Nous étions sur le point de quitter la France. Et cet interview était le dernier qu’ils donnaient.
- Qu’est-ce qu’il a, Georg? Demanda Tom en baillant.
Bill leva un sourcil.
- J’en ai pas la moindre idée, dit-il, un peu agacé par le «je-m’en-foutisme» de Tom. Gustav, l’ai inquiet, se leva à son tour et rejoint Georg. Je restais donc avec les jumeaux. L’androgyne me fixai à présent d’un air accusateur.
- Tu sais que tu viens de nous mettre dans la merde? Siffla-t-il.
J’évitais soigneusement son regard, consciente que ce que je venais de faire les mettais effectivement dans la merde.
- Je… j’ai cru que… balbutiais-je.
- Ferme là, Bill! Répliqua rapidement Tom.
Mais les traits de Bill étaient loin d’être amicaux.
- Non, Tom, je ne la fermerai pas. Tu t’en fous peut-être, mais les photos et l’article auront une répercussion monstre sur toutes les fans. David va te lyncher, sois-en certain! Pourrais-tu arrêter de ne penser qu’à t’amuser, UNE FOIS DANS TA VIE?
Il avait pratiquement crié les derniers mots. Tom se leva, de plus en plus en colère.
- Et tu t’en fous, TOI, que je l’aime? TU T’EN FOUS PEUT-ËTRE? MAIS MOI JE VEUX QUE LA TERRE ENTIÈRE LE SACHE!
Je me levais, mal-à-l’aise. Tom et Bill commencèrent à se crier des injures, et ne prêtèrent plus attention à moi. Donc, je quittai la loge discrètement, ne voulant me mêler à leur chicane de frangins. Dans le corridor, je tombais sur Gustav et Georg qui parlaient à voix basse. Ils me fixèrent, d’une façon telle que j’en fus encore plus mal-à-l’aise. Il y eut un moment de silence désagréable, puis je jetai un regard noir à Georg avant de m’éloigner. Ce qu’il pouvait m’énerver!

Mon billet en main, j’entrai dans l’avion privé avant les quatre autres et leur staff. Je sentais que le Tourbus allait me manquer. Je m’assis dans mon siège en cuir, et commandai une boisson alcoolisée à l’hôtesse. Je fermai mes yeux, et, mes écouteurs dans les oreilles, je tentais d’oublier toute l’histoire l’instant d’une chanson. D’oublier pourquoi j’étais ici. Mes scrupules. Et le fait que je foutais la merde dans leur groupe. Mais avant même que la chanson soit terminée, une main me toucha l’épaule. J’ouvris les yeux, et me retrouvais nez-à-nez devant Georg. J’arrêtais mon Ipod, et attendit qu’il me dise la raison qui le poussait à interrompre ce moment de bonheur intense.
- Pardonne-moi pour tout à l’heure, dit-il d’une voix douce.
Je lui souris tristement.
- Je crois que c’est plus à vous de me pardonner.
Georg s’assit dans le siège à coté du mien.
- Non. J’ai agis de façon stupide, et j’ai été puni pour ce comportement.
Je ne sus que répondre. Je crois, en fait, qu’il n’y avait rien d’autre à dire. Je me contentais de l’observer, me posant l’éternelle question, à savoir si je pouvais lui faire confiance ou non. De son coté, il m’observait également. Je me demandais ce à quoi il pensait en ce moment précis. Sa main prit la mienne et la serra fort. Son autre main prit une mèche de mes cheveux, blonds, et il la caressa. J’étais pétrifiée, je ne savais que faire. Une partie de moi voulait lui dire d’arrêter immédiatement, mais une autre était trop stupéfaite pour réagir.
- Camille… commença t’il.
Mais soudainement, des pas retentirent dans l’avion, et il me lâcha brusquement. Puis, en un clin d’œil, il avait disparut. Moi, j’étais hébétée. Tom me rejoignit, il semblait furieux. Il prit ma main, la même que Georg tenait quelques secondes auparavant. Un étrange sentiment m’envahit. Toute cette histoire était maintenant hors de mon contrôle. Et ça m’enrageait.

Présent

Cela faisait deux heures que j’étais au café, commandant tasses après tasses, quand mon cellulaire sonna. L’afficheur disait «privé». Tout d’abord, je laissais sonner, convaincue que c’était encore ces foutus journalistes qui m’harcelaient. Mais la sonnerie retentit une deuxième fois, puis une troisième. Finalement, de plus en plus hors de moi, je répondis.
- MAIS FOUTEZ-MOI LA PAIX, BORDEL!
J’eus droit à quelques regards courroucés, auxquels je ne prêtai aucune attention.
- Camille? C’est Bill. Je suis à l’Aéroport. Peux-tu me rejoindre, maintenant?
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 30th 2008, 7:53 pm

C'est bonn <3
T'écris tellement bien Sarah, et t'es pleine d'imagination 8D
Yé tayme <3

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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 30th 2008, 8:16 pm

Mé aussi yé tayme =) Merci pour ton commentaire Wink
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 30th 2008, 11:28 pm

Chapitre 16; Mal honnête, ou malhonnête ?


Présent ;

Je la regardai, totalement stupéfait. Je ne comprenais pas pourquoi. Pourquoi elle voulait encore blesser, pourquoi elle ressortait tout ça. Elle, qui était avec le groupe au départ pour contribuer à notre popularité, mais qui avait gâché une bonne partie de cela. Et voilà qu’elle s’y remettait de nouveau. Je ne réalisais pas encore l’ampleur de tout ça, mais je savais qu’encore une fois, demain, les journalistes cogneraient à ma porte. Et je n’avais pas envi de leur faire face, une fois de plus. D’autant plus que je n’en avais pas la force ! J’étais terrorisé. Terrorisé, et perturbé.

- Je te comprends d’être en colère, Georg, mais je peux t’assurer que moi, je ne regrette rien, en dehors du fait que tu risques de ne plus jamais vouloir m’adresser la parole.
« En dehors du fait que tu risque de ne plus jamais vouloir m’adresser la parole. » … Alors elle ne m’haïssait pas autant qu’elle le laissait paraître. La chaise grinça, tandis qu’elle se levait. Mes yeux croisèrent les siens, qui étaient voilés d’un parfum de larmes. Je ne savais que dire, ou que faire. Alors je la fixais, bouche-bée. Camille est une boîte à surprise … empoisonnée.

- Je n’aurais pu vivre plus longtemps en sachant que le véritable violeur est en liberté. Je suis désolée de mettre un terme à ta carrière, mais je n’avais d’autres choix.
C’est sa sœur, après tout. Mais la vérité, vaut-elle plus qu’une carrière ? Pour que la vérité éclate, doit-on gâcher des vies ? Et lui … Tout ça est de sa faute. Et il ne fait strictement rien pour arranger ça. Lui, il ne se sent pas coupable. Il continu d’avoir la belle vie, continu d’être populaire. Sa vie ne s’est jamais arrêtée, LUI. Non ! C’est moi qui aie enduré les supplices, les remarques vexantes de tout le monde, c’est moi qui aie été en cour. J’ai pris SON blâme ! … Je n’en peux plus.

Je suis d’accord. La vérité doit éclater. Mais à quel prix ? N’aurait-elle pas pu me consulter, avant de tout décider par elle-même ? D’aussi loin que je me souvienne, elle a toujours été impulsive. Mais voilà où ça nous mène !


Deux ans plutôt ;

Lorsque la journaliste embrassa le dreadé, je sentis un nouveau poignard me transpercer. Ce n’était pas seulement avec moi qu’elle jouait, mais bien avec la réputation du groupe. Malgré tout, je tentai de garder mon sang froid … Chose qui n’était vraisemblablement pas très facile à travers les circonstances. Il est vrai que je l’avais cherché, en lançant une telle idiotie, mais tout de même, je ne m’attendais vraiment pas à ça. Et le visage rouge pivoine et gonflé de David Jost me hantait déjà, comme la vue répétitive d’un fantôme.

- Ce sera tout.
Je lançai un bref regard à Camille qui ne réalisait pas du tout ce qu’elle venait de faire, puis, les salutations se firent, et je disparu d’ici.

Je marchai d’un pas rapide, la colère me montant à la tête, et je me fis finalement glisser contre le mur du fond, dans le couloir. Je passai ma main à travers mes cheveux, pensif. Je me souviens de la première fois que je l’ai vu, il y a 2 mois. Elle était entrée dans le tourbus en compagnie de Tom, et nous avions fait connaissance. Son regard était froid, mais son sourire était chaleureux. Elle savait déjà ce qu’elle voulait à ce moment-là. Mais après tout ce temps, nous, nous l’ignorons toujours. Je m’étais dit qu’il n’était pas question qu’elle soit dans les filets de Tom. Qu’elle allait m’appartenir. Évidemment, ça n’a pas fonctionné comme je le voulais, et j’ai laissé peu à peu la place au dreadé… Qui en a profité. Je sais qu’elle l’aime. Ça se lit dans son regard, mais lui, qu’éprouve-t-il pour elle ? Parfois je me dis que ce n’est qu’une attirance sexuelle, d’autres, un coup de foudre éphémère … Mais plus je le regarde, plus j’ai l’impression qu’elle lui plait plus que lui-même ne le souhaiterait. Et je déteste cette impression.

- Ça va ?

Je relevai la tête, sursautant. Gustav se laissa glisser à mes côtés, retira ses lunettes, et se frotta les yeux. J’eu un pauvre sourire.

- Je ne sais pas trop.

Son regard croisa le miens, et il soupira.

- Cette Camille vient de nous emporter dans un remous médiatique !

Mes yeux se fermèrent, j’étais exténué d’entendre parler de médias, journalistes, photographes, et tous ces gens sans sentiments. Ma tête se cogna contre le mur, et je grognai.

- Oui je sais. C’est de ma faute…

Mais Gustav ne me laissa pas m’enfoncer de cette manière, et il haussa la voix, quasi consterné ;

- Mais bien sûr que non ! Si Camille est ici, ce n’est pas parce qu’elle est la copine de Tom, mais bien parce qu’elle se doit de nous rendre populaire … Et bordel, elle fait le contraire ! Tant qu’à moi, Jost devrait la renvoyer … Du moins, ça ne devrait pas tarder, quand il va savoir tout ça … Si elle avait dit au journaliste tout ce que David avait dit de faire … Édition spéciale, livre, etc, eh bien nous ne serions pas dans la merde ! Ce n’est pas toi qui aies embrassé Tom, je te rappelle !

J’eue un léger rire idiot en imaginant la scène, mais je me tu aussitôt lorsque le batteur me jeta un regard sévère. Il avait raison, après tout. Mais je savais que si je reprochais de nouveau à Camille quoi que ce soit, découvrir la vérité sur son compte allait s’avérer plus difficile. Et les problèmes, j’en avais plus qu’assez !

Tandis que je murmurais à Gustav quelques uns de mes soupçons à propos de la recherche que j’avais faite et des résultats non-concluants, ainsi que des coups de fils suspects qu’elle faisait discrètement, Camille passa tout près. Je lui jetai le regard le plus dur que je n’eue jamais jeté de ma vie. Lui faisant comprendre à quel point elle m’avait déçu. Évidemment, elle devait s’en foutre, mais cela me fit un bien fou.

Deux mois. Deux p*tains de mois, et nous n’avancions toujours à rien.
Mais à partir de maintenant, tout allait changer. Je m’en étais fait la promesse.


Présent ;

Elle était partie. Et elle ne reviendrait pas. Tandis que je la contemplai s’éloigner, dans une marche ultime, je lui avais murmuré de resté … Mais mes murmures étaient restés sans réponses. J’étais venue pour elle, et un peu pour moi, mais elle m’abandonnait, et me laissait seul à moi-même, comme un enfant sans sa mère.

J’avais médité sur la question de mon suicide, qui m’avait paru soudainement totalement absurde, et lâche, et je m’étais endormi.

Vers 7h, j’ouvris de nouveaux les yeux, réveillé par des voix et quelques cris, puis, une femme entra dans la pièce. Une autre infirmière que celle dont j’avais l’habitude de voir.

- Monsieur Listing, des gens veulent vous voir, est-ce que je les fais entrer ?

Arriverais-je à me défendre tout seul ? En même temps, valait-il mieux tenter un sauvetage raté, que de se laisser tomber à l’eau sans avertir personne de sa chute ? C’était une bombe à minuterie qui planait dans ma tête. Je ne savais pas si je devais m’expliquer à tous ces gens avides de mensonges botoxés, ou me taire, et laisser tout ça bouillonner encore. Entraîner des gens dans ma chute, ou ne déranger personne.

C’est eux qui me dérangeaient, présentement.
Je me demande ce que Tom aurait pensé de tout ça, de savoir que je suis venu au Canada pour renouer avec son ex.


Il y a deux ans ;

Tandis que je donnais ma valise à Saki, Tom me retint par le bras et m’entraîna dans un recoin.
- Écoute Georg, tu as des vues sur Cam', c’est évident, alors lâche-la tranquille, elle est à moi !

Je fronçai les sourcils, et jouai celui qui ne comprenait pas. Je me défis de sa main, qui me serrait fortement, et je lui jetai un regard noir ;
- Je ne vois pas de quoi tu parles. Regarde dans quelle galère ça nous mène, de la trimballer partout !

Et je montai à l’intérieur, menaçant d’exploser à chaque minute. Parce que m’approcher de cette fille était devenu risquer. Bien sûr qu’elle me plaisait ! Elle était tout ce dont je cherchais. Mais elle était aussi une source de danger, qui me déplaisait souvent. Malgré tout, lorsque l’avion décolla, je vins m’assoir tout près, et je l’examinai. Elle semblait stressé, et calme à la fois. Tendu, et détendu. Perdu, surtout. Puis, enfin, je me levai, et m’approchai.

Je l’examinai encore quelques instants. Son visage était pur et triste, et ses mains semblaient tellement douces. Avant qu’elle ne remarque mon air envouté face à elle, je lui tapotai l’épaule timidement.

- Pardonne-moi pour tout à l’heure
Dis-je doucement, tandis qu’elle me fixait étrangement.

- Je crois que c’est plus à vous de me pardonner.
Évidemment ! Mais je ne dis rien qui puisse gâcher cet échange qui se déroulait plutôt bien … Pour une fois… Et je continuai vers la même route ;

-Non. J’ai agis de façon stupide, et j’ai été puni pour ce comportement.

Je pris place à ses côtés, et serrai sa main dans la mienne. Nos regards plongeaient l’un dans l’autre avec une assurance et une peur à la fois. Qui, de nous deux, découvrirait le plus de chose au sujet de l’autre, à travers ses yeux ? Une décharge électrique m’envahie subitement, et je me sentis submerger d’une sensation étrange. Comme si ce n’était pas seulement nos mains qui étaient soudés, mais bien nos états d’âmes, et nos sentiments. Je n’avais jamais éprouvé cela auparavant. Et je doute que bien des gens auront la chance de connaître cette étrange sensation.

Mon cœur battait à tout rompre. J’avais, à la fois, l’envie de lui sauter dessus et de la déshabiller, et l’envie de lui poser cent mille questions sur son sujet. Je me sentais si privilégier de pouvoir profiter de cet instant à ses côtés, que je ne savais pas où commencer. Je savais évidemment que ce moment de pure bonheur m’était interdit, et que je devais faire vite, mais pourtant, je figeais.

Jusqu’à ce que je décide de lui parler des recherches que j’avais fait, et qui me perturbaient encore.

- Camille …
Mais un bruit m’interrompit, et des pas rapides se rapprochèrent.

L’ambiance se cassa immédiatement, et je me levai et disparu vers l’arrière, croisant au passage le regard noir du guitariste, qui ne m’appréciait guère depuis ces 2 mois en compagnie de la jeune femme.


Présent ;

Je fermai les yeux, et les mots glissèrent de mes lèvres comme un enfant sur un toboggan, sans que rien ne puisse le ramener vers le haut de la glissade ;

- Faites les entrer. Je leurs donnerai un interview.

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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 30th 2008, 11:56 pm

Ohhhh j'aime tellement votre Fic la!!
Genre je vois le premier chapitre je capote et quand j'ai vue qu'Aly avait poster j'ai carrément sauter de joie et je rigole pas j'ai vraiment sauté. xD
J'aime tellement sa la genre qu'es qui fou le Billou ici?
Je m'y attendais pas mais vraiment pas et la je veux juste une suite pour savoir la suite de l'histoire.
J'adore votre fic elle fait vivre plein d'émotions!
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 31st 2008, 12:05 am

Tu penses que c'est qui le violeur ? ^^

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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 31st 2008, 12:14 am

Tout mais pas sa !
La en se moment c'est pas mal foqué dans ma p'tite tête mais si Bill est arrivé dans l'histoire il doit y avoir un lien non il doit ABSOLUMENT y avoir un lien. xD
Mais je crois pas que sa soit Georg mais en même temps j'arrive pas à me faire que Bill pourrait y être pour quelque chose.
Enfin je stresse sérieusement à force de me demandé qui est le violeur.
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 31st 2008, 3:43 am

Aaaaah j'adore ce chapitre Aly!!! Je reviens de mon party de famille plate, et je vois que tu as posté, j'étais comme O_O YESSSS Very Happy

Je vais écrire la suite demain, parce que là je suis fatiguée XD Mais sérieusement, c'est tellement amusant d'écrire ça à deux, c'est comme t'écris, et t'as hâte que l'autre écrive la suite, ensuite tu te dépèche d'écrire encore pour savoir l'autre suite XD Enteka, j'me comprend Wink
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Décembre 31st 2008, 3:49 am

Et y'à moi qui capote encore plus quand vous postez et comme vous postez souvent bah je capote tout le temps. xD
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Janvier 2nd 2009, 2:32 am

Chapitre 17 : Je réalise


Présent

Doucement, l’autobus de ville glissait dans les rues bondées. J’avais l’esprit vide, je me contentais de me remplir la tête des images qui défilaient devant mes yeux. Plutôt relaxant comme procédé. J’avais eu tout le temps, en attendant mon moyen de transport, de me poser cinquante-mille questions. J’avais eu tout le temps de m’en faire, de m’inquiéter, de maudire ces quatre garçons qui m’empêchaient de vivre un semblant de vie normale. À présent, j’étais épuisée, et je me jetais droit dans la gueule du loup. Fallait croire que les problèmes étaient ma fatalité, et que je devais me résoudre à les endurer.

Malgré moi, alors que l’aéroport était en vue, les questions revinrent me hanter, sournoises. Pourquoi était-il au Canada? Était-ce pour Georg, qui venait d’avoir un accident qui aurait pu le tuer? Était-ce pour s’assurer que les journalistes ne lui causaient pas de soucis? Était-ce…
Et puis… avait-il eu le journal en mains? Ou n’était-il pas encore au courant pour… toute cette histoire? Allait-il m’en vouloir? Était-il venu seul? Devais-je m’en faire?

Une douleur lancinante me transperça le front, et je tentai de nouveau de faire le vide de mon esprit. Appuyant ma tête contre la vitre, je refoulai mes larmes, jusqu’à m’en irriter la gorge. Autour de moi, des touristes, des familles, des couples… Certains me regardaient, les yeux légèrement écarquillés, mais c’était les plus jeunes. Finalement, l’autobus atteint son arrêt final. Je ne savais pas si j’en retirais du soulagement ou de la peur, mais c’est telle une automate que je descendis les marches de l’autobus. Il m’avait dit que nous nous rejoindrions aux toilettes, situées au bout du grand corridor, à gauche quand l’on entrait dans l’Aéroport. J’étais déjà venue ici des dizaines de fois, je n’eu aucune difficulté à me situer et à trouver notre point de rencontre. Il n’y avait qu’un homme, chapeau, lunettes, foulard et grand manteau. Je devinai aussitôt qui il était. Évidemment, il était dangereux pour lui de ne pas se dissimuler sous un tas de vêtements. Je lui adressai donc un sourire nerveux. Il baissa son foulard, et je pus enfin voir son visage. Il n’était PAS heureux de me voir. Cette réalité me frappa de plein fouet, car lui et moi, nous étions toujours bien entendus. Même lorsque j’avais précipitamment quitté l’Europe, sans aucune explication, deux ans plus tôt, il m’avait écrit pour me dire que cela ne changerait rien à notre semblant d’amitié.

Les coins de sa bouche tremblaient un peu, comme si il se retenait de me déverser des paroles blessantes. Finalement, après avoir prit une grande aspiration, il me prit par le bras.
- Suis-moi, s’il te plaît, nous devons parler.
Et c’est sans résister que je me laissai entraîner vers l’extérieur, puis, dans une limousine qui ne passait pas inaperçue. Une fois protégé par la vitre teintée, il enleva son chapeau et ses lunettes. Il n’avait pas changé. Vieillit un peu, peut-être. Il fallait croire que la vie de star comportait ses défauts.
- Où allons-nous? Demandais-je.
- Dans un endroit où nous serons tranquilles, fut sa seule réponse, avant qu’il ne se cloître dans un silence buté.
Pour ma part, j’étais certaine qu’il l’avait finalement lut, ce fameux article.

Deux ans auparavant :

- Non… Non… NON! Non, calme-toi, je t’en prie! Je… Non, je le sais, pardonne-moi! Je… Ah, je comprends tout… Mais bon dieu, es-tu jalouse ou quoi? Je crois que cette… Stoppe! Cette conversation ne sert à rien! Très bien, parfait.
Et je raccrochai brusquement. Nous étions finalement arrivés à New-York, à mon plus grand soulagement. Le trajet en avion avait été désagréable, froid. Les quatre jeunes hommes me faisaient plus ou moins la gueule et je n’avais pu trouver le sommeil. Le paradis quoi. Mais, nous étions finalement arrivés. C’était sans un mot que j’étais montée dans ma chambre d’hôtel, souhaitant profiter des dernières heures de la nuit pour dormir. Demain serait une grande journée. Mais avant tout, j’avais jeté un coup de fil à ma chère et tendre sœur, pour l’informer d’où j’étais et de ce que je faisais. Voulant jouer stratégiquement, je l’avais informée du fait qu’un magasine allait certainement publier des photos de moi et Tom. Je ne voulais pas qu’elle soit surprise. Mais, sans que cela ne m’étonne, pourtant, elle m’avait piquée une petite crise de colère. Finalement, j’avais perdu patience et nous avions raccroché.

Plus le temps avançait, plus j’avais l’impression que je faisais tout cela pour rien. Quelles informations avais-je amassées depuis le début? Pas grand-chose en vérité. Et je doutais de plus en plus de la culpabilité de Georg. Si ça se trouvait, ma sœur avait tout inventé?

Puis, me revint les images d’elle, venant me trouver, le lendemain de l’événement. Non, personne n’aurait put monter aussi bien son coup. Surtout qu’un médecin avait prouvé qu’elle avait été abusée sexuellement.
J’eus soudainement un haut-le-cœur à l’évocation des déclarations du médecin. Non, ma sœur ne mentait pas. Et si elle se trompait de coupable? Mais là, l’on se trouvait tout de même dans une impasse. Je n’avais pas la moindre idée de qui aurait put commettre le coup en dehors de Georg. Gustav? Bill? Possible… Mais je n’avais aucune preuve. David? Cette idée me paraissait absurde. Un inconnu? Encore une fois, possible.

Je me pris la tête dans les mains, découragée. Ressentant de plus en plus le besoin de m’éloigner de toute cette histoire, je me déshabillai et me couchai, l’esprit loin d’être tranquille.

Vers quatre heures du matin, je me réveillai brusquement, sans aucune raison apparente. J’avais dormis deux heures. Me frottant les yeux, je sortis du lit. J’étais fatiguée, mais je n’avais plus du tout envie de dormir. Je me doutais que les autres étaient toujours plongés dans le merveilleux monde de Morphée, donc je n’arrêtai pas à la chambre de Tom avant de descendre.

Je me demandai, d’ailleurs, pourquoi David ne nous prenait jamais de chambre à deux. Pour sauver les apparences? Quoi qu’il en soit, lorsque je passai devant la chambre de Georg, des voix me parvinrent à travers la porte. De fortes voix. Je m’arrêtai. Une part de moi me poussait à continuer mon chemin. Une autre part voulait que je reste. Deux secondes plus tard, j’avais l’oreille collée contre la porte. Les voix étaient étouffées par le bois, mais je reconnu celles de Georg et Gustav. Ils parlaient en Allemand, mais je maitrisais de plus en plus cette langue.
«Qu’est-ce tu me chantes Georg?»
«J’ai… j’ai fais des recherches sur Camille.»
«Quoi? Mais pourquoi? T’as pas le droit d’entrer dans sa vie privée!»
«(incompréhensible)»
«Comment ça, il y a des situations qui nécessitent les grands moyens?»
«Elle n’est pas celle qu’elle prétend être Gustav. Je veux dire… Du moins… elle n’a jamais été employée par un magasine, Américain, Européen, tout ce que tu veux! Il n’y a aucune trace de Camille Landry… nulle part. Pourtant… Elle était là au procès! Et ce n’est pas tout…»
Soudainement, telle la plus idiote des filles sur cette foutue planète, je trébuchais et accrochai la porte. Il y eu un boom! Je me relevais rapidement et partis en courant. Alors que je tournais au coin du corridor, j’entendis une porte s’ouvrir mais ne me retournai pas.

Présent :

Nous roulâmes longtemps, en silence. Nous nous éloignions de plus en plus de Montréal, et j’avais l’impression que nous nous dirigions vers les Cantons de L’est. Qu’est-ce qu’on allait foutre là?
Parfois, le téléphone de Bill sonnait, et il répondait en Allemand. Il parlait si vite que je ne comprenais pas vraiment de quoi il parlait, et à qui il parlait. Il ne me regardait jamais, j’aurais aussi bien put ne pas être là, il n’y aurait pas eu de différence. Finalement, nous nous enfoncèrent dans la campagne, quittant l’autoroute. Me sentant stupide, je souhaitais malgré moi qu’il n’ait pas décidé de m’assassiner. Quoi que vu sa faible constitution et la mienne, nous étions à chances égales. Après une autre demi heure de route, nous fûmes entourés d’arbres et nous débouchèrent dans une propriété. En son milieu, une grande maison. Elle possédait d’immenses fenêtres et devait faire environ trois étages. J’étais subjuguée. Mais je ne comprenais pas pourquoi nous étions ici.
- Descend, me dit soudainement Bill, d’une vois brusque.
J’obtempérai, et le suivis à l’intérieur de la maison. J’avais un million de questions, mais je me doutais que le moment devait être mal choisi.
Il m’emmena dans le salon et m’ordonna de rester là. Je m’assis, de plus en plus inquiète. Après quelques minutes il revint et s’assit face à moi. Avant qu’il ait pu dire un mot, son cellulaire sonna.
- Nous sommes arrivés, dit-il simplement.
Puis, il ferma son téléphone et me fixa dans les yeux.
- Gustav est en route. Avec Georg et David. Je crois que nous avons besoin d’une bonne conversation, lâcha t’il, appuyant sur le mot «Conversation».
Ma bouche fit un O.
- Georg? Demandais-je d’une petite voix.
- Oui, fit-il, sans plus d’explications.
Il me servit un verre de vin, et me le poussa. Je le pris avec reconnaissance. Mais je ne le lâchais pas des yeux, toujours méfiante. Pourtant je ne vis aucune violence dans ses traits. J’y lisais plus une profonde souffrance. Une plaie béante qui prendrait certainement du temps à se refermer.
- Comme tu t’en doutes, Tom n’a pas voulu venir. Il n’avait aucune envie de te revoir, murmura t’il.
Compréhensible.
Je jetais un regard à ma montre, il était environ trois heures de l’après midi.
- C’est quoi tout ça? Demandais-je, parlant de la maison.
Je voulais simplement combler le silence pesant, qui me mettait mal-à-l’aise.
- Ah, simplement une maison de vacance.
J’ouvris grand les yeux. C’était quoi leur vraie maison?
- Je ne savais pas que vous aviez une maison de vacance au canada, murmurais-je.
- Tu ne sais pas tout de nous, cracha t’il, sec, froid.
Je me tus, et attendis.

Deux ans auparavant


Dans la salle à manger de l’hôtel, je tentais de me sustenter. Mais le cœur n’y était pas, j’avais l’estomac noué. Je piochais dans mon assiette, nerveuse.

Il savait tout. J’étais certaine qu’il savait tout. Était-ce la raison de son comportement avec moi? Faisait-il semblant qu’il était attiré par moi? Non, tout cela n’avait aucun sens. L’avait-il dit à Tom? De façon surprenante, l’idée que Tom s’éloigne de moi par la faute de mes mensonges, me fit mal.

D’ailleurs, une réalité me frappa. Ça ne pouvait marcher entre moi et le dreadé. Il ne savait rien de moi. Il ne me connaissait pas. Je leur avais tous menti comme c’était impossible de mentir. Qu’arriverait-il après que j’aie emplit ma mission? Quand ils apprendraient qui j’étais vraiment? Il ne voudra même plus poser ses yeux sur la monstruosité que je suis. Des larmes me montèrent aux yeux. Je me levais, ne voulant montrer ma faiblesse aux inconnus qui m’entouraient, et quittais la salle à manger précipitamment. Devais-je partir? Devais-je tenter de les quitter le plus rapidement possible, avant que Georg dévoile tout et que je sois blessée? Me diriger vers ma chambre, faire mes valises et prendre le premier bus vers Montréal? Tout était terminé, j’avais échoué. J’avais…
Soudainement, mes yeux rencontrèrent un autre regard. Surprise, je me rendis compte que j’étais face à Georg, en larmes, et tremblante. Les sourcils froncés, il me rejoignit.
- Que se passe-t-il? Demanda t’il, inquiet.
Je tentais de m’en aller sans lui répondre, mais il me retint avec force. Il m’attira vers lui, et me serra dans ses bras.
- Est-ce que ça va? Tenta-t-il de nouveau.
Mais je n’avais aucune envie de lui répondre. Pourtant, il ne relâcha pas sa prise, et en leva la tête, je vis qu’il m’observait, curieux.
- Je… tout… est terminé, dis-je, la voix brisée.
- Pourquoi dis-tu cela? Tout commence, au contraire, murmura t’il à mon oreille.
Je ne comprenais pas.
- Avec Tom, avec nous, tout commence Camille, dit-il.
Mais je voyais du doute, de la méfiance dans ses prunelles. Furieuse contre moi-même, je me dégageais brusquement de lui et m’en allais, tentant de mettre le plus de distance entre lui et moi. Mais je l’entendais me suivre, j’en étais consciente. Alors que j’entrais dans ma chambre, il s’y glissa également avant que j’aie pu fermer la porte.
- Va t’en! Lui ordonnais-je.
Mais il ne broncha pas. Au contraire, il s’approchait de moi dangereusement. Je reculai, effrayée. Je voyais en lui, à ce moment précis, le violeur qui avait agressé ma sœur. Mon cœur battait la chamade.
Mais au lieu de me saisir avec brusquerie et de me lancer sur le lit, comme je me l’étais imaginé, il ne me toucha pas et resta devant moi, droit comme un piquet.
- Si tu savais Camille tout ce que j’aie envie de te dire à ce moment précis, murmura t’il.
Il était beaucoup, beaucoup, beaucoup trop proche. J’aurais dut m’éloigner encore, j’aurais dut lui dire de me laisser tranquille, de ne pas se faire d’idée, mais comme dans l’avion, comme dans sa cabine du tourbus, je restais ou j’étais, et j’attendis.
Avec une douceur incroyable, il passa un de ses bras autour de moi et m’attira contre lui. Je le fixais, les yeux grands ouverts. «Mais bouge ma grande! Grouille toi le derrière, tu vas faire une grosse bêtise!!!»
Mais, au lieu d’écouter ma voix intérieure, je ne fis rien. Il se pencha vers moi, et doucement, ses lèvres rejoignirent les miennes. À ce moment, une grande bouffée d’air entra en moi et un tremblement me parcourut en entier. Je ne maîtrisais plus rien à partir de cet instant. Mes bras se placèrent autour de son cou et plus rien ne fut plus important que notre étreinte. Des larmes coulaient toujours sur mes joues, et ma tête se vidait peu à peu. Il n’était plus Georg Listing, je n’étais plus Camille Landry-Beauxchamps. Nous n’étions qu’un homme, et une femme. Nous n’étions plus qu’une seule personne.

Mais, alors qu’il se faisait plus entreprenant, l’on cogna à la porte. Comme si quelqu’un m’avait matraqué la tête, je poussais brusquement Georg et je portais ma main à ma bouche. Lui-même avait le regard perdu et semblait se demander ce que nous venions de faire. Et ce qu’il FALLAIT faire à présent.

«Camille? Chérie, il est temps de se lever…»
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Janvier 2nd 2009, 5:57 am

Ohhh Bordel!!!
Pourquoi tu coupe sa la!!??
J'aime trop la c'est clair que c'est Tom qui vient tout gacher mais bon il est amoureux... Rolling Eyes
En tout cas moi je veux savoir ce qui se passe dans le moment présent!!
Je veux savoir ce que fou Bill ici !!!
Aly suite et vite!
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Janvier 3rd 2009, 1:11 am

Chapitre 18 ; Peur d'avoir trop peur


Deux ans plus tôt ;

Les rêves sont un royaume où nous aimons tous plonger. Être bercé sans avoir à se soucier de quoi que ce soit, laisser le sommeil submerger votre subconscient préoccupé, se blottir aux creux de couvertures chaudes et confortables. Oui, tout le monde, ou presque, aime dormir. Mais qu’advient-il lorsque ces rêves se transformes en horreurs ? Des moments du passé, qui réapparaissent en boucle, sans arrêt, de pures inventions traumatisantes, de la peur, de la haine, du mal. Moi, j’étais plutôt de ceux qui vouaient un culte au sommeil. Désormais, je fais partie des angoissés. J’ai une peur bleue de m’endormir, et de revoir le visage de Noémie en larmes. Une peur bleue de m’endormir, et d’entendre des souffles et des gémissements, ainsi qu’une voix pâteuse. J’ai une peur bleue du geste que j’ai commis … Ou non. Depuis près de 4 mois, donc, je tente de rester éveiller le plus longtemps possible. Et lorsque je n’y arrive pas, mes cauchemars sont au poste pour me donner des sueurs froides et me tirer du lit aux petites heures de la nuit.

C’est ce qui se produit, une fois de plus, ce soir-là. Mais je n’avais pas envi d’être prisonnier de mes craintes, cette fois-ci. J’envoyai donc un SMS à Gustav, le tirant du lit non sans culpabilité, et c’est tout habillé, comme s’il n’avait jamais dormis, qu’il me rejoignit dans ma suite.

- Georg, merde …
Il bailla, et s’assit, sans ajouter quoi que ce soit.

J’enfilai un jeans par-dessus mon boxer et je vins m’installer tout près de lui, en soupirant. Le batteur regardait partout, avec un air désintéressé. Je savais pertinemment qu’à cette heure-là, mes problèmes l’intéressaient peu, mais j’avais besoin d’en parler.

- Qu’est-ce qui se passe pour que tu ne dormes pas à cette heure-là ? C’est toi qui se lève le plus tard d’habitude … Et ça, c’est si tu te lèves ! … C’est cette fille, qui te perturbe ? … Noémie ?
Je baissai les yeux. J’avais changé, contre mon gré. Gustav passa une main dans son visage, comme s’il espérait être doté d’un pouvoir magique qui le rendrait plus éveillé. Raté !

- Oui, et c’est Camille… Je suis certain qu’elle n’est pas celle qu’elle prétend être… Et ça m’énerve.
Son regard trouva enfin le miens, et ses yeux s’illuminèrent d’une curiosité malsaine. Je ne l’avais jamais connu aussi avide de potins ou quoi que ce soit d’autre. Gustav n’est pas un homme qui laisse paraître ses sentiments, qu’ils soient joyeux, ou tristes, et je devinai donc que ce procès, et cette Camille, le perturbait beaucoup plus qu’il ne le laissait croire. Sans doute faisait-il une enquête de son côté, lui aussi, sauf que contrairement à moi, il n’en avait jamais parlé. Ce dernier fait me donna un léger pincement au cœur. Était-ce parce qu’il ne me faisait pas confiance, qu’il n’en parlait pas ?

- Qu’est-ce que tu me chantes, Georg ?
Il fronça les sourcils, attentif à chacune de mes syllabes. Eh bien, ça avait changé du tout au tout, si nous comparions à il y a à peine 5 minutes.

- J’ai … J’ai fait des recherches sur Camille.
Mon regard gris-bleu examina le sien. Il sembla choqué pendant un instant, mais surtout pris d’une incompréhension face à mon geste.

- Quoi? Mais pourquoi? T’as pas le droit d’entrer dans sa vie privée!

Je ravalai, me sentant soudainement pris d’une énorme culpabilité. Et s’il avait raison ? Je n’avais pas à faire ça. Comment cela se fait-il, que j’aie douté d’elle ? Avais-je le droit de faire ça ? Il me semble que j’aurais dû faire confiance à David. C’est lui, après tout, qui avait examiné son Curriculum Vitae, et qui s’était préoccupé de toutes ces choses-là. Mais me souvenant soudainement du mystère qu’elle laissait planer, je me rassurai, et continuai à lui expliquer ;

- Tu ne la trouves pas étrange toi ? Je n’ai jamais vu dans les magasins où nous sommes allés, un quel conque article sur nous, écrit par ‘Camille Landry’. Que fait-elle avec toutes les interviews qu’elle fait ? … Et entre toi et moi, il y a des situations qui nécessitent les grands moyens …
Je me tu, lui laissant le temps de réagir.

Son visage passa de la colère au frisson, du sourire narquois, au regard intrigué. Le pauvre était toujours aussi perdu. En même temps, son cerveau venait à peine de s’éveiller, que je lui infligeais tout ça !

- Comment ça, il y a des situations qui nécessitent les grands moyens?

Je soupirai d’exaspération, et me dit en mon fort intérieur que la discussion était loin d’être terminé, si je me devais de tout répéter deux fois. Malgré tout, je ne perdis pas patience, car il s’était tout de même levé pour venir me rejoindre. Chose que peu de personnes auraient fait.

- Elle n’est pas celle qu’elle prétend être Gustav. Je veux dire… Du moins… elle n’a jamais été employée par un magasine, Américain, Européen, tout ce que tu veux! Il n’y a aucune trace de Camille Landry… nulle part. Pourtant… Elle était là au procès! Et ce n’est pas tout…
Un grincement, puis un bruit, nous firent sursauter tous les deux.

Je me retournai vivement, puis entendit des pas qui s’éloignaient. Gustav se leva en une vitesse phénoménale, puis ouvrit la porte en maudissant cette personne mystère. Moi, je me sentais mal. C’était qui ? Camille ? Tom ? Bill ? David ? Un journaliste ? Des enfants ? N’importe qui.

- Tu as vu c’était qui ? Demandais-je, troublé.

- Non …
Mais il mentait et son visage le trahissait.


Maintenant ;

- Faites les entrer. Je leurs donnerai un interview.
Je ravalai. Tentant de maîtriser mes angoisses, et priant en mon fort intérieur pour qu’ils ne soient pas trop nombreux.

La jeune femme ouvrit la porte d’avantage, et deux hommes y entrèrent, en refermant la porte rapidement.

- Allez-y …
Mais mes yeux s’écarquillèrent, et je cru avoir halluciné pendant un instant ;

- Gustav, David ! Qu’est-ce que …
Ils me firent signe de me taire et mon montrèrent un papier. Celui de mon congé d’hôpital. J’allais enfin sortir d’ici !

- Je croyais que vous étiez des journalistes…
Murmurais-je, avec précaution.

Ils m’aidèrent à me lever, et s’installèrent contre le mur, en attendant que je fasse mes bagages, chose que je fis le plus vite possible. Je ne comprenais pas pourquoi ils étaient là, ni qu’est-ce qu’ils me voulaient… Et encore moins qui les avaient mit au courant, mais j’attendis avant de poser ces questions qui me brûlaient les lèvres.

- Les journalistes sont bels et bien là, mais ils sont à l’extérieur.
Lança David, en tirant les rideaux de manière à ce que toute vue vers ma chambre soit proscrite de l’extérieur.

Gustav me regarda. La haine se lisait encore dans ses yeux, et chaque fois que mon regard croisait le siens, le mal d’être me hantait d’avantage.

- Bill et Camille sont déjà sur place. J’ai cru comprendre que tu voulais t’expliquer… Eh bien nous t’en donnons l’occasion.

Comment savaient-ils tout ça ? Je me sentais horriblement stupide d’être découvert par mes ‘amis’. Et encore plus, d’avoir un Gustav silencieux et haineux face à moi, qui m’attendait en soupirant.


Il y a deux ans ;

Je ne saurai comment décrire Camille. Parce qu’elle change sans cesse de comportement et de manière d’agir. Tantôt méfiante, plus tard tendre et aimable. Parfois serviable, d’autres, extrêmement chiante. C’est peut-être ce qui me plait chez elle, au fond. Ou pas. Je n’en sais rien.

Nous étions à New-York depuis 4 ou 5 jours, et nous ne nous avions croisés que très peu. Notre succès se faisait monstre, et nous étions si en demande que la jeune journaliste était souvent mise de côté. Malgré tout, nous l’intégrions autant que possible. Des rumeurs circulaient, des nouvelles pétitions bidons aussi, mais elle ne quittait jamais le groupe, peu importe ce qui se disait à son sujet. Seulement nous, étions distants. Tom était toujours froid après l’épisode de l’avion, aussi petit soit-il, tandis que les autres la regardaient comme si elle était un insecte dangereux. Moi, c’était la peur que Tom me réduise en bouillit, qui me mettait des bâtons dans les roues. Des bâtons qui disparurent bien rapidement lorsque je remarquai sa mine triste et perdue, très tôt ce matin-là.

Je l'avais trouvé dans le couloir, les yeux pleins d’eau, la tête dans les nuages, et je m'étais placé face à elle, inquiet. Elle aussi, faisait désormais partie du club des angoissés.

- Que se passe-t-il ?
Son regard me jeta de faibles éclairs, brouillés par la tristesse, et elle se retourna, prête à partir. Je la retins cependant, et la collai sur moi. J’entourai son corps de mes bras. Mon geste avait été brusque et fort, oui, mais sans violence. Nous discutâmes un peu, et je découvris sous cette Camille forte et sûr d’elle, une jeune femme prise d’angoisse et de peur. Cette partie plus humaine de la journaliste s’ajouta à ce que j’aimais d’elle.

Pourtant, après un échange bref, elle voulu partir de nouveau. J’ignorai qu’est-ce qui la poussait à me quitter, puisque tout se passait plutôt bien, et pour cette raison je la suivie. Ses pas s’accélérèrent, elle tentait de me semer, sans doute, mais je m’en foutais royalement. Tout ce que je souhaitais, c’était de comprendre un peu plus cette énigme qui me bouleversait. Lorsqu’elle déverrouilla sa chambre d’hôtel, et qu’elle y entra, je n’eu pas d’autre choix que de la suivre. Et enfin, une pointe d’agressivité dans la voix, elle se retourna vivement vers moi, puis elle s’écria ;

- Va-t-en !

Je ne fis rien de cela, et au contraire, m’approchai d’elle. Mes intentions étaient bonnes…Enfin, tout dépendamment pour qui. Tom n’aurait pas trouvé cela bon, lui. SA Camille ! Je m’arrêtai face à elle, comprenant tout ce qu’elle pouvait ressentir à cet instant. Elle était terrifiée. Terrifié d’elle-même, peut-être. Ou de moi. Mes yeux trouvèrent le sol, puis remontèrent et vinrent se plonger dans son regard inquiet.

- Si tu savais, Camille, tout ce que j’ai envi de te dire à ce moment précis...
Dis-je dans un faible murmure.

Doucement, très doucement, mes bras vinrent l’entourer de nouveau, et je l’attirai contre moi. Je pouvais sentir son cœur battre. Stressée, angoissée, apeurée. Tout, sauf rassurée. Du moins, c’est ce que les battements rapides me faisaient ressentir. Ses grands yeux bruns me regardaient étrangement, un regard qui me plu, lui aussi. Cette supériorité avait disparu. Elle était devenue Camille. Pas Camille Landry, ni la ‘Journaliste’. Mais bien Camille. Et seulement Camille. Puis, enfin, je fis ce que j’attendais de faire depuis si longtemps déjà. Mes lèvres rejoignirent lentement et finement les siennes, et je l’embrassai. Une fois encore, cette sensation de n’être qu’un, et de partager toutes mes peines et mes peurs avec elle, de me partager, me submergea. C’était plus puissant qu’un ouragan, plus agréable que de faire l’amour, c’était plus que de l’amour, plus qu’une attirance, plus qu’une émission de télévision préférée, c’était plus qu’Angelina Jolie. C’était nous, contre le monde. Nous, rien que nous. Ensemble, contre toute force. J’étais amoureux.

Elle entoura mon cou de ses bras, et prolongea faiblement le baiser. Je pu sentir ces gouttelettes froides contre mes joues, mais je ne dis rien, savourant chaque seconde. Savourant cet échange. Je laissai place à la douceur pour faire place à la passion, puis soudainement elle me repoussa violemment, et je compris son geste lorsque la porte s’ouvrit, nous laissant face à face avec Tom.

- Camille ? Chérie, il est temps de se lever.
Son regard sembla parcourir la pièce, normalement, et innocemment, et s’arrêta sur moi. Le dreadé prit une grande respiration, et nous regarda tous les deux. Je fus rassuré pendant un moment, croyant qu’il allait se passer de tout commentaire, mais se fut totalement le contraire. Ce soupir, était en fait pour lui donner plus de voix … Et il hurla donc, déchaîné ;

- TOI, JE VAIS TE DÉMOLIR LE VISAGE EN MOINS DE DEUX ! VIOLEUR DE FEMMES, VOLEUR DE FEMMES !
Et il se jeta sur moi, prêt à me tuer de ses mains nues… Je me demande ce qu’il aurait fait s’il avait vu ce baiser.


Maintenant ;


Tandis que nous étions en route vers notre maison de campagne, David, le visage angoissé, me donna un journal. Mes yeux se portèrent vers l’auteure de l’article, qui parlait visiblement de moi, si je me fiais à la photo.

Camille Beauxchamps

- Je ne veux plus jamais avoir à lire un article de ce genre Listing. Qu’est-ce que t’as foutu, bordel de merde !?
Je ravalai et débutai ma lecture. Elle n’y allait pas de main morte ! Puis, pour la première fois en deux ans, Gustav m’adressa la parole ;

- Pourquoi t’as fait ça ?
Sa voix était triste, chevrotante même. Je ne su pas quoi répondre. La culpabilité venait de m’engloutir une fois de plus.

Il ne parlait pas du tout de ma venue au Canada, ça, j'en était persuadé.
Il parlait de ce que j'avais fait, il y a plus de 24 mois.

_________________
Aly*
......................................
Liberté.
Car la vie nous amène à changer,
mais elle nous rappelle toujours de ne pas oublier nos origines.

......................................


Dernière édition par All.He.Sun le Janvier 3rd 2009, 1:55 am, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Janvier 3rd 2009, 1:27 am

Wow, j'adore Very Happy

Tu écris tellement bien! J'commence bien vite la suite =D
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Janvier 3rd 2009, 1:27 am

Ahhh merde Aly pourquoi ta couper sa la!!??
Oh merde Tom est comme foulle en Cr*ss !! :O
Une chance qu'il n'avait rien vue du baiser oui! Mais bordel pourquoi y'est facher comme sa!?
En tout cas c'était quoi l'article?
Je veux savoir de quoi parlait l'article et ce qui va se passer dans maison de campagne dix fois plus grande que ma vrai maison! xD
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Ich bin nich' ich   Janvier 3rd 2009, 6:00 pm

Chapitre 19 : Problèmes


Présent


Je voyais, à travers l’immense fenêtre du salon, le soleil se coucher. Il était 16h30, nous étions en hiver, c’était compréhensible. J’étais épuisée par ma trop courte nuit, mais la nervosité m’empêchait de bailler. Quarante minutes plus tôt, environs, Bill avait quitté la pièce sans aucunes explications. J’imagine que ma présence lui était insupportable. Mes doigts jouaient nerveusement dans mes cheveux châtain, et je ne pouvais quitter le soleil couchant des yeux. Christian allait s’inquiéter. Regardant vers le corridor, je n’hésitais qu’un instant avant de sortir mon cellulaire et de composer le numéro de mon ami.
- Ouais, répondit-il.
- Chris? C’est Cam.
Il y eut un silence.
- Camille Beauxchamps, soupirais-je.
- Oui, je sais, marmonna t’il. Tu sais que t’es dans une merde médiatique totale, ma vieille?
Je levais les yeux au ciel.
- Évidemment que je le sais. Je n’étais pas descendue du bus devant le journal, qu’une horde de journalistes se précipitaient vers moi.
Il y eut un nouveau silence.
- Il y a eut de nouveaux évènements? Demandais-je, inquiète par son silence.
- Hum… paraîtrait que Bill, Gustav et David Jost ont débarqué, et que Georg a quitté l’hôpital. Aussi…
- N’hésite pas, enfonce le pieux, insistais-je.
- L’on parle beaucoup de toi à la télévision, et pas qu’en bien. Tom Kaulitz a fait une déclaration vers midi…
J’eus une sorte de rictus.
- J’imagine qu’il a dit des choses très agréables sur moi, fis-je, sarcastique.
- Hum, mouais. Il a dit que tu n’étais pas digne de confiance, et très instable. Tout le monde sait que vous êtes sortis ensemble presque un an…
Je soupirai.
- Pour l’instant, ce n’est pas le plus gros de mes soucis. Tu vois, je suis dans le château de vacances de Tokio Hotel, en Estrie, et je vais être confrontée au pire tribunal jamais créé sur cette foutue planète.
Il y eu un silence au bout du fil.
- Christian? Demandais-je.
- Ils ont une maison de vacances au Canada? Souffla-t-il.
- Hum… oui.
- Tu me donnes l’adresse?
- Christian!
Malgré moi, j’éclatais de rire. Il était intraitable, le pauvre.
- Bah… C’est peut-être nécessaire, conclut Christian, plus sage.
- Je voulais juste t’avertir que je n’allais certainement pas être là pour le souper, dis-je, sèche.
- Pas de problème, je vais faire comme chez moi, répondit Christian.
Je raccrochai, soupirant. J’allais trouver l’appartement dans un bordel pas possible, ça c’était certain.

Deux ans auparavant :


«NOOOOOOOOOOOON!!!»
Ce cri, je l’avais entendu, mais je n’étais pas certaine qu’il provenait réellement de moi, tellement j’avais l’impression de rêver. J’avais vu, au ralentit, Tom se jeter sur Georg. Ce dernier n’avait rien fait pour se protéger de mon petit ami. Puis, Tom l’avait immobilisé au sol, et lui administrait maintenant une pluie de coups, au visage, dans le ventre. Les gémissements de Georg me réveillèrent, et je tentai, tant bien que mal, de m’approcher d’eux et de retenir Tom par les épaules.
- ARRËTE TOM, BON SANG!
Mais il ne semblait pas se rendre compte que j’étais là, encore moins que je lui ordonnais d’interrompre son afflux de violence.
- TOM! C’EST GEORG! C’EST GEORG, TOM, C’EST TOM AMI!
Je le saisis plus fort, mais il me propulsa plus loin d’un mouvement brusque. Je me relevais aussitôt, et quittai la chambre en courant. J’atteignis la chambre de David en moins de deux, et je martelais la porte, complètement paniquée. Il m’ouvrit quelques secondes plus tard, le visage bouffi. Je n’eus pas besoin de lui dire quoi que ce soit, il vit immédiatement dans mon visage qu’il y avait un problème. Alors que je l’entraînais vers ma chambre, la porte de Gustav s’ouvrit à la volée. Il était habillé, donc il ne dormait pas. Un instant plus tard, nous étions aux cotés des deux hommes. Avec l’aide de Gustav et de David nous parvînmes à jeter un Tom hors de lui dans le lit. Le manager et le batteur le tinrent cloué au lit, le temps qu’il se calme, et je rejoins Georg sur le sol. Son nez semblait cassé et il y avait du sang partout. J’étais totalement horrifiée. Je vis qu’il était à moitié sonné, je n’avais aucune idée de ce qu’il me fallait faire.
- Camille, sort Georg d’ici, dit David d’une voix ferme, alors que Tom se débattait toujours sous lui.
Je pris le bras de Georg et je le tirais de toutes mes forces. Avec chance, il n’était pas totalement inconscient, et il m’aida quelques peu. Nous sortîmes rapidement de la chambre, et je le soutins dans le corridor en direction de sa chambre. Une fois à l’intérieur, je l’assis sur son lit et allai chercher une serviette dans la salle de bain. Je le regardais se débarbouiller le visage et grimacer quand il accrochait son nez. Je le regardais, et je m’en voulais. Tout cela était de ma faute. Cette histoire était si stupide, tellement «cul-cul». Cliché, deux mecs qui se défient pour une seule fille. Mais, il y avait un détail qui changeait tout. Georg ne s’était pas défendu. Il leva alors les yeux vers moi, et dut voir l’incrédulité sur mon visage car je vis une moue désolée se former sur ses traits.
- Je… pardonne-moi, marmonna t’il, l’air sombre.
Je fronçai les sourcils.
- Pourquoi cela? Tout est de ma faute. Toi, pardonne-moi.
Un mince sourire vint éclairer sa figure, et je ne pus m’empêcher de sourire, malgré la dramatique situation.
- Un jour, je ferai quelque chose dont tu seras obligée de me pardonner, plaisanta Georg.
Il s’interrompit brusquement, et son regard devint inquiet. Je savais qu’il pensait à la même chose que moi. Je baissais les yeux.
- Hum… que faut-il faire? Demandais-je, ne voulant me résoudre à le détester aujourd’hui.
Georg grimaça.
- Il faudrait que je me rende à l’hôpital, mon nez est en mauvais état et nous avons un concert ce soir.
L’image de Georg, le visage déformé par un plâtre, donnant un concert, me fit rire.
- Nous sommes mieux de partir maintenant, alors, déclarai-je.
Il parut étonné.
- Nous?
- Eh bien… je viens avec toi non? Dis-je, incertaine.
Il ne répondit rien, mais se leva avec difficulté et commença à rassembler ses papiers (visa, passeport, etc) et changea de t-shirt.
- Je crois qu’il serait mieux que tu restes et parles à Tom, dit-il finalement, le visage fermé.
Souffrait-il physiquement ou mentalement à ce moment précis? Je n’aurais su le dire. Mais une sorte de déception m’envahit, ce qui me surprit. J’acquiesçais, et quittais la chambre. Après tout, peut-être était-ce mieux que je me rabiboche avec le dreadé. J’entrai dans ma chambre, mais elle était vide. Des tâches de sang étaient toujours visibles sur le sol et le lit. Malgré moi, je revis la scène qui s’était déroulée ici, avant que Tom ne frappe à la porte. Le visage de ma sœur, furieux, détruit, s’interposa entre moi et Georg. L’horreur de la situation me frappa alors de plein fouet. J’étais tellement stupide! Je m’écartais beaucoup trop de mon but initial! Je n’arrivais pas à croire que j’avais embrassé un potentiel coupable. Et aimé cela.

Présent

Vers dix-sept heures, j’entendis le bruit d’un moteur venant de l’extérieur de la maison. Je redressais brusquement et me précipitai à la fenêtre. Une auto sport s’était garée devant les grandes portes du «Chalet-Hotel». Je vis David en sortir, pour commencer, suivit de Gustav. À deux, ils saisirent Georg et l’extirpèrent de l’auto. Il marchait avec des béquilles, mais semblait en bonne santé. La nervosité m’envahit brusquement et je retournai m’asseoir. Je ne me sentais pas prête à être confrontée au groupe que je venais de détruire. Car, c’était la vérité. La suite des évènements ne laissaient que deux issues possible. Soit c’était moi qui étais détruite par les médias, soit c’était Tokio Hotel. Sincèrement, je souhaitais que ce soit eux. Ils le méritaient entièrement… du moins, pas tous. Mes pensées se concentraient sur Gustav, David et Tom. Je leur en voulais plus qu’à Bill et Georg.

J’entendis la porte s’ouvrir, et des voix parler en Allemand. Une sorte de froidure semblait m’envelopper, et ma respiration s’accéléra. J’étais stupide de m’en faire à ce point. Après tout, n’était-ce pas ce que je voulais? À présent, je devais m’accrocher à mes idées, les empêcher de me faire douter.

- Bonjour, Camille Beauxchamps, dit soudainement une voix.
Je n’avais pas réalisé que David était maintenant dans la pièce. Je me levais, un peu trop rapidement, et eut le tournis. Mais, je repris rapidement mes esprits, et je le défiai du regard, un peu sur mes gardes.
- Bonjour, David, répondis-je d’un ton sec. J’aimerais bien savoir ce que je fous dans cette maison.
Le manager du groupe Allemand ne répondit pas, mais s’assit dans un fauteuil, éloigné du mien.
- Premièrement, pour ma part, je ne te veux aucun mal. Alors cesse de prendre cette attitude défensive.
Mon visage se ferma aussitôt.
- Je n’ai pas d’ordre à recevoir de qui que ce soit.
Il sembla surprit par ma réaction.
- Évidemment. Je te le demande, alors.
Je ne répondis rien, et attendis.
- Alors, nous voulons mettre certaines choses au clair, et peut-être passer un marché avec toi.
J’haussais un sourcil.
- Un marché?
- Tu verras.
À ce moment, Bill entra de sa démarche gracieuse, presque féminine, suivit de Gustav qui soutenait Georg.
Je baissai aussitôt les yeux, évitant le regard de Georg. C’était déjà assez compliqué ainsi… J’attendis que tout le monde fût installé, et je relevais la tête.
- Alors, tu dois être heureuse, siffla Gustav, le regard plein de flammes.
Je ne sus que dire. Je lisais sur leurs visages une déception immense. Mais, au lieu de m’attrister, cela me fâcha.
- Plus que tu ne le crois, crachais-je, à l’intention de Gustav.
Un soupire sembla provenir du fauteuil de Georg, mais je ne tournais pas la tête vers lui.
- Il est inutile de se lancer des piques, d’empirer la situation, dit sagement David, avec un regard d’avertissement à l’adresse de Gustav.
Ce dernier sembla s’assombrir d’avantage. Sa réaction me surprenait, je ne comprenais pas. Des quatre, j’avais toujours pensé qu’il serait celui qui me soutiendrait le plus. Il fallait croire que je m’étais trompée.
- La question est, depuis combien de temps es-tu au courant? Demanda innocemment Bill, la voix brisée.
Aussitôt, mon regard croisa celui de Georg. Ce dernier était rongé par la culpabilité, c’était incontestable.
Les yeux de Bill se promenèrent de moi à Georg, et soudainement une lumière de compréhension d’alluma dans son iris.
- Tu étais au courant?! S’exclama l’androgyne, furieux.
Georg resta silencieux, alors que je fusillais David et Gustav des yeux.
- David et Gustav aussi, révélai-je à Bill, me disant qu’il n’y avait aucune raison que Georg porte le blâme seul.
- Depuis quand? Fit impétueusement Bill, les yeux pleins de larmes.
- Depuis un an et demi, environ, murmura Georg.
Surpris, nous tournâmes tous la tête vers lui.
- Bill, tout cela n’était pas prévu, s’expliqua le bassiste. Pour commencer, il était exclu que David et Gustav soient au courant. Mais je n’ai pu m’empêcher d’en parler à Gus… qui est aussitôt aller le dire à David. Et nous voulions laisser Tom en dehors de tout cela. Ainsi que toi.
- Tom sait que tu sais? Continua Bill.
- Je n’en suis pas certain, avoua Georg. De toute manière, à présent cela n’a plus d’importance, affirma t’il, d’une voix plus ferme.
Je me sentais étrangement à l’écart de tout cela. Mais je ne me faisais pas d’idées, il était évident que mon tour viendrait.
- Tout est terminé, donc, murmura Bill, le regard perdu.
David se racla la gorge.
- Non, pas nécessairement.
Notre attention se porta aussitôt sur lui.
- Pour commencer, éclaircissons certains points.
Il se tourna légèrement vers moi.
- Il faut que tu publies un message, dans lequel tu t’excuse de l’article que tu as posé. Et que tu le conteste, en affirmant que tu avais tort.
Ma bouche forma aussitôt un O. Je n’arrivais pas à croire qu’il puisse me demander cela après tout le courage que m’avait demandé cet article. Georg changea de position sur sa chaise, visiblement mal-à-l’aise. Moi, je n’avais plus de voix. Soudainement, une fureur m’envahit, brûlante. Je suis certaine qu’à ce moment, j’étais rouge tomate.
- Comment oses-tu! M’exclamais-je. As-tu perdu la tête? Il n’est pas question que je fasse cela!
David sortit un papier de sa poche, qui se révéla être un chèque.
- Voici nos excuses, et le dédommagement qu’Universal offre à Noémie Beauxchamps.
Je ne fis pas le moindre geste pour prendre le papier, mais même d’ici je pouvais lire le montant qui y était inscrit. «500 000 euros». Était-il possible que cette maison de disque puisse se délaisser d’une telle somme? Après tout, peut-être bien. C’était une buisness multimilliardaire.
- Je… L’argent, c’est tout ce qui vous intéresse, peut-être? Ce que je veux, David, c’est que le coupable paye! Rien d’autre!
David leva un sourcil.
- Parles-tu en ton nom, ou en celui de Noémie, en ce moment? Ne penses-tu pas qu’à ta propre vengeance personnelle? Ne serais-tu pas un peu égoïste?
Tous leurs regards étaient posés sur moi à présent. Je sentais ma détermination fondre, ainsi que ma colère. En effet. Que dirait Noémie, en ce moment?

Un peu moins de deux ans avant


Je me retrouvais devant sa porte, fermée, me demandant comment il valait mieux procéder. Allait-il refuser de me laisser entrer? Devais-je attendre encore un peu? Allait-il, au contraire, me faire entrer pour me bombarder d’injures? Était-il uniquement fâché contre Georg?
Sans que je n’y pense réellement, je frappai à sa porte, légèrement tremblante.
- Entrez, dit faiblement une voix.
Je sentis alors que ce serait pire que ce que j’avais prévu. J’aurais préféré qu’il m’hurle dessus, qu’il me fasse pleurer, qu’il m’annonce que tout était terminé. Mais je ne voulais plus entendre cette voix, brisée, tellement défaite. Doucement, j’ouvris la porte, et entrais. Tom était couché sur son lit, en croix, et il fixait le plafond. Il ne sembla qu’à peine remarquer ma présence. Je m’approchais de lui, et il daigna finalement de me regarder.
- Je… commençais-je.
Mais il se détourna de moi, sans un mot, et je ne pus continuer. Je m’en voulais tellement à ce moment là! Je m’en voulais de lui mentir, chaque jours, de n’être moi-même. Je m’en voulais de m’être attachée à lui.
Hésitant, je pris sa main avec douceur. Elle était froide. Il ne se dégagea pas, mais ne mit aucune pression dans ses doigts. Elle était molle.
- Je devrais peut-être partir, murmurais-je.
Il se retourna une deuxième fois vers moi.
- Non, dit-il fermement.
Je ne comprenais plus. Il fronçait les sourcils, l’air contrarié.
- Aimes-tu Georg? Demanda Tom.
La question me surprit. Elle était… si peu appropriée.
- Je… Non, affirmais-je.
Un mince sourire étira les lèvres de Tom.
- Tu sais, il vaut mieux que tu ne crées pas trop de liens avec lui, continua t’il, redevenant sérieux.
J’haussais les sourcils, curieuse.
- Pourquoi cela?
Le jeune dreadé sembla réfléchir un instant.
- Je peux te parler sans que tu n’ailles écrire cela dans un magasine, ou dans un journal?
- Évidemment, m’empressais-je de répondre.
Tom fixa ses yeux dans les miens, et se plaça en position assise.
- Disons que… je ne devrais pas en parler. Nous étions supposés ne jamais révéler cela.
Ma respiration s’accéléra quelque peu.
- Tu peux avoir confiance en moi.
- Georg n’est pas celui qu’il prétend être. Malheureusement, je dois dire que le jury n’a pas porté le bon jugement, il y a quelques mois.
Mes yeux s’agrandirent brusquement.
- Quoi? Murmurais-je.
Tom avait l’air affligé à présent.
- Nous savons tous qu’il est coupable. Et cela depuis le début. Mais pour Tokio Hotel, nous n’avons rien dit. Mais tu comprends aisément à présent, du moins je l’espère, pourquoi je préfère que tu ne te retrouves pas seule en sa présence…
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